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jeudi 3 septembre 2026

Jocelyne Dorismé: La Diva engagée, voix de la mémoire et de la résistance haïtienne


Jocelyne Dorismé : la Diva en exil, voix indomptable d’Haïti.  

Depuis neuf ans, elle vit loin de sa terre natale, prisonnière d’un exil imposé par l’insécurité sauvage et le chaos total qui ravagent Haïti. Pourtant, son amour pour son pays reste incommensurable, indescriptible, porté par une voix qui ne cesse de chanter la mémoire et la résistance.  

Haïti saigne, mais Jocelyne Dorismé continue de chanter.  

Sa voix est celle de la résistance, une mémoire vivante qui rappelle aux Haïtiens et à la diaspora que l’identité culturelle ne peut être effacée. Diva engagée et nostalgique, elle incarne l’âme d’Haïti en diaspora, transformant la douleur de l’exil en hymnes de dignité et d’espérance.  

Entre chaos natal et amour éternel, Jocelyne Dorismé demeure une voix intemporelle.

Son exil est marqué par la nostalgie, mais aussi par la force d’une artiste qui refuse de se taire. La Diva qui ne peut rentrer exprime, à travers ses chansons, un cri du cœur pour Haïti : celui d’une femme qui aime son pays d’un amour éternel, malgré la distance et les blessures.  

Jocelyne Dorismé, l’amour indescriptible d’une voix pour Haïti.  

Chaque note, chaque parole est une déclaration d’attachement à sa patrie. Elle est la preuve vivante que, même loin de Port‑au‑Prince, l’âme haïtienne peut continuer de vibrer, portée par une voix indomptable qui refus

Dans le paysage musical haïtien, certaines voix ne se contentent pas de chanter : elles deviennent des symboles, des repères, des cris du cœur. Jocelyne Dorismé est de celles‑là. Diva engagée, figure emblématique de la culture haïtienne, elle incarne la mémoire et la résistance d’un peuple en quête de dignité.  


Le MOUVMAN SOLIDAYITI, en partenariat avec Radio Internationale d’Haïti (RIH), lui a rendu un hommage vibrant le jeudi 3 septembre 2026, dans le cadre de son émission hebdomadaire consacrée aux femmes haïtiennes, sous le thème : « Se pandan yo vivan pou nou onore yo ». Diffusée en direct de 14h à 16h (heure d’Haïti 🇭🇹), l’émission a été relayée par plus d’une vingtaine de radios partenaires, confirmant la portée nationale et diasporique de cet événement.  


 Une enfance enracinée dans la tradition

Née à Port‑au‑Prince, Jocelyne Dorismé est issue d’une famille profondément attachée à ses racines : une mère des Cayes, un père de Saint‑Marc. Elle grandit aux Cayes auprès de sa grand‑mère, qui lui transmet très tôt l’amour du chant et de la culture populaire.  

À neuf ans, elle revient à Port‑au‑Prince pour poursuivre ses études chez les Sœurs de Sainte‑Anne, mais la musique reste son fil conducteur. Sa voix, puissante et sensible, s’impose progressivement comme un instrument de mémoire et de combat.  


 Une carrière au service de la mémoire collective

La discographie de Jocelyne Dorismé est riche de titres qui résonnent comme des hymnes à la dignité et à la résistance :  

- Dialòg  

- Ti Moun yo  

- Femme  

- Leve Kanpe  

- Peyim Gaspiye  

Ces chansons s’inscrivent dans la lignée des grandes figures comme Martha Jean‑Claude, Toto Bissainthe, Ti Corn et Carole Demesmin. Dorismé reprend le flambeau de cette tradition engagée, en y ajoutant sa propre sensibilité et une voix qui captive autant qu’elle interpelle.  


 Diaspora et nostalgie de l’exil

En 1997, Jocelyne Dorismé quitte Haïti pour les États‑Unis, poussée par l’insécurité croissante. Depuis plus de neuf ans, elle vit avec une profonde nostalgie : celle de ne pas pouvoir retourner sur sa terre natale, ravagée par le chaos et la violence.  

Lors de son interview exclusive réalisée, ce jeudi 3 septembre 2026, en direct de Greenwich, Connecticut, USA, elle a exprimé sa frustration et sa douleur :  

- Face aux traitements discriminatoires infligés à ses compatriotes par l’administration Trump/Vance en matière d’immigration.  

- Face aux massacres fratricides qui ensanglantent Haïti, plongeant le pays dans une spirale de désespoir.  

