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samedi 30 mai 2026

LDC/Football ⚽ : Le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale

LDC/Football ⚽ : Le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale

Le PSG a réussi l'exploit de remporter une deuxième Ligue des champions d'affilée, une première pour un club français, en dominant Arsenal en finale à l'issue de la séance de tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3) samedi à Budapest.

Paris réédite ainsi la performance du Real Madrid, dernière formation à s'être adjugée deux Ligues des champions d'affilée, les Madrilènes dirigés par Zinédine Zidane ayant même fait mieux avec trois C1 entre 2016 et 2018.

Arsenal a ouvert le score par Kai Havertz dès la 6e minute de jeu mais Ousmane Dembélé a égalisé pour Paris sur penalty à la 65e minute. Tout s'est ensuite décanté au cours des tirs au but, le défenseur brésilien d'Arsenal Gabriel ratant sa tentative pour offrir une deuxième étoile aux Parisiens.

Après un parcours impressionnant et des qualifications de prestige contre des géants comme Liverpool ou le Bayern Munich, les Parisiens ont ainsi brisé le verrou des Gunners, qui n'avaient encaissé que six buts cette saison en C1 avant la finale.

Après s'être adjugés la Supercoupe d'Europe, la Coupe Intercontinentale, le Trophée des champions et un 14e titre de champion de France, les joueurs de Luis Enrique ont donc ajouté un nouveau trophée à leur palmarès cette saison.

Luis Enrique s'offre de son côté une troisième Ligue des champions en tant qu'entraîneur après celles de 2015 (à la tête du FC Barcelone) et de 2025 avec le PSG, rejoignant dans les annales Pep Guardiola, Bob Paisley et Zinédine Zidane, également victorieux à trois reprises. Le record est détenu par l'Italien Carlo Ancelotti avec cinq succès.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti avec AFP

vendredi 29 mai 2026

Washington impose son sceau sur Port-au-Prince, un soutien qui interroge

 Washington impose son sceau sur Port-au-Prince : un soutien qui interroge

Port-au-Prince, 29 mai 2026.  

La visite du Vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau au Palais National, aux côtés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a été présentée comme un moment historique. Washington aurait scellé un « pacte indéfectible » avec le chef du gouvernement haïtien, affichant un soutien total et exclusif. Mais derrière cette mise en scène diplomatique, les interrogations abondent : s’agit-il d’un véritable engagement pour la souveraineté d’Haïti ou d’une tutelle politique assumée par les États-Unis ?


Une alliance affichée, une dépendance renforcée

Le discours officiel insiste sur la « clarté » américaine : restaurer l’autorité de l’État, démanteler les réseaux criminels et stabiliser les institutions. Pourtant, cette rhétorique masque une réalité plus complexe. L’alignement absolu de Washington derrière un seul homme concentre le pouvoir et fragilise l’idée d’un processus démocratique pluraliste. La promesse d’« élections libres et souveraines » paraît paradoxale, tant l’appui américain semble conditionner la légitimité du gouvernement.


Victoires sécuritaires ou communication politique ?

Le Premier ministre a vanté des « victoires concrètes » : reconquête de zones stratégiques, sanctuarisation du Palais National, montée en puissance des forces de sécurité. Mais ces annonces relèvent davantage d’une communication politique que d’une transformation tangible du quotidien des Haïtiens. La capitale reste marquée par l’insécurité, et la population peine à percevoir les effets réels de cette prétendue reprise en main.


Une mise en scène diplomatique

La visite de Landau, accompagné du Chargé d’Affaires Henry T. Wooster, s’est déroulée dans des lieux hautement symboliques comme le Champ de Mars. Plus qu’une inspection, il s’agit d’une démonstration de force : montrer que Washington « constate » la reprise en main. Mais cette scénographie interroge : est-ce une validation internationale ou une intrusion dans la souveraineté nationale ?


