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jeudi 22 octobre 2026

Football : Haïti délocalise son match contre les États-Unis à Miami

 

Haïti délocalise à Miami son quart de finale de la Ligue des nations contre les États-Unis, sur fond de crise liée à la violence des gangs

  • La Concacaf approuve un dispositif exceptionnel pour accueillir la rencontre

  • Haïti affrontera les États-Unis au Nu Stadium le 14 novembre

  • La communauté haïtienne de Miami pourrait offrir un avantage à domicile

La Concacaf a annoncé jeudi avoir approuvé la demande d’Haïti visant à délocaliser à Miami, le 14 novembre, le match aller de son quart de finale de la Ligue des nations contre les États-Unis, initialement prévu à Kingston, en Jamaïque. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un « dispositif exceptionnel d’organisation ». Haïti est dans l’impossibilité de disputer des rencontres officiellement considérées comme des matchs à domicile sur son territoire depuis juillet 2021. Selon les estimations des Nations unies, 90 % de la capitale, Port-au-Prince — y compris le stade national — sont sous le contrôle de gangs armés violents.

La rencontre d’Haïti, qui constitue le match aller d’une confrontation en deux manches contre les États-Unis, avait été programmée à Kingston. Les Grenadiers ont disputé leurs matchs de qualification pour la Coupe du monde 2026 à Curaçao, à Aruba et à la Barbade. Toutefois, le calendrier de la Ligue des nations prévoyait que Curaçao et la Jamaïque accueillent leurs rencontres respectives le même soir que celle d’Haïti, contraignant ainsi la sélection haïtienne à jouer au Sabina Park. Ce stade a accueilli les matchs de l’équipe nationale jamaïcaine jusqu’à l’ouverture de son enceinte actuelle, en 1962. Aujourd’hui consacré au cricket, le Sabina Park a accueilli deux rencontres d’Haïti lors des qualifications pour la Ligue des nations.

Si cette réorganisation conduit Haïti à jouer sur le territoire de son adversaire, la sélection haïtienne aurait difficilement pu trouver un lieu d’accueil plus favorable pour ce match disputé loin de ses bases. Miami abrite de loin la plus importante communauté haïtienne des États-Unis, composée de ressortissants haïtiens et de leurs descendants. Près d’un demi-million de personnes y vivent, principalement dans le sud de la Floride.

Les Grenadiers évolueront au Nu Stadium, où ils ont disputé en juin le tout premier match amical international de l’enceinte, face au Pérou, dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde. La rencontre s’était déroulée à guichets fermés, devant 26 700 spectateurs. Cette affluence dépassait largement celle enregistrée au Sabina Park, où les deux matchs d’Haïti avaient attiré en moyenne 297 supporters chacun.

Depuis le début du XXIe siècle, les États-Unis ont remporté quatre de leurs six confrontations avec Haïti, tandis que les deux autres rencontres se sont soldées par des matchs nuls.

Ce déplacement marquera le retour d’Haïti aux États-Unis depuis la Coupe du monde de cet été, une compétition qui a contribué à faire des Grenadiers des héros nationaux. La sélection caribéenne participait alors à son premier Mondial depuis 1974. Placée dans un groupe difficile, elle a perdu ses trois rencontres face au Maroc, à l’Écosse et au Brésil. Malgré ces défaites, elle a bénéficié d’un soutien remarquable de la part des supporters lors de ses matchs disputés dans le Massachusetts, à Philadelphie et à Atlanta.

Le match retour de ce quart de finale devrait se dérouler le 17 novembre au TQL Stadium, à Cincinnati.

La Concacaf a précisé que « cette flexibilité restera en vigueur aussi longtemps que persistera la situation sécuritaire en Haïti ». La sélection haïtienne, ainsi que les clubs établis dans le pays, devront obtenir l’autorisation de la Concacaf pour chaque rencontre qu’ils souhaiteront disputer « sur le territoire de leurs adversaires ». Cette procédure constitue un dispositif distinct de celui des sites neutres auxquels ils ont eu recours jusqu’à présent.