Elle a confié aimer Haïti d’un amour indescriptible, incommensurable, mais se sentir prisonnière de l’exil, incapable de fouler à nouveau le sol natal. Ses paroles résonnent comme un cri du cœur : celui d’une femme qui aime son pays mais qui se voit contrainte de l’aimer à distance.  


 L’hommage du MOUVMAN SOLIDAYITI

Le programme radiophonique communautaire MOUVMAN SOLIDAYITI, fondé en 1989, s’est toujours donné pour mission de promouvoir les valeurs sûres de la culture haïtienne. En rendant hommage à Jocelyne Dorismé, il a célébré non seulement une artiste, mais aussi une femme pilier de la société haïtienne.  

La diffusion simultanée sur plus de vingt radios partenaires et sur la page Facebook officielle de RIH a permis de toucher un public vaste, de Port‑au‑Prince à la diaspora de Providence, Rhode Island, en passant par le Connecticut et le New Jersey.  

Rappelons que ce programme est également disponible sur la Chaîne YouTube de Radio Internationale d’Haïti, permettant aux auditeurs du monde entier de revivre ce moment de reconnaissance et de célébration.  


Jocelyne Dorismé, une voix intemporelle

Ce qui distingue Jocelyne Dorismé, c’est sa capacité à transformer la douleur en art, et l’art en mémoire collective. Ses chansons ne sont pas de simples mélodies : elles sont des témoignages vivants, des archives sonores de la lutte et de l’espérance haïtienne.  

Dans un contexte où Haïti traverse une crise sans précédent, sa voix demeure un repère, une boussole morale pour ceux qui refusent de céder au désespoir.  


En Conclusion...

L’hommage rendu par le MOUVMAN SOLIDAYITI à Jocelyne Dorismé dépasse le cadre d’une émission radiophonique. Il s’agit d’un acte de reconnaissance envers une femme qui incarne la mémoire, la résistance et la dignité haïtienne.  

Privée de son pays depuis plus de neuf ans, Jocelyne Dorismé continue pourtant de porter Haïti dans sa voix et dans son cœur. Elle est la preuve vivante que, même dans l’exil, l’amour pour la patrie ne s’éteint jamais.  



Crédit ✍️ : Andy Limontas 


mercredi 2 septembre 2026

Justiny Destiny : L’homme qui chante la vie et la résilience


🎙️ JUSTINY DESTINY : L’HOMME QUI CHANTE LA VIE ET LA RÉSILIENCE

Par Andy Limontas

Un hommage vibrant sur les ondes

Sous le thème « Se pandan yo vivan pou nou onore yo », le MOUVMAN SOLIDAYITI, en partenariat avec Radio Internationale d’Haïti (RIH) et ses vingt radios partenaires, a rendu ce mercredi 2 septembre 2026 un hommage vibrant au médecin-chanteur Justiny Destiny.

L’événement, diffusé en direct depuis Orlando, Florida (USA), entre 15h et 17h (heure d’Haïti), a permis aux auditeurs de découvrir ou redécouvrir cette figure montante de la musique haïtienne. L’émission s’est imposée comme un moment de communion culturelle et de reconnaissance envers un artiste qui incarne à la fois la science médicale et l’art musical.

Portrait d’un homme aux deux vocations

Né à Jérémie, dans la commune de Corail, Yvon Justin, devenu Justiny Destiny sur scène, incarne une double vocation rare : celle de médecin obstétricien-gynécologue et celle d’artiste engagé. Diplômé de l’Université d’État d’Haïti, il a su harmoniser le rythme du cœur avec celui des chansons.

Dès ses années au Lycée Nord Alexis, il s’est distingué lors de concerts scolaires et fêtes de la Saint-Valentin. Sa passion musicale l’a conduit à rejoindre le Galaxy Band de Jérémie, aux côtés de Gérard Ariel. À Port-au-Prince, ses études de médecine n’ont jamais freiné son élan artistique : il marqua les esprits avec une chanson de sensibilisation contre le VIH/SIDA, qui fit vibrer le public étudiant.

Plus tard, il intégra le trio jazz MELO DJAZ, avant de se lancer en solo sous le nom de Justiny Destiny.

Une œuvre musicale empreinte de conscience sociale

Artiste polyvalent, Justiny Destiny construit une œuvre où se mêlent créativité et conscience sociale. Ses chansons abordent des thèmes universels : la résilience, l’exil, l’espoir et la positivité.