Le risque d’un pacte asymétrique

Qualifier cette rencontre de « pacte indéboulonnable » entre Port-au-Prince et Washington revient à admettre une dépendance structurelle. Derrière les mots de coopération et de stabilité, se dessine une relation asymétrique où Haïti apparaît davantage comme un terrain d’expérimentation sécuritaire que comme un partenaire égal. Le programme bilatéral P4000, présenté comme décisif, illustre cette logique : une militarisation appuyée par l’étranger, au détriment d’une reconstruction politique endogène.

En définitive, cette visite diplomatique, loin d’être un simple geste de solidarité, révèle la fragilité de l’État haïtien et la mainmise croissante de Washington sur son avenir. L’alliance proclamée ressemble moins à un partenariat qu’à une tutelle, posant une question centrale : Haïti peut-elle réellement rebâtir une démocratie stable sous la direction exclusive d’un Premier ministre adoubé par une puissance étrangère ?

La situation sécuritaire en Haïti reste catastrophique malgré les annonces de victoire du gouvernement : plus de 1 600 morts en trois mois, des violences sexuelles massives et une dépendance accrue vis-à-vis de Washington. Les enjeux de souveraineté sont au cœur du débat, car l’appui américain vise autant à stabiliser qu’à contrôler la transition politique.


 Impact sécuritaire : une crise persistante

Plus de 1 642 morts et 745 blessés entre janvier et mars 2026, selon l’ONU 

Les gangs contrôlent encore près de 80 % de Port-au-Prince, utilisant enlèvements, extorsions et violences sexuelles comme instruments de domination 

Les opérations de la Police nationale et de la Force de répression des gangs ont limité l’expansion territoriale, mais 69 % des victimes recensées proviennent des opérations de sécurité elles-mêmes, parfois appuyées par des sociétés militaires privées utilisant des drones 

Les violences s’étendent au-delà de la capitale, notamment dans l’Artibonite, où des attaques coordonnées ont fait 83 morts en mars 2026 


🇭🇹 Enjeux de souveraineté : une transition sous tutelle

Haïti n’a ni président ni parlement élus depuis 2021, et le pouvoir est exercé par des figures transitionnelles 

Le Conseil présidentiel de transition a expiré en février 2026, laissant le Premier ministre Fils-Aimé comme figure centrale, mais contestée

Les débats internes sur la gouvernance révèlent une fracture : certains partis réclament un collège présidentiel ou une alternative au Premier ministre, tandis que Washington insiste sur son maintien.

La souveraineté est fragilisée par la dépendance aux forces internationales et aux financements étrangers, qui conditionnent la stabilité politique.


🇺🇲 Stratégie américaine : stabiliser ou contrôler ?

Les États-Unis définissent leur objectif principal en Haïti comme éviter l’effondrement de l’État et prévenir une vague migratoire vers leurs côtes 

Plus de 698 millions de dollars d’aide sécuritaire et humanitaire ont été engagés en 2024–2025, avec une priorité donnée à la lutte contre les gangs 

Washington soutient le Pacte pour refonder la stabilité nationale, présenté comme une avancée démocratique, mais qui concentre le pouvoir autour du Premier ministre 

La diplomatie américaine insiste sur une direction « puissante et cohérente » incarnée par Fils-Aimé, tout en réduisant le mandat du BINUH pour recentrer l’ONU sur la sécurité et les élections 


 Risques et contradictions

Militarisation excessive : la dépendance aux forces étrangères et aux drones accroît les risques de bavures et d’exécutions sommaires.

Souveraineté compromise : l’alignement exclusif sur Washington marginalise les autres acteurs politiques haïtiens.

Élections incertaines : sans amélioration significative de la sécurité, la tenue d’élections libres en 2027 reste hautement improbable.

Population en otage : les Haïtiens subissent à la fois la violence des gangs et les abus des forces censées les protéger.


En somme, l’appui américain à Alix Didier Fils-Aimé apparaît moins comme une garantie de stabilité que comme une mise sous tutelle politique et sécuritaire. La question centrale demeure : Haïti peut-il reconstruire une démocratie souveraine quand sa survie dépend d’une stratégie étrangère centrée sur la sécurité et la migration ?




