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dimanche 19 juillet 2026

🎺 DP Express : Cinquante ans de légende musicale haïtienne

Par Andy Limontas – 17 juillet 2026

Les racines et les antécédents

Au début des années 1970, la scène musicale haïtienne est dominée par le mini-jazz, une révolution sonore qui modernise le konpa. Dans ce contexte, plusieurs musiciens issus du groupe Les Difficiles de Pétion-Ville rêvent d’un projet plus ambitieux.

Leur vision : bâtir un orchestre puissant, moderne et populaire, capable de rivaliser avec les grandes formations de l’époque.C’est ainsi que naît l’idée du DP Express, officiellement fondé le 17 juillet 1976 à Pétion-Ville.

Dès ses premières prestations au mythique Cabane Choucoune à Pétion-Ville, le groupe se distingue par son énergie scénique et son style novateur. Très vite, le public lui attribue des surnoms évocateurs : “Le Train” et “Express moteur”, symboles de sa force musicale.


La naissance du “Train”

Le baptême de feu arrive au carnaval de février 1977. Avec la meringue entraînante “Souke kò w, souke kò w”, DP Express décroche le 2ᵉ prix et conquiert le cœur du public. Ce succès marque le début d’une ascension fulgurante.

Le groupe devient rapidement une référence du konpa dirèk, alliant discipline musicale, créativité et charisme scénique. Ses concerts attirent des foules et ses albums circulent dans toute la diaspora haïtienne.

Les membres fondateurs

La formation initiale de 1976 réunit des musiciens talentueux :

Eddy Wooley – guitare soliste, virtuose reconnu pour ses riffs incisifs.
Claude Marcelin – guitare rythmique, pilier harmonique.
Jean-Robert Hérissé “Porky” – basse, garant de la profondeur sonore.
Hervé Bléus “Boulou” – chant, voix emblématique des débuts.
Lesly Dauphin – chant, énergie vocale complémentaire.
Ernst Georges – trombone, souffle puissant.
Frantz Pierre Gilles – trompette, éclat mélodique.
Almando Keslin – batterie, moteur rythmique.
Pierrot Kersaint – tambour, racines percussives.
Philippe Denis – gong, touche traditionnelle.
Claudy Fremont – claviers, modernité sonore.
Raoul Denis Jr. – claviers, finesse harmonique.

Les empreintes des figures marquantes

Hervé Bléus
Chanteur charismatique, il incarne la première voix du groupe. Sa présence scénique et son timbre chaleureux posent les bases de l’identité vocale du DP Express.

Ti-Manno (Emmanuel Jean-Baptiste)
Arrivé dans les années 1980, Ti-Manno transforme le groupe. Ses textes engagés, sa voix puissante et son charisme font de lui une légende. Il apporte une dimension sociale et politique au konpa, dénonçant les injustices et galvanisant la diaspora.

Eddy Wooley
Fondateur et guitariste soliste, Wooley est l’architecte sonore du groupe. Ses solos incisifs et son sens de l’arrangement définissent le style DP Express.

Jean-Robert Hérissé “Porky”
À la basse, il assure la colonne vertébrale du “Train”. Son groove solide est indispensable à la dynamique du groupe.

Ansyto Mercier
Claviériste et arrangeur, il modernise le son du DP Express. Ses harmonies sophistiquées enrichissent les compositions et ouvrent le groupe à de nouvelles influences.

Almando Keslin
Batteur fondateur, il est le moteur rythmique du groupe. Sa précision et son énergie donnent au DP Express sa puissance scénique.

Perez Alvarez
Chanteur marquant, il apporte une voix mélodieuse et une nouvelle dynamique au groupe. Son timbre distinctif enrichit la palette vocale du DP Express et contribue à son rayonnement.

Dieudonné Larose
Chanteur des années 1980-1990, il contribue à maintenir la popularité du groupe après l’ère Ti-Manno. Sa voix moderne séduit un large public.

Benito
Musicien polyvalent, il participe à l’évolution du groupe et à son adaptation aux nouvelles tendances du konpa.

📀 Discographie et succès
M’pa pran kontak (1975, précurseur)
Souke kò w (1977)Ti Manno ak DP Express (années 1980)

Albums live et compilations diffusés dans la diaspora.Chaque production reflète l’évolution du groupe, entre tradition et modernité, engagement social et fête populaire.

Impact culturel
DP Express est bien plus qu’un orchestre : c’est une institution culturelle. Ses chansons accompagnent les carnavals, les bals, les fêtes familiales et les luttes sociales. Dans la diaspora, de New York à Montréal, de Paris à Miami, le groupe incarne la mémoire et l’identité haïtienne.