La confédération a également précisé que cette mesure « peut être modifiée ou retirée à tout moment par le Conseil de la Concacaf ».


Crédit : Jeff Rueter, avec The Guardian et Radio Internationale d'Haïti - RIH

mardi 20 octobre 2026

Joseph D. Chéry, l’architecte discret d’une diaspora debout, au cœur du progrès haïtien

 Joseph D. Chéry : l’architecte discret d’une diaspora debout, une vie entière au service de l’éducation, de la dignité et du progrès haïtien

Certaines vies traversent les décennies sans faire de bruit, mais elles laissent derrière elles des empreintes profondes qui transforment durablement les communautés qu’elles servent. Dans un monde où l’on célèbre trop souvent l’éphémère, il est essentiel de mettre en lumière celles et ceux dont l’engagement constant devient un héritage collectif. C’est précisément dans cet esprit que le MOUVMAN SOLIDAYITI, en partenariat avec la Radio Internationale d’Haïti (RIH) et ses vingt-deux radios associées, a choisi de rendre hommage à Joseph D. Chéry, l’un des grands serviteurs de la communauté haïtienne en diaspora.

Sous le thème évocateur « Se pandan yo vivan pou nou onore yo », ce programme spécial se veut bien plus qu’une cérémonie de reconnaissance. Il représente un acte de mémoire vivante, une invitation à célébrer une personnalité dont le parcours exceptionnel témoigne de ce que peuvent accomplir la vision, la persévérance et le sens du devoir.

À travers une entrevue exclusive réalisée depuis la ville de New York, le public haïtien d’Haïti et de la diaspora découvrira ou redécouvrira l’itinéraire remarquable d’un homme qui, depuis plus de quatre décennies, consacre son énergie au développement humain, à l’éducation, à l’organisation communautaire et à la promotion des valeurs civiques.

Un fils du Sud nourri par le rêve de l’excellence

Natif d’Arniquet, une localité située non loin des Cayes, dans le département du Sud, Joseph D. Chéry appartient à cette génération d’Haïtiens qui ont grandi avec la conviction que l’éducation demeure l’un des plus puissants instruments de transformation sociale.

Très tôt, il se distingue par son sérieux et sa détermination. Après des études secondaires au prestigieux Lycée Philippe Guerrier des Cayes, il poursuit sa formation au Lycée Toussaint Louverture de Port-au-Prince. Son parcours académique l’amène ensuite à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Port-au-Prince, où il entreprend des études juridiques qui façonneront son sens de la justice et de l’organisation.

Mais pour Joseph D. Chéry, apprendre signifiait aller toujours plus loin. Animé d’une soif constante de connaissances, il quitte Haïti pour poursuivre des études en droit international en Suisse avant de s’établir aux États-Unis.

Cette trajectoire internationale lui permet d’élargir ses horizons intellectuels tout en renforçant son engagement envers la communauté haïtienne. À New York, il obtient un baccalauréat en finance et investissement au Baruch College ainsi qu’une maîtrise en aménagement et gestion urbaine au Queens College, membre de la prestigieuse City University of New York (CUNY).

Cette double expertise, alliant gestion financière et développement urbain, deviendra l’un des fondements de son action communautaire future.

Une vocation : servir sa communauté

L’histoire de Joseph D. Chéry est indissociable de celle de la Société Haïtienne de Recherche, de Documentation et de Progrès Social (SHRDPS).

Parmi les membres fondateurs de cette organisation à but non lucratif, il a contribué à bâtir une institution devenue, au fil des années, une référence dans le paysage communautaire haïtien de New York.

Depuis plus de quarante ans, il y a exercé de nombreuses responsabilités : directeur exécutif, directeur des programmes, président du conseil d’administration, animateur d’émissions radiophoniques et, aujourd’hui, directeur de la conformité.