Crédit :  Andy Limontas

mercredi 27 mai 2026

Frantzdy Pierrot, des rues de Limbé au sommet du football mondial

Les racines d’un Grenadier

Frantzdy Pierrot est né le 29 mars 1995 au Cap-Haïtien, dans le Nord d’Haïti. Son enfance se déroule à Bas-Limbé, une petite commune où le football est bien plus qu’un sport : c’est une passion populaire, une échappatoire aux difficultés quotidiennes. Comme beaucoup d’enfants haïtiens, Pierrot joue pieds nus dans les rues, avec des ballons improvisés faits de chiffons ou de plastique. Ces premières expériences forgent son instinct de buteur et son goût pour le jeu collectif.

À l’âge de 11 ans, sa vie bascule : sa famille émigre aux États-Unis et s’installe dans le Massachusetts. Ce déracinement est une épreuve, mais aussi une opportunité. Pierrot découvre un nouveau monde, avec des infrastructures sportives modernes et un encadrement scolaire qui lui permet de concilier études et football.


 Formation et ascension universitaire

Pierrot poursuit sa scolarité à Melrose High School, où il se distingue rapidement comme l’un des meilleurs attaquants de l’équipe. Ses performances lui ouvrent les portes du football universitaire américain :

Northeastern University (Boston) : il y fait ses débuts en NCAA, démontrant une puissance physique et une capacité de finition impressionnantes.

Coastal Carolina University (Caroline du Sud) : il y affine son style, devenant un attaquant complet, capable de jouer en pivot, de marquer de la tête et de résister aux défenses les plus rugueuses.

Son passage dans le système universitaire américain est déterminant : il y acquiert discipline, endurance et visibilité auprès des recruteurs professionnels.


Carrière professionnelle en clubs

La carrière de Pierrot prend une dimension internationale dès 2016 :

Reading United (USL, États-Unis) : 12 buts en 22 matchs, confirmant son potentiel.

Royal Excel Mouscron (Belgique, 2018–2019) : première expérience européenne, où il découvre l’exigence du football de haut niveau.

EA Guingamp (France, 2019–2022) : 28 buts en 78 matchs, devenant un pilier de l’attaque bretonne.

Maccabi Haïfa (Israël, 2022–2024) : explosion sur la scène internationale avec 43 buts en 106 matchs et participation à la Ligue des champions.

AEK Athènes (Grèce, 2024–2026) : il poursuit son aventure européenne, apportant son expérience et son leadership.

Çaykur Rizespor (Turquie, 2026, prêt) : nouvelle étape dans un championnat différent, toujours animé par la volonté de progresser.


Le Grenadier indomptable

Pierrot fait ses débuts avec la sélection haïtienne en 2017, lors des barrages de la Gold Cup contre le Nicaragua. Rapidement, il s’impose comme l’un des attaquants les plus redoutables des Caraïbes :

2018 : doublé contre Sint Maarten.

2019 : doublé contre les Bermudes en Gold Cup.

2026 : cap des 50 sélections, avec 33 buts, devenant le troisième meilleur buteur de l’histoire d’Haïti.

Son style de jeu — puissance, présence aérienne, sens du but — en fait un cauchemar pour les défenses adverses. Mais au-delà des statistiques, Pierrot incarne la combativité et la fierté des Grenadiers.


 Reconnaissance et symbole

Le mardi 26 mai 2026, l’État du Massachusetts rend hommage à son parcours exceptionnel. La gouverneure Maura Healey proclame officiellement le “Frantzdy Pierrot Day”, une journée dédiée à l’attaquant haïtien.

Ce geste dépasse le cadre sportif : il symbolise la réussite d’un immigrant haïtien devenu figure de proue du football mondial. Pour la diaspora haïtienne, c’est une source de fierté et un message d’espoir.


Un modèle pour la jeunesse

Pierrot ne se contente pas de marquer des buts. En 2026, il lance la Fondation Frantzdy Pierrot, destinée à soutenir la formation des jeunes footballeurs en Haïti. Son objectif : offrir aux enfants les opportunités qu’il a lui-même saisies aux États-Unis.