Dans un contexte haïtien marqué par les défis socio-économiques, ses compositions deviennent des hymnes à la persévérance. Elles rappellent que la musique peut être un outil de guérison, tout comme la médecine qu’il pratique.

Performances et collaborations

Au fil des années, Justiny Destiny a partagé la scène avec des figures majeures de la musique haïtienne et internationale :

  • King Kino & Danola au Quartier Latin (Pétion-Ville)

  • Anie Alerte au Rosen Center (Orlando, Floride)

  • L’Orchestre Septentrional au Ritz Kinam et au Club International (Pétion-Ville)

  • Fatima au Rosen Center (Orlando, Floride)

Ses prestations lors de concerts privés à New York et en Floride ont confirmé son aura auprès d’un public conquis par son énergie et son talent.

L’émission spéciale du MOUVMAN SOLIDAYITI

L’émission du 2 septembre 2026 fut un moment de grâce. Pendant deux heures, les auditeurs ont pu écouter Justiny Destiny interpréter ses chansons phares, mais aussi partager son parcours personnel et professionnel.

Le programme, animé par Andy Limontas, a mis en lumière la trajectoire singulière de cet artiste-médecin. Les témoignages recueillis auprès des auditeurs et des partenaires ont souligné l’importance de célébrer les talents haïtiens pendant qu’ils sont vivants, conformément au thème de l’événement.

Une voix pour l’espoir

Justiny Destiny ne se contente pas de chanter : il transmet un message. Ses textes, empreints de poésie et de réalisme, invitent à croire en l’avenir malgré les épreuves.

Dans ses chansons, l’exil devient une quête de dignité, la douleur se transforme en force, et l’amour en moteur de résilience. Cette dimension humaniste fait de lui un artiste à part, capable de toucher les cœurs au-delà des frontières.

Biographie détaillée

  • Nom de naissance : Yvon Justin

  • Nom de scène : Justiny Destiny

  • Origine : Jérémie, commune de Corail

  • Profession : Obstétricien-gynécologue, diplômé de l’Université d’État d’Haïti

  • Carrière musicale : Galaxy Band, MELO DJAZ, carrière solo

  • Thèmes musicaux : Résilience, exil, espoir, positivité

  • Collaborations : King Kino, Danola, Anie Alerte, Orchestre Septentrional, Fatima

  • Concerts internationaux : New York, Floride

Contact Presse

Pour contacter l’artiste :

  • WhatsApp : +1 516 428 7614

  • Email : justinyjustiny7@gmail.com

  • Réseaux sociaux : @Justiny Destiny (YouTube & TikTok)

Le rôle du MOUVMAN SOLIDAYITI

Depuis sa création en 1989 à Port-au-Prince, le MOUVMAN SOLIDAYITI œuvre à promouvoir les valeurs sûres de la culture haïtienne. En partenariat avec Radio Internationale d’Haïti (RIH), il multiplie les initiatives pour mettre en lumière les talents du pays.

Cet hommage à Justiny Destiny s’inscrit dans une série de programmes visant à honorer les artistes, intellectuels et figures emblématiques de la société haïtienne.

En guise de Conclusion

L’hommage rendu à Justiny Destiny par le MOUVMAN SOLIDAYITI et Radio Internationale d’Haïti (RIH) dépasse le cadre d’une simple émission musicale. Il s’agit d’un acte de reconnaissance envers un homme qui incarne la science et l’art, la médecine et la musique, la raison et l’émotion.

À travers ses chansons et son engagement, Justiny Destiny rappelle que la culture haïtienne est vivante, vibrante et porteuse d’espoir.

📻 Vous pouvez réécouter l’émission spéciale sur la Page Facebook officielle de Radio Internationale d’Haïti – RIH, en cliquant ici 👇🏼.

Hommage à Justiny Destiny !



Crédit ✍️ : Andy Limontas 

lundi 31 août 2026

 Massacre à Kenscoff, le chaos secoue Haïti

 Kenscoff : massacre, otages et chaos national, la tragédie Haītienne continue 


Une nuit de sang et de feu

Le massacre de Kenscoff, survenu dans la nuit du 23 au 24 août 2026, restera gravé comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire récente d’Haïti. Des gangs armés ont envahi la commune, semant la terreur :  

- 47 morts, dont des enfants et des femmes.  

- Plus de 50 kidnappés, retenus dans des conditions inhumaines.  