Cette longévité exceptionnelle n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’une fidélité à une mission : améliorer les conditions de vie des Haïtiens, particulièrement ceux confrontés aux défis de l’immigration et de l’intégration.

À travers son travail, Joseph D. Chéry a toujours privilégié une approche concrète. Son engagement ne s’est jamais limité aux discours. Il s’est traduit par des programmes, des projets et des actions tangibles ayant changé la vie de milliers de personnes.

Quand l’éducation devient un levier d’émancipation

L’une des contributions majeures de Joseph D. Chéry réside dans son combat constant pour l’accès à l’éducation.

Conscient des difficultés rencontrées par de nombreux jeunes Haïtiens arrivant aux États-Unis sans avoir terminé leurs études secondaires, il participe à la création de programmes préparatoires au GED, offerts en créole et en français.

Cette initiative a permis à de nombreux jeunes immigrants de reprendre leur parcours scolaire et de retrouver l’espoir d’un avenir meilleur.

Sous son impulsion, des services d’accompagnement éducatif destinés aux élèves et à leurs familles voient également le jour. Ces programmes facilitent l’intégration des nouveaux arrivants au système éducatif américain, souvent complexe et difficile à comprendre pour les familles immigrantes.

Pour Joseph D. Chéry, l’éducation ne constitue pas simplement un outil de réussite individuelle. Elle représente également un instrument d’émancipation collective, capable de renforcer l’autonomie économique et sociale d’une communauté entière.

Cette vision explique aussi son implication dans la création d’un fonds de solidarité pour l’éducation, destiné à soutenir des jeunes issus de milieux défavorisés en Haïti.

Grâce à cette initiative, plusieurs élèves ont pu poursuivre leur scolarité et accéder à des opportunités qui leur auraient autrement été refusées.

Le Centre communautaire haïtien : un refuge pour des générations d’immigrants

Parmi les réalisations les plus significatives associées à son parcours figure la création du Centre communautaire haïtien situé au 1805 Nostrand Avenue, à Brooklyn.

Pendant des années, ce centre est devenu un véritable point d’ancrage pour la communauté haïtienne.

On y offrait orientation, accompagnement, conseils administratifs, assistance sociale, soutien éducatif et informations essentielles à l’intégration.

Pour d’innombrables immigrants nouvellement arrivés aux États-Unis, franchir les portes de ce centre signifiait trouver un espace de solidarité dans un univers souvent inconnu.

Les personnes qui ont travaillé avec Joseph D. Chéry soulignent régulièrement sa capacité à écouter, à orienter et à mobiliser les ressources nécessaires afin d’aider ceux qui traversaient des périodes difficiles.

Cette approche profondément humaine demeure l’une des caractéristiques les plus marquantes de son leadership.

Une voix qui a marqué la diaspora haïtienne

Si son engagement social est immense, Joseph D. Chéry est également une figure reconnue du paysage médiatique haïtien.

En 1985, avec plusieurs collaborateurs, il lance l’émission radiophonique en créole « Pèspektiv Ayisyèn ».

À une époque où les médias communautaires jouaient un rôle essentiel dans la préservation du lien entre les Haïtiens vivant à l’étranger et leur terre natale, cette émission devient rapidement un point de rencontre incontournable pour la diaspora.

Diffusée à ses débuts sur les ondes de WNYE 91.5 FM, la station du Département de l’Éducation de la Ville de New York, elle gagne rapidement en popularité grâce à la qualité de ses contenus et à la pertinence de ses analyses.

La formule repose sur un principe simple mais puissant : informer, éduquer et responsabiliser.

Les auditeurs y retrouvent des discussions sur la santé, l’éducation, la culture, la langue créole, l’immigration, le droit, la jeunesse, l’engagement citoyen et l’actualité.