Son message est clair : “Le futur d’un enfant ne devrait pas dépendre de l’endroit où il est né.”


Frantzdy Pierrot est bien plus qu’un footballeur. Il est l’incarnation de la résilience haïtienne, un enfant de Limbé devenu star internationale, un Grenadier qui porte haut les couleurs de son pays.

Son histoire est une victoire personnelle, mais aussi une victoire collective pour Haïti. À l’aube du Mondial 2026, il s’apprête à écrire une nouvelle page de cette épopée. Et désormais, chaque 26 mai, le Massachusetts rappellera au monde que la détermination d’un enfant haïtien peut inspirer des générations entières. 



Crédit : Andy Limontas







mardi 19 mai 2026

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or !?

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or


Des débuts modestes à Mirebalais 


Née en 2003 à Mirebalais, Melchie Daëlle Dumornay, surnommée "Corventina", a grandi dans un environnement où le football était plus qu’un jeu : une passion, une échappatoire, une promesse. Ses premiers dribbles dans les rues de la capitale haïtienne ont révélé un talent précoce. Très vite, elle s’est imposée dans les sélections de jeunes, notamment les U17 et U20, où elle a brillé dans les compétitions de la CONCACAF. Ses performances ont marqué les esprits, prouvant qu’Haïti pouvait produire des joueuses capables de rivaliser avec les meilleures.


L’ascension vers l’Europe

Après avoir confirmé son potentiel au Stade de Reims, Dumornay a franchi un cap décisif en rejoignant l’Olympique Lyonnais, club phare du football féminin mondial. À Lyon, elle a trouvé un environnement propice à l’explosion de son talent. Entourée de stars, elle s’est rapidement imposée comme une pièce maîtresse, capable de transformer un match par une inspiration.


Une saison 2025-2026 exceptionnelle

La saison 2025-2026 restera comme celle de la consécration. Élue MVP de la saison par l’UNFP, meilleure joueuse lors des Trophées de la LFFP, et intégrée dans le onze type de la saison, Dumornay a confirmé son statut de star mondiale. Sa vision du jeu, sa créativité offensive et son efficacité dans les moments décisifs ont fait d’elle l’une des joueuses les plus influentes de la saison.


L’impact social en Haïti

Au-delà des terrains européens, Corventina est devenue une icône nationale. Son parcours inspire des milliers de jeunes filles haïtiennes qui voient en elle la preuve que le football féminin peut être une voie de réussite. Dans un pays où les opportunités sportives sont limitées, elle incarne l’espoir et la détermination. Son nom est scandé dans les quartiers populaires, ses matchs sont suivis avec ferveur, et chaque distinction est vécue comme une victoire collective pour Haïti. Elle est aujourd’hui une ambassadrice culturelle et sociale, changeant la perception du football féminin dans son pays.


Des performances éclatantes en Ligue des Champions

Sur la scène européenne, la Ligue des Champions féminine est le théâtre des plus grandes étoiles. Dumornay y a brillé avec l’Olympique Lyonnais, inscrivant des buts décisifs et délivrant des passes lumineuses. Ses performances dans cette compétition renforcent son statut de joueuse mondiale. C’est dans ces matchs de haute intensité qu’elle a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures et marquer l’histoire.


Comparaisons avec les grandes figures du football féminin

Pour mesurer l’impact de Dumornay, il est pertinent de la comparer à d’autres stars mondiales :

- Aitana Bonmatí : Ballon d’or 2023, reconnue pour sa vision et son intelligence tactique. Dumornay partage cette capacité à contrôler le tempo et à créer des occasions.

- Alexia Putellas : double Ballon d’or, symbole de régularité et de domination technique. Dumornay, plus explosive, apporte une créativité imprévisible.

- Sam Kerr : attaquante australienne, machine à buts. Dumornay, en tant que milieu offensif, combine finition et distribution, offrant un profil plus polyvalent.