- Maisons incendiées, familles déchirées, population en fuite.  


Les habitants décrivent une atmosphère apocalyptique : cris, rafales d’armes automatiques, incendies ravageant les maisons. Kenscoff, jadis havre agricole, est devenu un champ de ruines.  


Lueur d’espoir : un citoyen engagé

Au cœur de cette tragédie, une intervention courageuse a marqué les esprits. Frè Luckson zòn pa fè Moun, citoyen engagé, avec le soutien logistique de l’UNICEF, a réussi à négocier et faciliter la libération de plusieurs otages.  

Cet acte héroïque démontre que, malgré l’effondrement institutionnel, la société civile peut encore jouer un rôle vital. La population salue ce geste comme un symbole de résistance et de solidarité.  


Port-au-Prince sous siège

La capitale vit dans une atmosphère de chaos permanent :  

- Les gangs contrôlent plus de 70 % du territoire urbain.  

- Les enlèvements sont quotidiens, touchant aussi bien les pauvres que les classes moyennes.  

- Les routes sont bloquées, les écoles fermées, les hôpitaux saturés.  


Chaque jour, Port-au-Prince ressemble à une ville assiégée. Les habitants vivent dans la peur, incapables de circuler librement, contraints de s’adapter à une violence omniprésente.  


Des dirigeants irresponsables

Face à cette catastrophe, les autorités haïtiennes apparaissent incompétentes et irresponsables. Les promesses de rétablir la sécurité restent lettre morte. Les institutions sont paralysées, incapables de protéger les citoyens.  

La population accuse les dirigeants de complicité tacite avec les gangs, ou du moins d’une indifférence criminelle.  


Analyse S.O.S. : un pays en détresse

- Sécurité effondrée : absence d’État, domination des gangs.  

- Population traumatisée : peur constante, déplacements forcés, perte de confiance.  

- Institutions défaillantes : incapacité à protéger, corruption endémique.  

- Solidarité citoyenne : initiatives locales comme celle de Frè Luckson, dernier rempart contre le chaos.  


Chaque jour compte

Le massacre de Kenscoff est un cri d’alarme. Haïti vit une situation sécuritaire catastrophique, où l’État a failli et où la population survit grâce à des actes isolés de courage.  

Mais il ne suffit pas de survivre : il faut agir. Chaque jour compte. Chaque citoyen, chaque diaspora, chaque institution internationale doit se mobiliser pour briser le cycle infernal.  




Crédit ✍️ : Radio Internationale d'Haïti - RIH 



lundi 24 août 2026

Haïti/Musique: Arold Mathieu, la basse🎸 qui fait vibrer Haïti

Un hommage attendu !

Le mardi 25 août 2026, entre 14h et 16h (heure d’Haïti), le MOUVMAN SOLIDAYITI, en partenariat avec Radio Internationale d’Haïti (RIH) et ses vingt radios associées, rendra un hommage vibrant au maestro Arold Mathieu, bassiste légendaire du Big Band Bossa Combo.  

Sous le thème « Se pandan yo vivan pou nou onore yo », cette célébration radiophonique et digitale s’inscrit dans une démarche de reconnaissance envers les figures vivantes de la musique haïtienne.  

Il s’agit du troisième hommage rendu par le MOUVMAN SOLIDAYITI à Arold Mathieu, après le 2ᵉ entretien du 1ᵉʳ février 2023, marqué par un moment de recueillement autour de la disparition du grand chanteur du Bossa Combo, Raymond Cajuste.  


Les débuts : les Frères Mathieu aux Gonaïves

Issu d’une famille passionnée de musique, Arold Mathieu fait ses premières armes aux Gonaïves, au sein du groupe familial Les Frères Mathieu.  

- C’est là qu’il découvre la basse, instrument qui deviendra son identité artistique.  

- Les Frères Mathieu animent bals populaires et fêtes locales, contribuant à la cohésion sociale.  

- Cette expérience forge chez lui discipline et sens du collectif.  


Port-au-Prince : l’aventure avec Les Deutz

Dans les années 1970, Arold Mathieu rejoint Les Deutzs, formation port-au-princienne ouverte aux influences modernes.  

- Les Deutz lui offrent une première visibilité dans la capitale.  

- Il y affine son style, mélange de rigueur rythmique et créativité harmonique.  

- Cette étape le prépare à intégrer une formation d’envergure nationale.  