Au fil des années, l’émission est diffusée sur plusieurs plateformes, dont Radio Pa Nou, avant de rejoindre Radio Télévision Ayisyana, Radio Kajou et la Radio Internationale d’Haïti (RIH).

Aujourd’hui encore, « Pèspektiv Ayisyèn » demeure un exemple remarquable de journalisme communautaire au service de l’information et du progrès social.

Après le séisme de 2010, l’heure de la mobilisation

Lorsque le terrible séisme du 12 janvier 2010 frappe Haïti, provoquant l’une des plus grandes tragédies de l’histoire contemporaine du pays, de nombreuses organisations de la diaspora se mobilisent.

Joseph D. Chéry figure parmi les acteurs qui choisissent immédiatement l’action.

Il rejoint alors une coalition regroupant plusieurs organisations communautaires afin de réfléchir à des solutions durables susceptibles d’améliorer les conditions de vie des Haïtiens tant en Haïti qu’à l’étranger.

Au-delà de l’élan de solidarité du moment, il insiste sur la nécessité de bâtir des mécanismes permanents de coopération entre les institutions haïtiennes et les organisations de la diaspora.

Cette vision stratégique contribue à renforcer le dialogue entre différents secteurs de la communauté haïtienne.

Un bâtisseur de partenariats

L’une des forces de Joseph D. Chéry réside dans son aptitude à fédérer.

Comprenant que les défis de la communauté haïtienne ne peuvent être relevés par une seule organisation, il multiplie les partenariats avec plusieurs institutions communautaires et socioprofessionnelles.

Ses collaborations avec des organismes tels que HABNET, HAUP, Haitian Community Coalition, Queens Empowerment Center for Caribbean Immigrants, NYHLC et HELP témoignent de cette philosophie basée sur la coopération.

Grâce à ces alliances, de nombreux programmes ont pu être développés dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’intégration sociale, de la formation et de la défense des droits des immigrants.

En parallèle, il demeure impliqué au sein de plusieurs organisations, notamment Haiti Edu-Action et Espas Kreyòl, poursuivant ainsi sa mission de promotion de la langue, de la culture et du développement.

L’excellence professionnelle au-delà de l’action communautaire

L’engagement communautaire de Joseph D. Chéry n’a jamais empêché son épanouissement professionnel.

Pendant plus de trente ans, il œuvre au sein de la prestigieuse compagnie John Hancock, où il s’illustre par son professionnalisme, sa rigueur et ses performances exceptionnelles.

Ses accomplissements lui valent plusieurs distinctions et récompenses remises par l’entreprise.

Ces reconnaissances illustrent une qualité fondamentale de sa personnalité : la recherche constante de l’excellence.

Qu’il s’agisse du secteur privé, du milieu associatif ou du monde médiatique, Joseph D. Chéry applique les mêmes principes de discipline, de responsabilité et de respect.

Un auteur qui continue de faire réfléchir

Récemment, Joseph D. Chéry a ajouté une nouvelle dimension à son parcours déjà impressionnant en publiant l’ouvrage When I See America.

Dans ce livre, il partage ses réflexions sur la société américaine contemporaine, abordant plusieurs enjeux sociaux et humains avec le regard d’un immigrant, d’un observateur engagé et d’un citoyen profondément attaché à la justice sociale.

Cette publication s’inscrit dans la continuité de son engagement intellectuel.

Elle démontre que sa volonté d’éduquer, de sensibiliser et de transmettre demeure intacte après plusieurs décennies de service.

Un héritage vivant

Dans les communautés haïtiennes de New York, du New Jersey, du Connecticut et bien au-delà, le nom de Joseph D. Chéry évoque le respect.

Respect pour l’éducateur.

Respect pour le communicateur.

Respect pour le dirigeant communautaire.

Respect pour le professionnel accompli.

Mais surtout, respect pour l’être humain profondément attaché à la dignité de son peuple.

À une époque où les modèles inspirants sont parfois rares, son parcours rappelle qu’il est possible de réussir sans abandonner ses racines, de progresser sans oublier les plus vulnérables et d’exercer le leadership sans rechercher les projecteurs.

