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samedi 21 février 2026

Haïti/Diasporama: Anne-Louise Mésadieu, Fidélité aux racines, rayonnement universel

De Port-au-Prince à l’Île-de-France, une vie au service de la culture et de l’engagementAnne-Louise Mésadieu, une idélité aux racines, rayonnement universel

Dans l’histoire des diasporas, certaines figures incarnent avec éclat la force du lien entre les racines et l’exil. Anne-Louise Mésadieu est de celles-là. Femme de culture, femme politique, femme de convictions, elle a su transformer son parcours personnel en un pont entre Haïti et la France. Son itinéraire, marqué par la passion, l’audace et le travail acharné, mérite d’être raconté comme un hommage vibrant à une vie consacrée à la culture et à l’engagement citoyen.  


Racines et jeunesse en Haïti

Née à Port-au-Prince, Anne-Louise Mésadieu grandit dans un environnement où la culture haïtienne, riche et foisonnante, imprègne chaque geste du quotidien. Les récits de résistance, les chants populaires, la philosophie des ancêtres et l’esprit de liberté forgent son identité. Très tôt, elle s’intéresse à la philosophie et à la politique, deux disciplines qui nourrissent sa réflexion sur le rôle de l’individu dans la société.  

Son enfance est marquée par une curiosité insatiable et une volonté de comprendre le monde au-delà des frontières. Elle s’implique dans des activités culturelles et associatives, convaincue que la culture est un outil de transformation sociale.  


Arrivée en France et intégration

Il y a plus de trente ans, Anne-Louise Mésadieu s’installe en France, dans la ville de Chaville. L’exil n’est jamais simple : il faut s’adapter à une nouvelle société, trouver sa place, et préserver ses racines. Mais elle transforme cette expérience en opportunité.  

À Chaville, elle devient rapidement une figure active de la vie culturelle locale. Elle se fait médiatrice entre la culture haïtienne et la société française, organisant des événements, des rencontres et des projets qui mettent en valeur la richesse de ses origines.  


Carrière culturelle et diplomatique

Son parcours professionnel prend une dimension internationale lorsqu’elle devient chargée des affaires culturelles à l’ambassade d’Haïti à Paris. Dans ce rôle, elle œuvre à la promotion de la littérature, de l’art et de la musique haïtienne auprès du public français et européen.  

Elle organise des expositions, des conférences et des festivals, contribuant à donner une visibilité nouvelle à la diaspora haïtienne. Son action diplomatique est marquée par une volonté de montrer Haïti non pas seulement à travers ses difficultés, mais aussi à travers sa créativité et sa résilience.  


Engagement politique en France

Anne-Louise Mésadieu ne limite pas son action à la sphère culturelle. Elle s’engage aussi dans la vie politique française. Élue maire adjointe déléguée à la culture de Chaville, elle occupe cette fonction depuis près de quinze ans.  

Dans ce rôle, elle soutient les artistes locaux, encourage les initiatives culturelles et veille à ce que la culture soit accessible à tous. Elle défend une vision inclusive, où chaque citoyen peut trouver sa place dans le tissu culturel de la ville.  

Son engagement s’élargit lorsqu’elle devient conseillère régionale d’Île-de-France. À ce niveau, elle porte une voix forte en faveur de la diversité culturelle et de l’ouverture. Elle milite pour que la culture soit reconnue comme un pilier essentiel du développement régional.  


Distinctions et reconnaissance

Le travail acharné et la passion d’Anne-Louise Mésadieu ne passent pas inaperçus. En 2021, elle est décorée par la Ministre française de la Culture au grade de Chevalier des Arts et des Lettres. Cette distinction prestigieuse reconnaît son apport exceptionnel à la culture et son rôle dans la promotion des échanges entre Haïti et la France.  

En avril 2023, elle participe à la cérémonie d’hommage à Toussaint Louverture au Panthéon. Ce moment symbolique illustre son engagement à maintenir vivante la mémoire des grandes figures haïtiennes et à rappeler leur contribution universelle à la liberté et à la dignité humaine.  


Philosophie et vision

Anne-Louise Mésadieu aime répéter que « l’important est d’oser et de travailler dur pour atteindre ses objectifs ». Cette devise résume son parcours. Elle croit en la force de la culture comme outil de dialogue, de cohésion et de transformation sociale.  