Leur style, mélange de konpa dirèk, de jazz et de groove caribéen, inspire des générations de musiciens. Ti-Manno, en particulier, reste une figure mythique dont les textes résonnent encore aujourd’hui.


Chronologie des 50 ans

1976 : Fondation officielle à Pétion-Ville.
1977 : Succès au carnaval avec Souke kò w.
1980-1985 : Âge d’or avec Ti-Manno, albums marquants et tournées internationales.
1990 : Arrivée de Dieudonné Larose, continuité vocale.
2000 : DP Express reste actif malgré les mutations du konpa.
2010 : Hommages à Ti-Manno et aux pionniers.
2026 : Jubilé des 50 ans, célébrations en Haïti et dans la diaspora.

🎉 Le 50ᵉ anniversaire – 17 juillet 2026
Cinquante ans après sa fondation, les fans du DP Express célèbrent son jubilé.  Les anciens membres, les nouveaux talents et les fans se réunissent pour célébrer ce demi-siècle de musique.

Le “Train” continue de rouler, porté par la mémoire et l’énergie d’un peuple. DP Express demeure un symbole de la résilience et de la créativité haïtienne.

DP Express, fondé le 17 juillet 1976, est aujourd’hui une légende vivante. Ses fondateurs, ses figures emblématiques comme Hervé Bléus, Ti-Manno, Eddy Wooley, Jean-Robert Hérissé, Benito, Ansyto Mercier, Almando Keslin, Perez Alvarez, Dieudonné Larose, et tant d’autres, ont marqué l’histoire du konpa.Cinquante ans plus tard, leur héritage reste intact. Le “Train” n’a jamais cessé de rouler, et son moteur continue de propulser la musique haïtienne vers l’avenir.

Bonne fête à la grande famille du DP Express !


Crédit : Andy Limontas

Angleterre – France : une petite finale grandiose à Miami

Un soir de feu sous les tropiques


Le Hard Rock Stadium de Miami s’est transformé, ce samedi 18 juillet 2026, en un théâtre incandescent pour la petite finale de la Coupe du monde. Sous une chaleur moite et un ciel teinté d’orange, l’Angleterre et la France se sont affrontées dans un duel qui, loin d’être anecdotique, a offert un spectacle d’une intensité rare.

Le score final — 6 à 4 pour l’Angleterre — restera gravé dans les mémoires comme l’un des matchs les plus prolifiques et les plus fous de l’histoire du tournoi.

⚽ Une première mi-temps à sens unique

Dès les premières minutes, les Three Lions ont imposé leur rythme. Declan Rice, capitaine exemplaire, a ouvert le score sur une frappe limpide dès la 3ᵉ minute. L’Angleterre, en confiance, a ensuite déroulé son jeu collectif, exploitant chaque faille du dispositif français.
Ezri Konsa, défenseur central, a doublé la mise sur corner (18ᵉ), avant que Bukayo Saka ne signe un doublé express (37ᵉ et 45ᵉ+1). À la pause, le tableau d’affichage affichait un impitoyable 4-0.La France, méconnaissable, semblait avoir perdu son âme. Didier Deschamps, pour son dernier match à la tête des Bleus, observait impuissant la désorganisation de son équipe. Les milieux, trop espacés, laissaient des boulevards à Rice & Co., tandis que la défense reculait sans coordination.🇫🇷

Le réveil tricolore

Mais les Bleus n’ont jamais cessé d’y croire. Dès la reprise, Kylian Mbappé, en capitaine de révolte, a réduit l’écart (48ᵉ) d’une frappe chirurgicale. Quelques minutes plus tard, Bradley Barcola a inscrit le deuxième but français (54ᵉ), redonnant espoir à tout un peuple.

Le match s’emballait : les Français retrouvaient leur pressing, leur verticalité, leur fierté. Mbappé, encore lui, marquait un second but (66ᵉ), portant son total à 22 réalisations en Coupe du monde, un record absolu.À 4-3, tout semblait possible. Mais l’Angleterre, fidèle à son pragmatisme, a su calmer la tempête. Saka, intenable, a transformé un penalty à la 87ᵉ minute, scellant son triplé et le sort du match.

Malgré un dernier sursaut de Dembélé (90ᵉ+6), Jude Bellingham a conclu la rencontre sur une frappe magistrale (90ᵉ+8). Score final : 6-4.

Analyse tactique : la fluidité anglaise contre la précipitation française

Le contraste tactique fut saisissant. Angleterre : un 3-4-2-1 parfaitement huilé, où les pistons (Walker et Shaw) ont étouffé les couloirs français. Rice et Bellingham ont dominé le cœur du jeu, alternant pressing et relances rapides.