L’histoire de Joseph D. Chéry est celle d’un homme qui a compris très tôt qu’une communauté se construit par l’éducation, la solidarité et l’engagement citoyen.

En lui rendant hommage aujourd’hui, le MOUVMAN SOLIDAYITI ne célèbre pas seulement un individu. Il célèbre une vision de la réussite fondée sur le partage, le service et la responsabilité collective.

À travers son travail, ses réalisations et son influence, Joseph D. Chéry continue d’incarner ce que la diaspora haïtienne a produit de meilleur : des femmes et des hommes qui, malgré les distances géographiques, demeurent profondément au service de leur pays et de leur peuple.

Et c’est précisément pour cela que son parcours mérite d’être raconté, transmis et honoré.

Car certaines vies dépassent les frontières, traversent les générations et deviennent, avec le temps, des repères. Joseph D. Chéry appartient incontestablement à cette catégorie d’Haïtiens dont l’engagement éclaire le présent et inspire l’avenir.

C’est pourquoi il est pleinement mérité de lui rendre hommage aujourd’hui. Son parcours, son engagement et sa contribution à la communauté font de lui une figure dont le nom mérite d’être honoré de son vivant. Son héritage continuera sans aucun doute d’inspirer les générations futures, en Haïti comme partout où vivent des Haïtiens.

> Pour découvrir davantage la vie et le parcours de Joseph D. Chéry, ne manquez pas cette émission spéciale :

> Hommage et interview exclusive de Joseph D. Chéry

> Mardi 27 octobre 2026, de 14 h à 16 h (HT) 🇭🇹

>En direct sur Radio Internationale d’Haïti (RIH) et retransmis simultanément sur les 20 stations partenaires du "MOUVMAN SOLIDAYITI".



Crédit :  Andy Limontas avec
MOUVMAN SOLIDAYITI et Radio Internationale d’Haïti (RIH)

mercredi 14 octobre 2026

Grenadières⚽ : Pia Sundhage doit trouver des réponses avant qu'il ne soit trop tard

Après deux lourdes défaites face au Japon et à l’Australie, l’équipe féminine haïtienne termine la fenêtre FIFA d’octobre avec plus de questions que de certitudes. À quelques semaines d’un rendez-vous décisif contre le Mexique, les choix tactiques de Pia Sundhage et l’identité de jeu des Grenadières suscitent de vives interrogations.

Deux matchs, deux défaites, douze buts encaissés et seulement deux inscrits. Voilà le bilan d’Haïti lors de cette fenêtre FIFA d’octobre. Certes, le Japon et l’Australie figurent parmi les meilleures nations du football féminin mondial et leur supériorité ne fait guère de doute. Mais les revers concédés (5-1 puis 7-1) vont bien au-delà d’un simple écart de niveau.

Car au-delà des résultats, ce sont surtout les choix de la sélectionneuse Pia Sundhage qui interpellent. À quelques semaines d’un match crucial contre le Mexique, une question revient avec insistance : quelle est réellement l’identité de jeu des Grenadières ?

Le système en 3-4-2-1 privilégié par la technicienne suédoise ne semble pas permettre à l’équipe d’exploiter pleinement ses qualités. Pire encore, les mêmes difficultés défensives réapparaissent de match en match sans qu’aucun ajustement significatif ne soit observé. Lorsque les problèmes deviennent récurrents, il est pourtant du devoir d’un entraîneur de corriger le tir.

Le positionnement de certaines joueuses soulève également des interrogations. Voir Batcheba Louis évoluer comme piston droit, ou encore Laurie-Ann et Chelsea Domond occuper le couloir gauche contre le Japon et l’Australie, est loin de faire l’unanimité. Ces choix donnent parfois l’impression que plusieurs cadres évoluent loin de leurs zones de confort et de leurs points forts.