L’entrée dans la légende : Bossa Combo

Le 7 décembre 1979, Arold Mathieu intègre le Big Band Bossa Combo, l’un des orchestres les plus emblématiques du compas haïtien.  

- Bossa Combo est alors au sommet de sa popularité, reconnu pour ses orchestrations puissantes et son groove irrésistible.  

- La basse de Mathieu devient le socle rythmique du groupe, donnant profondeur et stabilité aux morceaux.  

- Aux côtés de figures comme Yvon Nazaire, Jean-Claude Jules, Raymond Cajuste, et surtout Frantz Joseph alias Fanfan Danger/Kèkal, tambourineur et percussionniste du Bossa Combo, il participe à écrire une page d’or de la musique haïtienne.  


Le style d’Arold Mathieu : une basse au service du collectif

La force d’Arold Mathieu réside dans sa capacité à :  

- Soutenir le rythme avec une précision métronomique.  

- Créer des lignes mélodiques discrètes mais essentielles.  

- Servir le collectif plutôt que rechercher la mise en avant individuelle.  

Son jeu est décrit comme sobre, efficace et élégant, à l’image des grands bassistes qui savent que la puissance d’un orchestre repose sur la solidité de sa base.  


Compas, diaspora et mémoire collective

Le parcours de Mathieu illustre l’évolution du compas haïtien :  

- Des bals locaux aux Gonaïves, il passe à la scène nationale avec Les Deutzs.  

- Avec Bossa Combo, il contribue à porter le compas au-delà des frontières, notamment auprès de la diaspora haïtienne aux États-Unis.  

- Sa carrière témoigne de la capacité de la musique haïtienne à unir les communautés, en Haïti comme à l’étranger.  


L’hommage du MOUVMAN SOLIDAYITI

Le MOUVMAN SOLIDAYITI, programme radiophonique communautaire dédié à la diaspora, a choisi de mettre Arold Mathieu à l’honneur.  

- L’événement sera kianimé par Andy Limontas, journaliste et animateur.  

- Mathieu y évoquera notamment la mémoire du regretté Frantz Joseph, alias Fanfan Danger ou Fanfan Kèkal, percussionniste du Bossa Combo.  

- La retransmission simultanée sur RIH, Facebook et les 20 radios partenaires garantit une audience nationale et internationale.  

Cet hommage s’inscrit dans une démarche de valorisation des modèles vivants, afin que les musiciens reçoivent la reconnaissance qu’ils méritent de leur vivant.  


Héritage et influence

Arold Mathieu est aujourd’hui considéré comme :  

- Un passeur de mémoire reliant les générations.  

- Un modèle de discipline et d’humilité.  

- Un symbole de continuité, ayant traversé plusieurs décennies sans jamais renier son style ni son engagement.  

Son influence se mesure dans la manière dont de jeunes bassistes haïtiens citent son nom comme référence.  


Célébrer les vivants

L’hommage du 25 août 2026 est plus qu’un événement musical : c’est un acte de reconnaissance nationale.  

En honorant Arold Mathieu, le MOUVMAN SOLIDAYITI rappelle que les musiciens sont des piliers de la mémoire collective et des vecteurs d’identité culturelle.  


À travers sa basse, Mathieu a contribué à faire vibrer Haïti et sa diaspora.  

Aujourd’hui, il reçoit enfin l’hommage qu’il mérite, sous le signe de la gratitude et de la célébration.  


📻 Diffusion en direct : Radio Internationale d’Haïti (RIH)  

www.radiointernationaledhaiti.com  

📡 Simulcast : Page Facebook officielle de RIH et 20 radios partenaires  


REDIFFUSIONS 👇 

Mardi 25 août 2026 - de 22h à Minuit HT 🇭🇹 

Mercredi 26 août 2026 - 3h AM à 5h AM HT 🇭🇹 

Mercredi 26 août 2026 - 9h AM à 11h AM HT 🇭🇹 

Cliquez ici our réécouter l'émission sur le website Officiel de Radio Internationale d'Haïti - RIH  



Crédit ✍️ : Radio Internationale d'Haïti - RIH 

dimanche 23 août 2026

René Philoctète: Lettre ouverte à l’attention du milieu littéraire

Lettre ouverte à l’attention du milieu littéraire, des maisons d’édition et du public en général

Je souhaite porter à la connaissance du public une situation concernant l’œuvre de mon père, l’écrivain haïtien René Philoctète.