Sa vision est celle d’un monde où les identités multiples ne s’opposent pas mais se complètent. Elle incarne cette idée en étant à la fois profondément haïtienne et pleinement française, construisant des passerelles entre les deux univers.  


Héritage et inspiration

L’impact d’Anne-Louise Mésadieu dépasse ses fonctions officielles. Elle inspire les jeunes générations haïtiennes et françaises, en particulier les femmes, à s’engager dans la culture et la politique. Son parcours montre qu’il est possible de rester fidèle à ses racines tout en s’intégrant dans une nouvelle société.  

Elle est un modèle de persévérance et de réussite, une preuve vivante que l’exil peut être transformé en force créatrice. Depuis Port-au-Prince, à travers les réseaux sociaux, notamment Facebook, nous suivons avec une attention soutenue la constance de son attachement à l’identité haïtienne et sa volonté affirmée de la faire rayonner à l’échelle mondiale. C’est cette fidélité aux racines et cette ambition universelle qui inspirent le Mouvman Solidayiti, depuis Haïti, à lui rendre un hommage pleinement mérité. ».  


Anne-Louise Mésadieu est bien plus qu’une personnalité publique : elle est une passerelle vivante entre Haïti et la France, entre la culture et la politique, entre le passé et l’avenir. Son parcours, marqué par l’audace et la passion, mérite d’être célébré comme un exemple de ce que peut accomplir une vie dédiée à l’engagement.  


Au nom du Mouvman Solidayiti, nous lui rendons hommage pour son œuvre et son inspiration.  




Crédit : Andy Limontas, Concepteur, Producteur et Réalisateur du "Mouvman Solidayiti" 


vendredi 20 février 2026

Haïti/Diasporama: Martine St‑Victor, de Port‑au‑Prince à Montréal, la voix qui relie deux mondes

 

Martine St‑Victor : De Port‑au‑Prince à Montréal, la voix qui relie deux mondes

Trois‑Rivières, point de départ

Martine St‑Victor voit le jour à Trois‑Rivières, au Québec. Pourtant, dès l’enfance, ses racines haïtiennes s’imposent comme une évidence. Ses parents, originaires de Port‑au‑Prince, lui transmettent la langue créole, les récits de résistance et la musique vibrante d’Haïti. Dans son foyer, les conversations alternent entre français, anglais et créole, reflet d’une identité plurielle.  

Cette double appartenance — québécoise par la naissance, haïtienne par les racines — devient le socle de son identité. Elle dira plus tard : « D’Haïti, on ne guérit jamais. » Une phrase qui résume la profondeur de son attachement à ses origines.


Montréal, tremplin vers le monde

Après des études au Collège Jean‑de‑Brébeuf puis à l’Université Concordia en économie et politique, Martine St‑Victor comprend que les idées, lorsqu’elles sont bien racontées, peuvent transformer la société. Montréal devient son laboratoire. Ville cosmopolite, elle lui offre un terrain fertile pour expérimenter l’art de la communication.  

Elle fonde sa propre agence, Le Groupe Milagro Inc., puis collabore avec le Ministère du Tourisme d’Haïti afin de redorer l’image du pays. Plus tard, elle prend la tête d’Edelman Montréal, l’une des plus grandes firmes de relations publiques au monde.  


Ses combats pour Haïti

- Collaboration avec le Ministère du Tourisme pour promouvoir Haïti à l’international.  

- Engagement auprès de la Fondation KANPE, qui œuvre pour le développement durable.  

- Soutien à des projets culturels visant à renforcer les liens entre la diaspora et Haïti.  


L’arrière‑scène, lieu d’influence

Martine St‑Victor aime rappeler : « Pour moi, l’arrière‑scène, c’est encore le plus important. C’est encore là où il y a le plus d’influence et où les choses les plus importantes se passent. »  

Stratège recherchée, elle conseille des dirigeants, des artistes et des institutions. Mais elle ne se limite pas aux coulisses. Chroniqueuse à Radio‑Canada, CBC, La Presse et The Gazette, elle accepte désormais de porter sa voix dans l’espace public. Sa plume et son ton réfléchi en font une figure respectée du débat médiatique.


Diversité et inclusion, un combat personnel

Femme noire dans un milieu souvent homogène, Martine St‑Victor a dû imposer sa voix. Elle co‑fonde le Black Opportunity Fund, une initiative qui soutient les entrepreneurs et créateurs noirs au Canada. Elle agit aussi comme émissaire de la diversité et de l’inclusion au Start‑Up Festival.  