Autre point préoccupant : la gestion des changements en cours de rencontre. Les remplacements sont censés apporter des solutions, corriger des lacunes ou relancer une équipe en difficulté. Or, lors de ces deux rencontres, les modifications effectuées n’ont pas permis à Haïti de renverser la dynamique ni même de limiter les dégâts.

Le 28 novembre prochain, les Grenadières retrouveront le Mexique pour un rendez-vous qui pourrait déjà s’avérer déterminant. Pour espérer rivaliser, Haïti devra afficher davantage de solidité défensive, retrouver de la cohérence dans son animation tactique et surtout placer ses meilleures joueuses dans les rôles où elles sont le plus performantes.

Pia Sundhage mérite d’être évaluée sur ses choix et sur les résultats qui en découlent. Les défaites contre le Japon et l’Australie peuvent servir d’apprentissage. Mais si les mêmes erreurs se répètent face au Mexique, le réveil risque d’être brutal et les ambitions haïtiennes pourraient en payer le prix fort.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti - RIH 

mardi 13 octobre 2026

Sophia Désir et VIP : 25 ans après, l’héritage d’un feuilleton radiophonique culte

Le 8 octobre 2001, les auditeurs de Radio Métropole découvraient un feuilleton radiophonique inédit : VIP, conçu et dirigé par Sophia Désir. Ce programme, à la croisée du divertissement et de la réflexion sociale, s’est rapidement imposé comme une référence dans le paysage médiatique haïtien.  

Vingt-cinq ans plus tard, l’anniversaire de sa première diffusion rappelle non seulement l’importance de VIP dans la mémoire collective, mais aussi le rôle central de Sophia Désir, pionnière qui a su donner à la radio haïtienne une œuvre originale et marquante.  


Vanité - Intrigues - Passions (VIP)

VIP : Un feuilleton radiophonique novateur

- Création et direction : VIP est né de l’imagination et de la volonté de Sophia Désir. Elle en fut la créatrice, la scénariste et la directrice artistique.  

- Un format hybride : Loin des simples talk-shows, VIP se présentait comme un feuilleton radiophonique, avec des personnages, des intrigues et des thématiques sociales.  

- Impact culturel : L’émission a captivé un large public, devenant un rendez-vous hebdomadaire attendu. Elle a marqué une génération d’auditeurs, qui y retrouvaient à la fois divertissement et réflexion sur la société haïtienne.  

- Fin prématurée : En 2005, VIP cesse d’être diffusé. Mais son empreinte reste vive : preuve qu’une création radiophonique peut continuer à exister dans les souvenirs bien après sa disparition des ondes.  


 La radio comme théâtre social

VIP illustre la puissance de la radio comme outil narratif et culturel. Dans un pays où la radio demeure le média le plus accessible, Sophia Désir a su transformer les ondes en scène dramatique.  

- Un miroir de la société : Les intrigues de VIP abordaient des thèmes universels : famille, jeunesse, ambitions, conflits sociaux.  

- Un patrimoine vivant : Même disparue, l’émission continue d’habiter la mémoire des auditeurs, devenant un repère générationnel.  


 Brève biographie de Sophia Désir

 Origines et formation

Née en Haïti, Sophia Désir grandit dans un environnement où la culture et la communication occupaient une place essentielle. Passionnée par les arts et les médias, elle s’oriente vers le journalisme et la création radiophonique.  

- Études et premières expériences : Elle se forme en communication et en littérature, développant une approche sensible aux réalités sociales.  

- Engagement culturel : Très tôt, elle s’investit dans des projets visant à valoriser la culture haïtienne à travers les médias.  


 VIP et Radio Métropole

En 2001, Sophia Désir lance VIP sur Radio Métropole. Elle en assure la conception, la direction et la mise en scène. Ce feuilleton radiophonique devient rapidement un succès, grâce à son originalité et à la qualité de son écriture.  