Son roman Le Peuple des terres mêlées, publié en 1989, a été traduit en espagnol par Mireia Porta Arnau et publié sous les titres Perejil et Río Masacre par les Éditions Barataria dont Carola Moreno est la propriétaire, en Espagne. Ces traductions ont été publiées et commercialisées sans que René Philoctète, de son vivant, ni ses ayants droit par la suite, n’aient jamais autorisé cette exploitation. 

Il convient également de souligner que la traductrice a vécu et travaillé plusieurs années en Haïti. Elle connaissait donc le contexte culturel haïtien ainsi que la place de René Philoctète dans notre littérature. 

Lorsque nous avons découvert ces publications, nous avons entrepris des démarches auprès de la traductrice et de la maison d’édition afin d’obtenir des explications et de connaître les fondements de cette exploitation. Ces démarches n’ont donné lieu à aucune réponse de la part de Carola Moreno. La seule réponse reçue de Mireia Porta Arnau fut : « Il faudrait voir ça avec l’éditrice, je n’y suis pour rien. […] Vous feriez mieux de canaliser votre énergie ailleurs… » 

Devant cette absence d’explications, nous avons saisi le ministère de la Culture et de la Communication ainsi que le Bureau Haïtien du Droit d’Auteur (BHDA). Le 30 juin 2026, le BHDA a publié dans Le Nouvelliste un avis rappelant que les œuvres de René Philoctète demeurent protégées par le droit d’auteur. 

Les faits sont clairs : une œuvre protégée a été traduite, publiée et exploitée commercialement sans l’autorisation de son auteur ni de ses ayants droit, et les démarches entreprises pour obtenir des explications sont restées sans réponse satisfaisante. 

C’est pourquoi nous dénonçons publiquement cette violation des droits d’auteur de René Philoctète et refusons que cette affaire soit réduite au silence. 

Après les démarches administratives entreprises en Haïti, nous entendons désormais donner à cette affaire toutes les suites légales appropriées, non seulement pour faire respecter les droits et la dignité de l’auteur, mais également pour faire reconnaître et réparer les préjudices causés à ses ayants droit. 


Crédit : Valérie Philoctète Châtelain 

10 août 2026

samedi 22 août 2026

David Badía à la tête des Grenadiers : un pari stratégique pour l’avenir du football haïtien

 Par Andy Limontas, journaliste animateur pour MOUVMAN SOLIDAYITI et Radio Internationale d’Haïti (RIH) 


Une annonce officielle qui marque un tournant

Le samedi 22 août 2026, la Fédération Haïtienne de Football (FHF) a confirmé la nomination du technicien espagnol David Badía Cequier comme nouveau sélectionneur de l’équipe nationale senior d’Haïti. À 51 ans, ce formateur reconnu et entraîneur expérimenté succède à Sébastien Migné, artisan de la qualification historique des Grenadiers pour la Coupe du Monde 2026. 

Cette décision intervient dans un contexte où le football haïtien cherche à consolider ses acquis, à professionnaliser son encadrement et à bâtir une stratégie durable pour les échéances futures, notamment la Gold Cup, la Ligue des Nations de la CONCACAF, et le cycle menant vers le Mondial 2030. 

 Profil et origines
- Nom complet : David Badía Cequier 
- Âge : 51 ans 
- Lieu de naissance : Gavà, Catalogne (Espagne) 
- Carrière de joueur : Défenseur central en Espagne et en Autriche 

Badía n’est pas un inconnu dans le monde du football. Sa carrière, bien que modeste en tant que joueur, lui a permis de développer une compréhension fine des exigences défensives et tactiques. Mais c’est surtout comme formateur et entraîneur qu’il s’est distingué. 

Un parcours riche et international

Formation au FC Barcelone
Entre 2012 et 2016, Badía a travaillé au sein de l’académie du FC Barcelone, l’une des plus prestigieuses au monde. Cette expérience lui a permis de côtoyer les méthodes de formation les plus avancées, centrées sur la technique, la discipline et la créativité. 

Expériences comme adjoint
Il a ensuite exercé comme entraîneur adjoint dans plusieurs clubs de haut niveau : 
- Fenerbahçe (Turquie) 
- Antalyaspor (Turquie) 
- UD Almería (Espagne) 

Ces expériences lui ont donné une vision globale du football moderne, entre rigueur tactique européenne et intensité des championnats méditerranéens. 