Dans ses chroniques, elle insiste sur le rôle des médias : « La télévision a cette force unique de créer une expérience commune, en fédérant un très grand nombre de personnes autour de rendez‑vous ponctuels. »  


Ses inspirations médiatiques

- La télévision comme outil fédérateur.  

- Les médias capables de donner une voix aux communautés marginalisées.  

- L’importance de raconter des histoires qui reflètent la pluralité des expériences.  


Une reconnaissance nationale

En 2023, Martine St‑Victor reçoit la Médaille du couronnement du roi Charles III, distinction qui souligne ses contributions au Canada. Cette reconnaissance officielle vient consacrer des années de travail acharné et d’engagement citoyen.  


Haïti, une blessure et une force

Malgré son succès au Canada, Martine St‑Victor n’a jamais rompu avec Haïti. Elle le dit elle‑même : « D’Haïti, on ne guérit jamais. » Ses engagements en témoignent. Elle participe à des projets culturels et sociaux qui visent à renforcer les liens entre la diaspora et le pays d’origine. Pour elle, chaque victoire professionnelle est aussi une manière de rendre hommage à ses racines.  


Une passerelle entre deux mondes

Martine St‑Victor est à la fois montréalaise et haïtienne, stratège et chroniqueuse, femme d’affaires et militante. Elle incarne la puissance de la diaspora haïtienne, capable de rayonner à l’international tout en restant profondément attachée à ses racines.  

À travers ses mots et ses actions, elle rappelle que la communication n’est pas seulement un métier : c’est un outil de transformation sociale. Et dans ce rôle, Martine St‑Victor est devenue une voix incontournable, une femme qui relie Port‑au‑Prince et Montréal, Haïti et le Canada, l’ombre et la lumière.  




Crédit:  Andy Limontas.

jeudi 19 février 2026

Haïti/Football ⚽️: La FHF muscle sa stratégie sécuritaire au Workshop Concacaf 2026

La FHF muscle sa stratégie sécuritaire au Workshop Concacaf 2026

La Fédération Haïtienne de Football (FHF) a pris part au Workshop 2026 des Officiers de Sécurité organisé par la Concacaf, les 10 et 11 février à Mexico.  

Représentée par l’Inspecteur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Fritz Saint Fort, la délégation haïtienne a suivi cette formation destinée à renforcer les compétences en matière de sécurité des compétitions sportives.  

Durant deux jours, les participants ont travaillé sur des thématiques essentielles :  

- directives et protocoles de sécurité,  

- plans de protection des stades et des clubs,  

- contrôle des accréditations,  

- lutte contre la discrimination,  

- gestion des matchs,  

- mécanismes disciplinaires et procédures de reporting.  


Des exercices pratiques et des simulations ont permis d’appliquer concrètement les standards exigés par la Confédération.  

À travers cette initiative, la FHF réaffirme son engagement à garantir un environnement sûr pour joueurs, officiels et spectateurs. De retour en Haïti, l’Inspecteur général Fritz Saint Fort partagera les acquis de cette formation avec les responsables de sécurité des clubs nationaux, afin d’élever le niveau de préparation et de conformité aux normes internationales.  


Crédit : Radio Internationale d'Haïti

vendredi 13 février 2026

Haïti/Football⚽: Pia Sundhage, la stratège suédoise qui veut transformer les Grenadières en force mondiale


Pia Sundhage, la stratège suédoise qui veut transformer les Grenadières en force mondiale


Par Andy Limontas


Le football féminin haïtien vit un moment historique. Le vendredi 13 février 2026, la Fédération Haïtienne de Football (FHF) a annoncé la nomination de Pia Mariane Sundhage, entraîneuse suédoise mondialement reconnue, à la tête de la Sélection Nationale Féminine Senior. Cette arrivée est perçue comme un coup de maître : Haïti s’offre une figure emblématique du football féminin, auréolée de succès olympiques et continentaux. Mais au-delà du prestige, c’est une mission de transformation qui attend Sundhage. 


Les débuts : une enfance suédoise marquée par le ballon rond

Née le 13 février 1960 à Ulricehamn, Pia Sundhage grandit dans une Suède où le football féminin est encore marginal. Pourtant, son talent éclate très tôt. Milieu offensif, elle se distingue par sa vision du jeu et sa capacité à marquer. 