- Un style unique : Sophia mêle narration dramatique et analyse sociale, donnant à VIP une profondeur rarement atteinte dans le paysage radiophonique haïtien.  

- Un public fidèle : Les auditeurs s’attachent aux personnages et aux intrigues, faisant de VIP un rendez-vous incontournable.  


 Migration et vie au Canada

Après l’arrêt de VIP en 2005, Sophia Désir poursuit son parcours hors des frontières haïtiennes. Installée aujourd’hui au Canada, elle continue de s’investir dans le monde des médias et de la culture.  

- Un pont entre deux cultures : Sophia incarne la diaspora haïtienne, portant avec elle les valeurs et la mémoire de son pays d’origine tout en s’intégrant dans la société canadienne.  

- Engagement communautaire : Elle participe à des initiatives culturelles et médiatiques visant à renforcer les liens entre Haïti et la diaspora.  


 Une figure inspirante

Sophia Désir est plus qu’une créatrice : elle est une médiatrice culturelle. Son parcours illustre la capacité des voix haïtiennes à résonner au-delà des frontières, à créer des passerelles entre les communautés et à préserver la mémoire collective.  


Hommage à Farah Ménard et Joseph (Joe) Damas

Le feuilleton VIP doit aussi sa force à ses acteurs. Parmi eux, Farah Ménard et Joseph “Djo” Damas ont marqué l’émission par leur talent et leur engagement.  

- Farah Ménard fit ses débuts radiophoniques en 1983, sous mes yeux, en animant une émission consacrée aux chansons françaises sur Radio Port-au-Prince. À cette occasion, elle succédait à la légendaire Aline Lacombe, figure emblématique de la radio haïtienne, notamment à Radio Nouveau Monde (RNM).  

Elle poursuivit ensuite son parcours d’animatrice dans plusieurs médias de la capitale, dont l’incontournable Radio Métropole, où sa voix et son professionnalisme séduisirent un large public.  

Actrice passionnée, Farah Ménard donna vie à des personnages marquants, capables de toucher les auditeurs par l’intensité de son interprétation et l’authenticité de son jeu. Son passage dans le feuilleton radiophonique VIP, créé et dirigé par Sophia Désir, demeure l’un des grands moments de sa carrière et reste gravé dans la mémoire collective.  

- Joseph “Joe” Damas : figure charismatique, il a incarné avec force des rôles qui résonnent encore dans la mémoire des auditeurs.  

Leur disparition est une perte douloureuse, mais leur contribution demeure vivante dans le souvenir des auditeurs et dans l’histoire de VIP.  


 Analyse : L’héritage de VIP et la diaspora haïtienne

- VIP comme symbole : Le feuilleton rappelle que la radio peut être un vecteur de mémoire et d’identité.  

- Sophia Désir comme témoin : Son parcours illustre la continuité de cette mémoire, transportée et réinventée dans la diaspora.  

- Les acteurs disparus comme héritage : Farah Ménard et Joseph Damas incarnent la force des voix radiophoniques, qui continuent de vivre au-delà de leur temps.  

- La diaspora comme relais : Au Canada, Sophia et d’autres figures haïtiennes contribuent à maintenir vivante la culture haïtienne, en la partageant avec de nouveaux publics.  


En guise de conclusion sachez que...

Vingt-cinq ans après sa première diffusion, VIP demeure un jalon de l’histoire radiophonique haïtienne. À travers le souvenir de ce feuilleton, le parcours de Sophia Désir et la mémoire de Farah Ménard et Joseph Damas, c’est toute une réflexion sur la mémoire médiatique et la diaspora qui s’impose.  

La radio, même lorsqu’elle cesse d’émettre, continue de vivre dans les cœurs et les esprits. Sophia Désir, aujourd’hui au Canada, incarne cette permanence : une voix qui traverse le temps et l’espace, reliant Haïti à sa diaspora.  

Joyeux 25ème anniversaire à toute l'équipe de Vanité - Intrigues - Passions (VIP) !