Entraîneur principal
Badía a dirigé plusieurs clubs en Chypre et en Pologne, dont : 
- AEK Larnaca 
- Ethnikos Achna 
- Akritas Chlorakas 
- Lechia Gdańsk 

Ces passages lui ont permis de développer une capacité d’adaptation à des environnements variés, souvent marqués par des contraintes budgétaires et des défis organisationnels. 


Mission avec Haïti
La tâche qui l’attend est immense. En succédant à Sébastien Migné, Badía hérite d’une équipe en pleine mutation, portée par l’élan de la qualification au Mondial 2026 mais confrontée à des défis structurels. 

Objectifs immédiats
- Ligue des Nations de la CONCACAF : premiers matchs contre Trinité‑et‑Tobago (24 septembre) et Costa Rica (27 septembre). 
- Préparation pour la Gold Cup : compétition phare de la région. 
- Cycle vers le Mondial 2030 : bâtir une équipe compétitive et disciplinée. 

Message aux supporters
Dans sa première déclaration officielle, Badía a repris le cri de ralliement « Grenadye Alaso ! » et ajouté « Men mwen », une formule qui traduit son engagement personnel auprès des fans et de la nation haïtienne. 


Importance pour Haïti
La nomination de David Badía traduit une volonté claire de la FHF : professionnaliser l’encadrement technique et donner aux Grenadiers une structure durable. 

Trois axes stratégiques
1. Discipline tactique : renforcer l’organisation défensive et la cohésion collective. 
2. Exploitation du vivier international : mobiliser les talents haïtiens évoluant dans les grands championnats européens et américains. 
3. Formation locale : inspirer une nouvelle génération de joueurs à travers des méthodes modernes. 

Le football haïtien dans son contexte
Haïti est un pays où le football dépasse le cadre sportif. Il est un vecteur d’identité nationale, un exutoire face aux crises sociales et politiques, et un espace de rêve pour la jeunesse. 

La qualification au Mondial 2026 a ravivé l’espoir et renforcé la visibilité internationale des Grenadiers. Mais les défis restent nombreux : infrastructures limitées, instabilité institutionnelle, manque de ressources financières. 

C’est dans ce contexte que l’arrivée de Badía prend tout son sens : apporter une expertise internationale pour compenser les faiblesses locales et structurer un projet ambitieux. 

Une comparaison historique
L’histoire du football haïtien a connu des moments de gloire, notamment la participation au Mondial 1974 en Allemagne. Mais depuis, les Grenadiers ont souvent oscillé entre espoirs et désillusions. 

La nomination de Badía peut être comparée à celle de José Luis Rugamas au Salvador ou de Claude Le Roy dans plusieurs sélections africaines : des techniciens étrangers venus apporter rigueur et méthode à des équipes en quête de stabilité. 

Perspectives et enjeux

Court terme
- Réussir les premiers matchs de Ligue des Nations pour installer la confiance. 
- Évaluer le potentiel des joueurs locaux et expatriés. 

Moyen terme
- Construire une équipe compétitive pour la Gold Cup. 
- Développer un style de jeu identifiable, basé sur discipline et créativité. 

Long terme
- Qualifier Haïti pour le Mondial 2030. 
- Laisser un héritage durable en matière de formation et d’organisation. 


La nomination de David Badía Cequier est plus qu’un simple changement d’entraîneur. Elle incarne une vision stratégique pour le football haïtien : professionnaliser, structurer et préparer l’avenir. 

Dans un pays où le football est une passion nationale, Badía devra conjuguer rigueur européenne et ferveur caribéenne pour transformer les Grenadiers en une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections de la CONCACAF. 

Son défi est immense, mais son engagement et son expérience internationale offrent une lueur d’espoir. Pour Haïti, c’est une nouvelle page qui s’ouvre, avec l’ambition de faire du football un vecteur de fierté et de rayonnement mondial. 



Crédit : Andy Limontas 
Journaliste animateur – MOUVMAN SOLIDAYITI / Radio Internationale d’Haïti (RIH) 

Port-au-Prince en péril : Arnold Antonin signe Mototaxi, documentaire coup de poing

Arnold Antonin 
Mototaxi : la route de la mort au cœur de Port-au-Prince 

Port-au-Prince, capitale sous tension

Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, la mobilité est devenue un défi existentiel. Les embouteillages chroniques, les routes dégradées, l’absence de transports publics fiables et surtout l’insécurité généralisée transforment chaque déplacement en pari risqué. Les gangs armés contrôlent des quartiers entiers, imposent des rançons, dressent des barricades et multiplient les enlèvements. Dans ce contexte, les mototaxis se sont imposés comme une solution vitale : rapides, capables de se faufiler dans les ruelles étroites et de contourner les zones de tension. Mais cette solution est aussi un fléau.  