Ces comparaisons montrent que Dumornay n’a rien à envier aux meilleures. Elle possède un style unique, mélange de puissance, de finesse et de créativité.


Vers le Ballon d’or féminin !?

La question est désormais posée : Melchie Daëlle Dumornay peut-elle remporter le Ballon d’or féminin ?  

Les arguments en sa faveur sont solides :

- Performances individuelles remarquables.

- Impact collectif majeur.

- Style spectaculaire qui séduit les observateurs.

- Une histoire forte, celle d’une jeune femme issue d’Haïti qui conquiert le monde.


Si elle continue à accumuler les titres avec Lyon et à porter Haïti vers des exploits, son nom pourrait bien être gravé sur le prestigieux trophée. Ce serait une révolution pour le football haïtien et une consécration pour une carrière déjà exceptionnelle.



À seulement 23 ans, Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay est déjà une légende nationale et une candidate crédible au Ballon d’or féminin. Son histoire est celle d’une enfant de Port-au-Prince devenue star mondiale, d’une joueuse qui porte les espoirs d’un peuple et qui pourrait bientôt inscrire son nom dans l’histoire du football.




Crédit : Andy Limontas

Le Gosier vibre aux couleurs d’Haïti pour les 223 ans du drapeau national

Guadeloupe | HERCULE Peterson | 

Radio Internationale d'Haïti 

18 mai 2026


La communauté haïtienne de Guadeloupe a célébré avec émotion et ferveur le 223e anniversaire du drapeau haïtien au Gosier, lors d’une manifestation marquée par la fraternité, la culture et le vivre-ensemble caribéen.

Organisée avec le soutien actif de la municipalité du Gosier, cette journée patriotique a rassemblé élus, représentants institutionnels, diplomates, responsables associatifs et de nombreux membres de la diaspora haïtienne venus rendre hommage au bicolore bleu et rouge, symbole de liberté et de dignité du peuple haïtien.


Une ouverture spirituelle et symbolique

Les festivités ont débuté aux environs de 17h19 avec l’entrée du père Bonel SAINT-FLEUR, de la paroisse de Prise d’Eau, venu célébrer une messe en hommage au drapeau haïtien et à l’histoire du peuple d’Haïti.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de respect, fidèles et invités officiels ont participé à cette célébration religieuse, marquant le lancement officiel d’une journée placée sous le signe de la mémoire, de l’unité et de la transmission des valeurs culturelles haïtiennes.

Les chants, les prières et les moments de méditation ont rappelé l’attachement profond de la communauté à son histoire et à ses racines.


Une forte implication de la municipalité du Gosier

La ville du Gosier a mobilisé d’importants moyens humains et logistiques afin d’assurer le bon déroulement de cette commémoration devenue incontournable dans le paysage culturel local.

De nombreux élus municipaux avaient fait le déplacement sous le haut patronage de l’édile, monsieur Michel Hotin, dont l’intervention a particulièrement marqué les esprits.

Très applaudi par l’assistance, ce dernier a tenu à rappeler les liens historiques et humains qui unissent la Guadeloupe et la communauté haïtienne.

« J’ai grandi avec les Haïtiens. Je me souviens encore de mes plus proches amis lorsque j’allais à l’école », a-t-il confié avec émotion.

Monsieur Michel Hotin a également salué le courage, le travail et l’apport considérable de la communauté haïtienne au développement social et culturel de la Guadeloupe.


Une cérémonie à portée diplomatique et caribéenne

Plusieurs personnalités et représentants institutionnels ont honoré l’événement de leur présence, témoignant de l’importance de cette célébration au-delà du cadre communautaire.

Parmi les invités figuraient notamment le représentant de la préfecture, le maire de Sainte-Anne, des représentants diplomatiques de la République dominicaine et de la Dominique, ainsi que plusieurs responsables d’associations haïtiennes implantées en Guadeloupe.

Cette forte mobilisation institutionnelle et associative a donné à cette fête du drapeau une véritable dimension caribéenne, symbole de solidarité entre les peuples de la région.