Carrière de joueuse

- Falköpings KIK (1978) : ses premiers pas dans le football senior. 

- Jitex BK (1979-1981, 1984, 1985, 1987-1989) : club phare du football féminin suédois, où elle remporte plusieurs titres nationaux. 

- Östers IF (1982-1983) : expérience formatrice. 

- Lazio Rome (1985) : aventure italienne qui lui permet de découvrir le football européen hors de Scandinavie. 

- Stattena IF (1985) et Hammarby IF (1986, puis 1990-1996) : elle termine sa carrière dans ce dernier club, devenant une figure emblématique. 


En équipe nationale
Entre 1975 et 1996, Sundhage dispute 146 matchs avec la Suède et inscrit 71 buts. Elle participe à plusieurs compétitions internationales, contribuant à la reconnaissance du football féminin scandinave. 

Transition vers le banc : une entraîneuse visionnaire
À la fin de sa carrière de joueuse, Pia Sundhage se tourne vers l’entraînement. Sa capacité à fédérer et son charisme naturel en font rapidement une figure respectée. 

Clubs et sélections entraînés

Clubs

- Hammarby IF (1992-1994) : entraîneuse-joueuse, une double casquette exigeante. 

- Philadelphia Charge (2001-2002) et Boston Breakers (2003) : premières expériences aux États-Unis. 

- Kolbotn IL (2004) et KIF Örebro (2005-2006) : retour en Scandinavie. 

- Adjoint en Chine (2007) : immersion dans un football en pleine mutation. 


Sélections

- États-Unis (2008-2012) : période dorée, avec deux médailles d’or olympiques (Pékin 2008 et Londres 2012). 

- Suède (2012-2019) : retour au pays, où elle mène la sélection à la médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio 2016. 

- Brésil (2019-2023) : elle remporte la Copa América Féminine

- Suisse (2024-2025) : expérience plus courte mais enrichissante. 

- Haïti (2026- …) : nouveau défi, avec une mission de structurer et développer le football féminin haïtien. 


Palmarès complet

- Joueuse : 

  - Championnats suédois avec Jitex BK. 
  - Participation à plusieurs compétitions internationales avec la Suède. 

- Entraîneuse : 

  - 2 médailles d’or olympiques avec les États-Unis (2008, 2012). 
  - 1 médaille d’argent olympique avec la Suède (2016). 
  - Copa América Féminine avec le Brésil. 
  - Qualifications en Coupe du Monde avec plusieurs sélections. 


Vie privée
Pia Sundhage est connue pour son authenticité et sa simplicité. Elle n’a jamais hésité à défendre les droits des femmes et l’égalité dans le sport. Passionnée de musique, elle joue de la guitare et aime ponctuer ses conférences de chansons, ce qui reflète son côté chaleureux et atypique. 


Son arrivée en Haïti : 
Un défi exaltant
La nomination de Pia Sundhage par la FHF est perçue comme un coup de maître. Elle arrive avec une réputation mondiale et une vision claire : faire des Grenadières une équipe compétitive sur la scène internationale. 

Contrat et salaire
Les détails financiers de son contrat avec Haïti n’ont pas été rendus publics. Toutefois, selon des sources proches de la FHF, il s’agirait d’un contrat de deux ans, avec un salaire adapté aux moyens de la fédération. Sundhage aurait accepté ce défi davantage pour l’aspect humain et sportif que pour des considérations financières. 

Ambitions
Sundhage souhaite : 

- Structurer le football féminin haïtien dès la base. 

- Améliorer la préparation physique et tactique des joueuses. 

- Qualifier Haïti pour les grandes compétitions internationales. 

- Donner une visibilité mondiale aux Grenadières. 


Opinion sur Haïti

Lors de sa présentation, Pia Sundhage a exprimé son admiration pour la passion des Haïtiens pour le football. Elle voit dans ce pays un vivier de talents bruts et une énergie unique. Pour elle, Haïti représente un défi exaltant : transformer cette passion en résultats concrets sur le terrain. 


Analyse des défis du football féminin haïtien et la mission de Pia Sundhage

1. Un football en quête de structuration

Le football féminin en Haïti a longtemps souffert d’un manque de moyens et d’organisation. Les Grenadières ont montré un potentiel énorme, notamment lors de leur qualification historique pour la Coupe du Monde 2023, mais cette réussite reste fragile. 