Le documentaire Mototaxi du cinéaste haïtien Arnold Antonin, présenté le 20 août au restaurant Vivano Coin des artistes, met en lumière cette contradiction brutale : la moto comme instrument de survie et comme vecteur de mort.  


Un film qui choque et interpelle

Antonin ne se contente pas de filmer des engins à deux roues. Il plonge dans un univers où la débrouillardise côtoie la tragédie. Trois chauffeurs de mototaxis guident le spectateur dans un secteur largement informel, devenu indispensable pour des milliers de citadins. À travers leurs témoignages, mais aussi ceux de policiers, chercheurs, médecins, commerçants, automobilistes et victimes d’accidents, le film expose les réalités d’un transport anarchique.  

Les images sont crues : un cadavre transporté sur une moto, des blessés ensanglantés, des familles endeuillées. Le synopsis évoque une moyenne effrayante de 10 morts et 50 blessés par jour liés aux motos en Haïti. Dans une capitale où les hôpitaux disposent de moins de 250 lits pour traumatismes, ce chiffre illustre une catastrophe sanitaire silencieuse.  


Les enjeux sécuritaires et sociaux

- Transport informel : absence de régulation, prolifération anarchique des motos importées.  

- Sécurité publique : mototaxis parfois utilisés par des gangs pour des enlèvements ou des attaques.  

- Santé publique : système hospitalier saturé, victimes laissées sans soins.  

- Économie informelle : source de revenus pour des milliers de jeunes, mais au prix d’une insécurité permanente.  


Antonin pose une question centrale : qui est responsable ? Les autorités, incapables de réguler ? Les conducteurs, souvent imprudents ? Les usagers, contraints d’accepter ce risque ? Le film ouvre un débat national sur la nécessité d’un encadrement légal et institutionnel.  


 Arnold Antonin : un cinéaste engagé

Né le 3 décembre 1942 à Port-au-Prince, Arnold Antonin est l’une des figures majeures du cinéma haïtien et caribéen. Exilé en 1961 pour fuir la répression du régime Duvalier, il réalise en 1973 Duvalier accusé, puis en 1974 Ayiti, men chimen libète, premier long métrage haïtien, projeté dans de nombreux festivals internationaux.  

Après la chute de Duvalier en 1986, Antonin revient en Haïti et fonde le Centre Pétion-Bolivar ainsi que le Forum libre du jeudi, espaces de débats et de culture. Son œuvre prolifique compte plus de 40 documentaires et plusieurs fictions marquantes, dont Piwouli et le Zenglendo et Le président a-t-il le sida ?.  

Ses films, souvent centrés sur les droits humains, la mémoire historique et les réalités sociales, lui valent une reconnaissance internationale. Il a reçu le Prix Djibril Diop Mambety au Festival de Cannes (2002) et trois fois le Prix Paul Robeson au FESPACO (2007, 2009, 2011).  

Antonin est aussi professeur, militant et intellectuel engagé. Sa carrière illustre la capacité du cinéma à devenir une arme de conscience et de transformation sociale.  


 Analyse et perspectives

Le documentaire Mototaxi dépasse la simple description d’un phénomène. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la crise haïtienne :  

- Mobilité et survie : dans une capitale paralysée, la moto est devenue l’outil de survie quotidienne.  

- Violence et désordre : absence d’État, prolifération des gangs, chaos routier.  

- Santé et jeunesse sacrifiée : les victimes sont majoritairement des jeunes, privés d’avenir.  

- Comparaison internationale : Antonin examine les expériences d’autres pays pour proposer des pistes de régulation.  


Avec Mototaxi, Arnold Antonin livre un documentaire coup de poing. Dans une capitale où se déplacer relève de la survie, la moto incarne à la fois l’espoir et la mort. Présenté dans un contexte de violence urbaine et de chaos institutionnel, ce film s’impose comme une œuvre de référence pour comprendre les fractures sociales et sécuritaires d’Haïti.

La grande première aura lieu le 27 août à 15 h 30, dans la salle Franck de l’Hôtel Montana. Plus qu’une projection, ce rendez‑vous se veut un véritable appel à la conscience nationale.  



Crédit : Radio Internationale d'Haïti - RIH 

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