Les fanfares font vibrer les rues du Gosier


La partie culturelle et populaire de l’événement a été portée par deux groupes de fanfare qui ont largement contribué à immortaliser cette journée festive.

À tour de rôle, les musiciens ont interprété plusieurs morceaux de leur répertoire, entraînant le public dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Les sonorités des cuivres et des percussions ont résonné dans les rues du Gosier, rappelant l’importance de la musique dans l’identité culturelle haïtienne.

Entre chants, danses et applaudissements, la fête a rapidement pris des allures de grand rassemblement populaire.


Le nouveau consul Francel SAINT-HILLIEN déjà très apprécié


Cette édition 2026 de la fête du drapeau marque également une étape importante pour le nouveau consul d’Haïti, monsieur Francel SAINT-HILLIEN.

Très proche de la communauté depuis sa prise de fonction, le diplomate semble déjà bénéficier d’un fort capital sympathie auprès des Haïtiens de Guadeloupe.

Sa présence active sur le terrain, son écoute et son implication dans la valorisation de la culture haïtienne ont été largement saluées par les participants.

L’organisation réussie de cette célébration apparaît ainsi comme un premier pari réussi pour le représentant consulaire.



Un final sportif sous le signe de l’unité


Pour clôturer cette journée de célébration, les fanfares, accompagnées par la police municipale, ont défilé en direction du stade communal où un match de football très attendu devait opposer une équipe originaire des Gonaïves à une formation venue de Léogâne.

Ce rendez-vous sportif, très suivi par le public, est venu prolonger l’esprit de fraternité et de cohésion qui a marqué l’ensemble de cette journée.

À travers cette célébration du drapeau haïtien, la communauté haïtienne de Guadeloupe a une nouvelle fois démontré son attachement à ses traditions, à son histoire et à son rayonnement culturel dans la Caraïbe.



Crédit : Hercule Peterson 

Pointe-à-Pitre, Guadeloupe 



mercredi 13 mai 2026

Melchie Dumornay, une humilité pleine d'humanité

MELCHIE DUMORNAY

UNE HUMILITÉ PLEINE D'HUMANITÉ 

Par Me MAURICE CELESTIN-NOEL 

"LECHAPEAUTEUR"

Le terme humanité est riche de sens. À le prononcer on semble vouloir tout dire. Mais en toute humilité, nous sommes forcés à l'utiliser pour qualifier le court et simple discours prononcé par Melchie DUMORNAY à la réception du trophée la couvrant de gloire. Une gloire qu'elle a accueillie avec la tête froide et d'une simplicité renversante. Ses peu et modestes mots ont mis en évidence sa simplicité, son calme, son assurance, son estime de soi et sa force de caractère. Elle a en quelques phrases donné tout le sens de "LA FORCE EST CALME". Point n'est besoin de verser dans un "discours-fleuve" pour extérioriser le fond de son cœur.

Bravo Melchie:  la gloire est à ceux qui savent aller la chercher dans la constance du combat. Tu vaincras car tu sais comment affronter le péril qui fait triompher avec gloire.



Crédit : Me Maurice CÉLESTIN- NOEL aka

LECHAPEAUTEUR

rmaurice.celestin@gmail.com 



lundi 11 mai 2026

Melchie “Corventina” Dumornay, de Mirebalais au sommet du football français

Ce lundi 11 mai 2026, au Palais Brongniart à Paris, une jeune femme originaire de Mirebalais, Haïti, a fait vibrer le monde du football. Melchie Daëlle Dumornay, surnommée “Corventina”, a remporté le prestigieux trophée UNFP de meilleure joueuse de la saison en D1 Arkema. Ce sacre n’est pas seulement une consécration individuelle : il symbolise l’ascension fulgurante d’une enfant prodige haïtienne vers les sommets du football mondial.  


 Les racines haïtiennes

Mirebalais, berceau d’un talent

Melchie naît en 2003 dans une famille modeste. Mirebalais, petite ville du Plateau Central, est connue pour sa ferveur sportive mais manque de structures professionnelles. Les terrains poussiéreux deviennent son premier laboratoire.  