Ce que Pia Sundhage peut apporter : 

- Mettre en place une méthodologie d’entraînement inspirée de ses expériences aux États-Unis et au Brésil. 

- Introduire des standards professionnels dans la préparation physique et mentale. 

- Créer un cadre structuré pour le développement des jeunes talents. 


2. Le défi des infrastructures et des ressources

Haïti fait face à des difficultés économiques et sociales qui impactent directement le sport. Les terrains sont souvent en mauvais état, et les équipements manquent. Les joueuses doivent parfois s’entraîner dans des conditions précaires. 

Ce que Pia Sundhage peut apporter : 

- Utiliser son réseau international pour attirer des partenariats et des soutiens financiers. 

- Promouvoir des programmes de développement locaux, en collaboration avec la FHF et des ONG. 

- Valoriser la résilience des joueuses haïtiennes comme moteur de progression. 


3. La formation des jeunes

Le vivier de talents en Haïti est immense, mais il reste sous-exploité. Les jeunes filles passionnées de football n’ont pas toujours accès à des structures de formation adaptées. 

Ce que Pia Sundhage peut apporter : 

- Créer des académies ou centres de formation féminins. 

- Mettre en place un système de détection des talents dès le plus jeune âge. 

- Favoriser les échanges avec des clubs étrangers pour donner de l’expérience aux joueuses haïtiennes. 


4. La dimension psychologique et culturelle

Les Grenadières évoluent dans un contexte où le football est une passion nationale, mais où les femmes doivent encore s’imposer. Pia Sundhage, connue pour son charisme et sa capacité à motiver, peut jouer un rôle clé dans l’émancipation sportive des joueuses. 

Ce que Pia Sundhage peut apporter : 

- Renforcer la confiance des joueuses en elles-mêmes. 

- Promouvoir l’égalité et la reconnaissance du football féminin. 

- Utiliser son style chaleureux et musical pour créer une atmosphère positive et inspirante. 


5. Les ambitions internationales

Haïti rêve de s’imposer sur la scène mondiale. La qualification pour la Coupe du Monde 2023 a montré que c’était possible, mais la régularité reste à construire. 

Ce que Pia Sundhage peut apporter : 

- Fixer des objectifs réalistes : qualification régulière pour les grandes compétitions. 

- Amener Haïti à rivaliser avec les meilleures nations d’Amérique et du monde. 

- Faire des Grenadières une équipe respectée, capable de surprendre les grandes puissances. 


En guise de conclusion à cette carte de visite de la nouvelle entraîneure de la Sélection Nationale Féminine Senior de Football ⚽ 

Pia Sundhage n’est pas seulement une entraîneuse : elle est une pionnière, une bâtisseuse et une source d’inspiration. Son arrivée en Haïti ouvre une nouvelle page de l’histoire du football féminin caribéen. Forte de son expérience et de son palmarès, elle incarne l’espoir d’un avenir radieux pour les Grenadières. 

Avec Pia Sundhage, Haïti ne se contente pas d’une entraîneuse : elle accueille une légende vivante du football féminin.

Crédit :  Andy Limontas

jeudi 12 février 2026

Média/Politique : Magik-9, Caraïbes FM, Moïse Jean-Charles, le show des cadavres politiques en Haïti

MAGIK 9, CARAÏBES FM, MOÏSE JEAN-CHARLES : LE SHOW DES CADAVRES POLITIQUES EN HAÏTI...

Dans le paysage médiatique haïtien, Radio Magik 9 et Radio Télévision Caraïbes semblent avoir perfectionné un art très rare et inquiétant, à savoir la nécromancie politique en direct, avec un micro à haute définition et une mémoire collective enfermée dans une léthargie nationale savamment orchestrée.

Tandis que le pays suffoque dans les vapeurs toxiques du chaos institutionnel, de la faillite morale et de la désagrégation sociale, certains médias ont fait le choix glaçant de métamorphoser leurs studios en de véritables morgues radiophoniques climatisatisées, où l’on farde méthodiquement les cadavres de la crédibilité publique afin de les exhiber devant une population déjà broyée, traumatisée et exténuée par une succession de dirigeants corrompus, dépourvus de toute ossature morale et politique.

