J'ai écrit en maintes fois que tout ce que dit et fait un Président engage toute une nation. Les propos d'un "Président" sont considérés comme sacrés et reflètent la valeur du pays qui lui a fait honneur de lui donner droit de le gouverner, d'administrer ses affaires. Très grande responsabilité en vérité... Charge qui réclame lucidité, pondération, sacrifices, vision, réserve, abnégation, maîtrise de soi et le don de pouvoir garder le silence dans certaines circonstances. Parler seulement quand il le faut et savoir se taire quand le silence se signale. Pouvoir être maître de ce qu'on ne dit pas et savoir qu'on est esclave de ce qu'on dit.
À ce compte, confier le pouvoir à n'importe qui est un risque d'une infinie étendue. Feu Président Général Charles de Gaulle avait bien compris que la fonction de Chef d'Etat impose des règles inviolables. Éviter les faux pas est d'une obligation absolue. Aussi,prenait-il toutes les précautions afin que chaque mot qu'il prononçait devrait être d'une exactitude impossible à contredire? Dans un texte publié, cela fait déjà des années, j'avais rapporté le comportement digne d'imitation du Général Président de Gaulle face aux journalistes qui l'abordaient en fin de sommets internationaux. Contrairement aux autres Chefs d'État qui accordaient des interviews aux reporters photographes, cherchant, en général, à faire trébucher leurs interlocuteurs, de Gaulle, lui, en homme madré et expérimenté, se contentait toujours de dire que " la France avisera". Il savait et se le tenait pour dit que les déclarations d'un chef d'État ne doivent pas être prises à défaut. Beaucoup de politiciens, malheureusement, l'oublient ou l'ignorent même.
Ils ne retiennent pas que plus un pays est puissant, plus l'erreur commise par son représentant est énorme, monumentale, souvent irréparable. La vastitude des conséquences est inestimable. Les torts sont souvent Irrémédiables. Un simple mot peut tout gâcher. Par exemple le principal chef d'accusation retenu contre MADURO était, nous disons,était, que le Président-prisonnier ne devrait pas être considéré comme un vrai PRÉSIDENT du fait qu'il occupait la fonction en imposteur. Il est un assauteur de pouvoir, un dirigeant inconstitutionnel, un de facto qui malmène son peuple et qui mérite la prison. Mais ne voilà-t-il pas que le Président Donald TRUMP, lui-même, son accusateur et auteur de son arrestation, dans une note publiée sur l'Internet, laquelle note devenue virale sur les réseaux sociaux, a parlé de lui en tant que "PRÉSIDENT MADURO". En l'écrivant, il a tacitement, ouvertement reconnu que monsieur MADURO est bel et bien Président et Chef d'État du Venezuela. Implicitement, il admet que monsieur et madame MADURO ont été indûment arrêtés et par conséquent bons à être renvoyés des liens de la détention. Ainsi, la donne a pris une nouvelle direction qui exige un nouveau traitement dû au Président MADURO reconnu comme tel par son accusateur Donald TRUMP.
Ce simple mot "PRÉSIDENT" écrit, peut-être, en toute innocence, disons un lapsus, est venu modifier, est venu compliquer la situation pour les États-Unis tout comme il est de nature à exiger, illico, la libération du prévenu MADURO ainsi que sa femme. Une situation réellement atypique, embarrassante qui invite à la "mode OBSERVATION"afin de savoir si c'est le mot de la justice ou celui de l'arbitraire qui triomphera.
Il n'est que d'attendre.
Crédit : Me Maurice CELESTIN-NOEL LECHAPEAUTEUR
rmaurice.celestin@gmail.com
8 Janvier 2026

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