- Premiers pas : Dès l’âge de 6 ans, elle joue avec les garçons du quartier. Sa technique et sa vision du jeu impressionnent.  

- Formation : Elle intègre l’Académie Camp Nou, une école locale qui tente de structurer le football féminin.  


L’appel de la sélection nationale

À 15 ans, Dumornay est appelée en équipe nationale haïtienne. Elle brille lors des compétitions CONCACAF, marquant des buts décisifs.  

- Sélection haïtienne : Elle devient rapidement la star des U17 et U20.  

- Témoignage de Fiorda Charles, entraîneur haïtien : “Melchie avait déjà une maturité tactique incroyable. Elle voyait le jeu avant les autres.”  


 L’arrivée en Europe

Reims, le tremplin

En 2021, Dumornay rejoint le Stade de Reims. C’est là qu’elle se fait connaître du grand public européen.  

- Meilleure espoir : En 2023, elle est élue meilleure espoir du championnat français.  

- Style de jeu : Sa vitesse, sa vision et sa capacité à créer des occasions la distinguent.  


Lyon, l’apogée

En 2023, l’Olympique Lyonnais, référence mondiale du football féminin, la recrute.  

- Performances : Cette saison, elle inscrit 4 buts et délivre 7 passes décisives.  

- Témoignage de Sonia Bompastor, coach de l’OL : “Sa maturité est impressionnante. Elle est déjà une leader.”  



 Le sacre UNFP

Le 11 mai 2026, Dumornay est sacrée meilleure joueuse de D1 Arkema.  

- Cérémonie : Elle devance Tabitha Chawinga, Sakina Karchaoui, Romée Leuchter et Clara Mateo.  


- Discours : “C’est un immense bonheur. Je dédie ce trophée à mes coéquipières, au staff, à ma famille et à Haïti chérie.”  


 Statistiques et anecdotes

Saison 2025-2026 en chiffres

- 22 matchs disputés en D1 Arkema  

- 4 buts inscrits  

- 7 passes décisives  

- 85 % de passes réussies  

- 62 % de dribbles réussis  

- 2,1 occasions créées par match  


Anecdotes clés

- Match contre le PSG : En novembre 2025, elle délivre deux passes décisives dans un choc au sommet.  

- Coupe de France : Elle inscrit un but en demi-finale, propulsant Lyon vers le titre.  

- Sélection haïtienne : En mars 2026, elle marque un doublé contre le Mexique en qualifications.  


Coéquipières

Tabitha Chawinga : “Elle a une intelligence de jeu rare. Elle fait briller les autres.”  

Entraîneurs

Sonia Bompastor : “Sa maturité est impressionnante. Elle est déjà une leader.”  

Journalistes

 “Corventina est plus qu’une joueuse, elle est un symbole de résilience et d’espoir pour Haïti.”  (NDLR)


Une victoire pour Haïti

Le succès de Dumornay est célébré en Haïti comme une victoire collective.  

- Fierté nationale - Son sacre inspire une nouvelle génération de footballeuses.  

- Symbole : Elle devient l’ambassadrice d’un pays en quête de reconnaissance sportive.  


 Perspectives

Ballon d’Or

Avec ses performances, Dumornay est désormais une candidate crédible au Ballon d’Or.  

Développement du football féminin

Son parcours pourrait accélérer les investissements en Haïti.  

Héritage

Elle ouvre la voie à d’autres talents haïtiens.  


Melchie “Corventina” Dumornay n’est pas seulement une joueuse exceptionnelle. Elle est le symbole d’un peuple, d’une jeunesse et d’un rêve devenu réalité. Son sacre à l’UNFP est une étape, mais son horizon est encore plus vaste : la conquête du Ballon d’Or et l’inscription définitive de son nom dans l’histoire du football mondial.  


Crédit :  Andy Limontas 


LDC/Football ⚽ : Le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale

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