Ainsi, il existe en Haïti une industrie plus florissante que l’importation de riz étranger, plus stable que la gourde haïtienne, et plus persistante que l’insécurité. Il s'agit de la résurrection médiatique des cadavres politiques. Et au premier rang de ce carnaval post-mortem, on retrouve Moïse JEAN-CHARLES, ce phénomène politique que même la biologie et la logique peinent à classer. Ni totalement opposant, ni totalement allié, ni totalement crédible, ni totalement disparu. Ce caméléon politique change de couleur selon la température du pouvoir et la direction du vent des postes ministériels.


LE LABORATOIRE DE LA CONFUSION NATIONALE

Quand ces médias ouvrent grand leurs micros à ces figures sans crédibilité, le journalisme s’efface pour céder la place à l’archéologie glaciale d’un désastre national en pleine décomposition. Moïse JEAN-CHARLES ressurgit toujours sans relâche, tel un vieux disque rayé que l’histoire refuse de briser. Hier, il chargeait en chef de guerre contre un pouvoir ; aujourd’hui, il s’improvise procureur d’un système dont ses propres empreintes digitales tachent encore plusieurs serrures encore brûlantes.

Le spectacle reste et demeure hallucinant, car car cet individu crie à la corruption avec la ferveur d’un pyromane donnant des leçons sur la prévention des incendies ; il condamne l’illégitimité avec la gravité d’un architecte hurlant contre l’effondrement d’un immeuble qu’il a lui-même miné de fond en comble. Chaque mot qu’il prononce est un coup de miroir cruel, chaque accusation un reflet incandescent de ses propres contradictions. Et le lecteur, impuissant, assiste à ce théâtre de feu où l’absurde et la tragédie politique fusionnent en une explosion inévitable.


LES MÉDIAS OU L’ART DE FABRIQUER L’AMNÉSIE COLLECTIVE

Le problème dépasse largement un individu, car le véritable scandale est cette mécanique médiatique qui recycle des figures politiques échouées ou incompétentes comme on recycle du plastique toxique où l'on change la forme, mais le poison reste intact. Magik 9 et Caraïbes FM jouent parfois, volontairement ou tragiquement par la routine, ce rôle de machines à blanchiment historique. On y transforme des acteurs politiques controversés et indignes en des commentateurs fréquentables. On y lave les discours au détergent du direct. On y polit les contradictions jusqu’à les faire briller comme des vérités alternatives.

Le constat sociologique met en lumière une forme d’irresponsabilité médiatique qui expose sans cesse la population à des figures politiques qu’elle ne parvient plus à distinguer l'engagement sincère et l'opportunisme de carrière. Plus préoccupant encore, une jeunesse assiste au défilé des mêmes acteurs depuis plus de trente ans, comme si la vie politique haïtienne était condamnée à se répéter indéfiniment, à l’image d’un générateur usé qui tousse, dégage de la fumée, mais refuse obstinément de s’éteindre.


MOÏSE JEAN-CHARLES : LE SYMBOLE D’UNE POLITIQUE SANS MÉMOIRE

Moise JEAN-CHARLES symbolise une figure presque chimiquement la pathologie politique haïtienne avec une opposition permanente sans aucun projet structuré, mais apte à des dénonciations spectaculaires sans responsabilité assumée et une posture révolutionnaire parfaitement compatible avec les arrangements discrets.

Aujourd’hui, il claque la porte de tout dialogue avec le Premier ministre Alix Didier FILS-AIMÉ, qu’il voue aux gémonies en le déclarant illégitime, tout en continuant à jouir tranquillement de plusieurs postes ministériels et directions générales. Posture politiquement défendable, certes, dans l’abstrait démocratique. Mais la réalité sociologique, elle, grince et interroge,  pourquoi ces flambées d’indignation surgissent-elles toujours avec une précision d’horloger dès que les rapports de pouvoir vacillent ou se redistribuent ? Pourquoi tant de rugissements politiques ressemblent-ils moins à des cris de conscience nationale qu’à des alarmes stridentes annonçant le partage imminent d’un nouveau festin de privilèges ?

Haïti vit une tragédie structurelle présentant une politique qui fonctionne souvent comme un marché parallèle où l’opposition devient une stratégie d’investissement et le pouvoir une marchandise temporaire négociable.

