Kenscoff : massacre, otages et chaos national, la tragédie Haītienne continue
Une nuit de sang et de feu
Le massacre de Kenscoff, survenu dans la nuit du 23 au 24 août 2026, restera gravé comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire récente d’Haïti. Des gangs armés ont envahi la commune, semant la terreur :- 47 morts, dont des enfants et des femmes.
- Plus de 50 kidnappés, retenus dans des conditions inhumaines.
- Maisons incendiées, familles déchirées, population en fuite.
Les habitants décrivent une atmosphère apocalyptique : cris, rafales d’armes automatiques, incendies ravageant les maisons. Kenscoff, jadis havre agricole, est devenu un champ de ruines.
Lueur d’espoir : un citoyen engagé
Au cœur de cette tragédie, une intervention courageuse a marqué les esprits. Frè Luckson zòn pa fè Moun, citoyen engagé, avec le soutien logistique de l’UNICEF, a réussi à négocier et faciliter la libération de plusieurs otages.Cet acte héroïque démontre que, malgré l’effondrement institutionnel, la société civile peut encore jouer un rôle vital. La population salue ce geste comme un symbole de résistance et de solidarité.
Port-au-Prince sous siège
La capitale vit dans une atmosphère de chaos permanent :
- Les gangs contrôlent plus de 70 % du territoire urbain.
- Les enlèvements sont quotidiens, touchant aussi bien les pauvres que les classes moyennes.
- Les routes sont bloquées, les écoles fermées, les hôpitaux saturés.
Chaque jour, Port-au-Prince ressemble à une ville assiégée. Les habitants vivent dans la peur, incapables de circuler librement, contraints de s’adapter à une violence omniprésente.
Des dirigeants irresponsables
Face à cette catastrophe, les autorités haïtiennes apparaissent incompétentes et irresponsables. Les promesses de rétablir la sécurité restent lettre morte. Les institutions sont paralysées, incapables de protéger les citoyens.
La population accuse les dirigeants de complicité tacite avec les gangs, ou du moins d’une indifférence criminelle.
Analyse S.O.S. : un pays en détresse
- Sécurité effondrée : absence d’État, domination des gangs.
- Population traumatisée : peur constante, déplacements forcés, perte de confiance.
- Institutions défaillantes : incapacité à protéger, corruption endémique.
- Solidarité citoyenne : initiatives locales comme celle de Frè Luckson, dernier rempart contre le chaos.
Chaque jour compte
Le massacre de Kenscoff est un cri d’alarme. Haïti vit une situation sécuritaire catastrophique, où l’État a failli et où la population survit grâce à des actes isolés de courage.
Mais il ne suffit pas de survivre : il faut agir. Chaque jour compte. Chaque citoyen, chaque diaspora, chaque institution internationale doit se mobiliser pour briser le cycle infernal.
Crédit ✍️ : Radio Internationale d'Haïti - RIH