Crédit (texte): Andy Limontas








jeudi 24 septembre 2026

Société & Média: La fabuleuse histoire de Fabidoune

LA FABULEUSE HISTOIRE DE FABIDOUNE

Nous avions commencé à raconter cette histoire par l’écriture en 2010. Aujourd’hui, elle se poursuit à travers la voix de Fabienne Manuel Thonon, dans le cadre du MOUVMAN SOLIDAYITI.

Née à Pétion-Ville, Haïti, il y a plus de 70 ans, Fabienne Manuel Thonon vit depuis plus de cinq décennies en Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique Sud. C’est une merveilleuse histoire d’amour qui l’a conduite vers cette terre devenue sa seconde patrie.

Pour le MOUVMAN SOLIDAYITI, Fabienne a choisi de nous raconter son parcours, ses souvenirs et les différentes étapes de sa vie, depuis le début des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, en 2026.

À l'émission radiophonique hebdomadaire spéciale MOUVMAN SOLIDAYITI "Hommage à la Femme Haïtienne" du jeudi, à compter du 24 septembre 2026 ;
sous le titre « La fabuleuse histoire de Fabidoune », Fabienne Manuel Thonon partagera avec vous, épisode après épisode, des souvenirs, des expériences et des moments marquants de plus de cinq décennies vécues en Nouvelle-Calédonie.

Elle nous parlera notamment de son amour de jeunesse, de sa vie quotidienne, de son parcours personnel, de ses expériences et, surtout, de ce lien profond qui continue de l’unir à Haïti, sa terre natale.

Chaque semaine, pendant une dizaine de minutes, sa voix nous fera voyager à des milliers de kilomètres, entre Haïti et la Nouvelle-Calédonie, à la découverte d’une histoire de vie, d’amour, de souvenirs et d’attachement à ses racines.

📻 RENDEZ-VOUS EN DIRECT

Ne manquez surtout pas « La fabuleuse histoire de Fabidoune », dans l’émission MOUVMAN SOLIDAYITI, diffusée en direct :

🇭🇹 Chaque jeudi, de 14 h à 16 h — heure d’Haïti (HT)

🇳🇨 Chaque vendredi, de 5 h à 7 h — heure de la Nouvelle-Calédonie

La rubrique « La fabuleuse histoire de Fabidoune », d’une durée d’environ 10 minutes, est présentée au cours de cette émission.

L’émission est à écouter en direct sur Radio Internationale d’Haïti – RIH :

Radio Internationale d’Haïti – RIH

et simultanément sur les 20 radios partenaires du MOUVMAN SOLIDAYITI.

Vous pouvez également suivre l’émission en direct sur la page Facebook officielle de Radio Internationale d’Haïti – RIH :

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🔁 REDIFFUSIONS

Le MOUVMAN SOLIDAYITI est également rediffusé aux horaires suivants :

🇭🇹 En Haïti :

  • 22 h

  • 3 h du matin

  • 9 h du matin

🇳🇨 En Nouvelle-Calédonie :

  • 13 h

  • 18 h

  • 00 h (minuit)

🎧 ÉCOUTEZ AUSSI EN PODCAST

Juste après leur diffusion en direct, l’émission complète MOUVMAN SOLIDAYITI ainsi que la rubrique « La fabuleuse histoire de Fabidoune » sont disponibles en podcast sur la page Facebook officielle et sur la chaîne YouTube de Radio Internationale d’Haïti – RIH :

YouTube – Radio Internationale d’Haïti – RIH

MOUVMAN SOLIDAYITI
Une voix, des histoires, des liens qui rapprochent Haïti de sa diaspora.



Crédit :  Andy Limontas 

Football : Haïti délocalise son match contre les États-Unis à Miami

  Haïti délocalise à Miami son quart de finale de la Ligue des nations contre les États-Unis, sur fond de crise liée à la violence des gangs...