Moïse JEAN-CHARLES n’est pas une anomalie isolée. Mais le produit d’un système où la mémoire populaire est sabotée par la répétition médiatique et la complaisance institutionnelle. Un système où les mêmes acteurs dénoncent, participent, quittent, reviennent, accusent, puis négocient, dans un ballet politique qui ressemble davantage à une transaction qu’à une vision nationale.


LA RESPONSABILITÉ DES MÉDIAS : INFORMER OU RÉANIMER LES FANTÔMES ?

Une démocratie fragile ne peut survivre si ses médias deviennent des vitrines de recyclage politique. Informer ne signifie pas à offrir des tribunes sans contextualisation historique et donner la parole ne signifie pas suspendre la mémoire collective. Lorsqu’un média invite un acteur politique controversé et échoué, il ne devrait pas seulement lui tendre un micro. Il devrait aussi lui tendre un miroir. Le véritable danger n’est pas Moïse JEAN-CHARLES seul. Le véritable danger réside dans cette culture politique où des figures controversées meurent médiatiquement le soir et ressuscitent le lendemain matin, plus bruyantes et plus recyclées, mais jamais réellement transformées. 

Il est temps que certains médias haïtiens cessent de confondre le pluralisme et le recyclage toxique, sinon Haïti restera prisonnière d’un paradoxe cruel d'un pays qui cherche désespérément un avenir… mais dont le débat public demeure occupé par son passé mal enterré. 

Haïti n’a pas seulement besoin de nouveaux dirigeants. Elle a besoin de nouveaux réflexes médiatiques. Car un peuple qui oublie trop vite finit toujours par revivre ses pires erreurs, en direct, sous des projecteurs, avec des publicités et des commanditaires bien calibrés.



Crédit : Amos CINCIR 

Seviteur de l'Empire d’Hayti-Afrique 

Ambassadeur du Royaume 

11 Février 2026

mercredi 11 février 2026

Football ⚽ : Haïti qualifiée pour sa 4ᵉ Coupe du monde U-17

 

Haïti qualifiée pour sa 4ᵉ Coupe du monde U-17

Ce mardi 10 février 2026, la sélection nationale haïtienne U-17 s’est qualifiée pour la Coupe du monde de football Qatar 2026 après sa victoire 2-1 face au Guatemala, pays hôte, lors d’un match décisif du groupe C disputé à l’Estadio Cementos Progreso de Guatemala City.

Les jeunes Grenadiers ont rapidement pris l’avantage grâce à une tête de Sonson Jean-Baptiste dès la 7ᵉ minute. Le Guatemala a répliqué quatre minutes plus tard par Patrick Arana, qui a converti un centre de Hensen Chacón. Mais Jean-Baptiste, en grande forme, a inscrit son deuxième but à la 22ᵉ minute d’une frappe puissante dans la surface, offrant à Haïti une victoire capitale.

Avec ce succès, Haïti termine en tête du groupe C et décroche sa quatrième qualification historique pour une phase finale de Coupe du monde U-17 de la FIFA.

Un exploit salué par toute la nation : Grenadiers à l’assaut !


Crédit : Andy Limontas avec Radio Internationale d’Haïti

lundi 9 février 2026

Média: Radio Scoop FM et Michèle Bennett Duvalier, le blanchiment de la dictature à visage découvert

 


RADIO SCOOP FM ET MICHÈLE BENNETT DUVALIER : LE BLANCHIMENT DE LA DICTATURE À VISAGE DÉCOUVERT...

Le samedi 7 Février 2026, 40 ans jour pour jour après la chute officielle de la dictature duvaliériste en date du 7 Février 1986, Haïti n’a pas assisté à un moment d’histoire. Elle a subi une falsification. Là où la date appelait la gravité, la rigueur et la mémoire, Radio Scoop FM a offert une scène de divertissement morbide, un salon feutré où l’histoire nationale fut maquillée, parfumée, puis livrée à la consommation.

L’échange entre Garry Pierre-Paul CHARLES et Michèle BENNETT DUVALIER n’était pas une interview, mais plutôt un rituel de blanchiment et une opération de désinfection symbolique. La politique allongée sur le divan de la complaisance pendant que la vérité, elle, restait dehors, bâillonnée par la courtoisie de façade.


LA DICTATURE RECYCLÉE EN ROMANCE

Ce qui s’est joué à l’antenne relève d’un mécanisme politique très connu pour solidifier la réhabilitation émotionnelle des régimes autoritaires par la nostalgie élitaire. La brutalité structurelle est dissoute dans l’anecdote intime. Par contre, la tyrannie devient une affaire de couple et le régime de plomb se transforme en une chronique sentimentale.

L’ancien Président Jean-Claude DUVALIER n’y apparaît plus comme le chef d’un système fondé sur la terreur et la criminalité institutionnalisée, mais comme une figure presque tragique, douce, débordée par les événements. À travers  cette entevue historique le sang est noyé dans les larmes; la peur est recyclée en mélancolie et la dictature duvaliériste est psychologisée jusqu’à la disparition. 

Pourtant, les faits sont encore visible et vivant dans l’imaginaire collectif à travers des arrestations arbitraires, des disparitions, des  exécutions sommaires, des exils forcés et une surveillance généralisée. Fort-Dimanche ne fut jamais une métaphore, mais plutôt un laboratoire de déshumanisation et un organe vital du régime. Tout le reste n’est que réécriture de l’histoire.


GARRY PIERRE PAUL CHARLES OU L’ANESTHÉSIE JOURNALISTIQUE

Le rôle d’un journaliste face à une figure liée à un pouvoir criminel n’est ni de séduire ni d’accompagner. Garry Pierre-Paul CHARLES n’a pas fait preuve d’un journaliste digne et professionnel. Un journaliste qui se respecte a pour mission de confronter, de contextualiser et de rappeler. Ici, rien. Une écoute molle, une parole lisse et une démission. Aucune question sérieuse et pertinente sur les détournements présumés de fonds publics. Aucune mise en perspective sur les réseaux économiques internationaux du régime. Aucune interrogation sur le rôle politique de la famille Bennett.

Ce silence n’est pas une neutralité mais une absolution. Dans le langage des sciences politiques, cela s’appelle la normalisation médiatique de l’autoritarisme par omission.


MICHÈLE BENNETT : LA STRATÉGIE DU REPOSITIONNEMENT

L’intervention de Michèle BENNETT obéit à une mécanique classique en humanisant le dictateur, diluant les responsabilités et en déplaçant le débat du système vers les intentions supposées. On ne parle plus de structures, mais de sentiments, on parle plus de crimes, mais de malentendus. 

Cette rhétorique apparaît toujours avant les tentatives de réhabilitation politique. Elle prépare le terrain, teste l’opinion et sème le doute là où il devrait y avoir certitude historique.


UNE PRESSE EN FAILLITE MORALE

Cet épisode révèle plus qu’un entretien raté. Il expose la transformation d’une partie de la presse haïtienne en scène narcissique, où le journaliste se met en avant au détriment de sa mission. Le contre-pouvoir devient un spectacle; l’analyse cède la place à l’autopromotion; la  précarité des médias;  l'absence d’investigation; la confusion entre notoriété et la légitimité  le terrain est fertile pour toutes les complaisances.


Dans cet entretien, une absence hurle, celle des victimes, des prisonniers politiques, des familles détruites, des étudiants assassinés et des journalistes réduits au silence. Quand une Nation laisse son histoire être racontée sans ses morts, elle accepte de les enterrer une seconde fois.


EXIL DORÉ ET IMPUNITÉ OCCIDENTALE

La tranquillité européenne de figures liées au régime duvaliériste rappelle une vérité gênante à travers laquelles les puissances occidentales pratiquent une justice sélective. Certains dictateurs sont poursuivis, tandis que d’autres sont bien accueillis. Cette asymétrie nourrit en Haïti une colère sourde et durable.

Le scandale n’est pas seulement l’émission sur Radio Scoop Fm. C’est la société qui la rend possible. 40 ans d’échecs démocratiques ont créé un terrain où la dictature peut être regardée sans effroi. Quand la démocratie échoue, l’autoritarisme devient une hypothèse.

Le samedi 7 Février 2026 n’a pas commémoré une chute. Il a révélé une fracture  entre la mémoire et l'amnésie, entre la vérité et la nostalgie, entre le  journalisme et le spectacle.

Radio Scoop FM n’a pas diffusé une interview. Elle a ouvert une faille et dans cette faille se glisse un danger mortel, celui d’un peuple qui, faute de justice historique, pourrait un jour confondre stabilité et servitude.



Crédit : Amos CINCIR

Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique

Ambassadeur du Royaume

9 février 2026

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