France : un 4-3-3 déséquilibré, trop dépendant des fulgurances individuelles. La clé du succès anglais réside dans la polyvalence de ses milieux et la discipline collective. Chaque transition offensive était une leçon de précision : récupération, projection, finition.
À l’inverse, la France a souffert d’un manque de coordination et d’un pressing mal calibré, laissant trop d’espaces entre ses lignes.

Les hommes du match

Bukayo Saka – L’étoile montante
Auteur d’un triplé et d’une passe décisive, Saka a incarné la nouvelle génération anglaise : rapide, technique, audacieuse. Son positionnement hybride, entre ailier et second attaquant, a déstabilisé la défense française.

Kylian Mbappé – Le recordman
Malgré la défaite, Mbappé a marqué l’histoire. Ses deux buts le propulsent au rang de meilleur buteur de l’histoire du Mondial, devant Lionel Messi. Son leadership et sa rage de vaincre ont maintenu la France en vie jusqu’au bout.

Jude Bellingham – Le maestro
Chef d’orchestre du jeu anglais, Bellingham a dicté le tempo avec une maturité impressionnante. Sa vision du jeu et son sens du placement ont permis à l’Angleterre de contrôler les débats.

Un match pour l’histoire
Cette petite finale n’avait rien de « petite ».
Avec 10 buts inscrits, elle devient la rencontre la plus prolifique de l’histoire des matchs pour la 3ᵉ place.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes :58 % de possession pour la France, mais une efficacité anglaise redoutable.11 tirs cadrés pour les Three Lions contre 9 pour les Bleus.7 passes décisives pour Michael Olise, un record sur une seule édition.

🎙️ Les réactions d’après-match
Didier Deschamps, ému, a déclaré :« C’est une page qui se tourne. J’ai vécu des moments extraordinaires avec cette équipe. Ce soir, malgré la défaite, je suis fier de mes joueurs. »

Gareth Southgate, pour sa part, savourait :« Nous voulions finir sur une note positive. Ce groupe mérite cette médaille de bronze. C’est une génération qui apprend vite et qui joue avec cœur. »

Kylian Mbappé, stoïque, a ajouté :« On a tout donné. Ce n’est pas la fin, c’est le début d’un nouveau cycle. »

Ce duel a rappelé combien le sport unit les peuples, au-delà des frontières.
Les commentateurs haïtiens ont salué la performance de Mbappé, symbole d’une jeunesse afro-descendante qui inspire la diaspora.🕊️

Deschamps, la fin d’une ère
Après 14 ans à la tête des Bleus, Didier Deschamps quitte la sélection.
Sous sa direction, la France a remporté la Coupe du monde 2018, atteint la finale de l’Euro 2016 et celle du Mondial 2022.
Son héritage est immense : rigueur, cohésion, esprit de groupe.
Mais cette défaite marque la fin d’un cycle. L’avenir s’écrit désormais avec une nouvelle génération, menée par Mbappé, Barcola, Zaire-Emery et Dembélé.

L’Angleterre, enfin récompensée
Pour l’Angleterre, cette victoire est plus qu’une consolation : c’est une renaissance.
Depuis leur sacre de 1966, les Three Lions n’avaient plus atteint le podium mondial.
Cette médaille de bronze symbolise la montée en puissance d’un football anglais modernisé, plus technique, plus audacieux.

Southgate, souvent critiqué, quitte le tournoi avec les honneurs.

Les images de Mbappé saluant le public anglais, de Saka embrassant le blason des Three Lions, et de Deschamps quittant la pelouse les yeux humides, ont fait le tour du monde.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti 

jeudi 2 juillet 2026

🇵🇹 Portugal au bout du suspense: Ronaldo et Ramos crucifient la Croatie !

 

Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en battant la Croatie 2-1 dans un match haletant disputé dans la nuit du jeudi 2 juillet au BMO Field de Toronto. Cristiano Ronaldo et Gonçalo Ramos ont été les héros d’une rencontre marquée par le suspense et la VAR.


Le film du match

Ouverture croate : Ivan Perišić a donné l’avantage aux Vatreni à la 53e minute, profitant d’une défense portugaise mal alignée.

Réaction lusitanienne : Cristiano Ronaldo, toujours décisif à 41 ans, a égalisé sur penalty à la 68e minute.

Dénouement dramatique : Alors que la Croatie pensait arracher la prolongation grâce à un but de Josko Gvardiol dans le temps additionnel, la VAR a annulé l’action pour hors-jeu. Dans la foulée, Gonçalo Ramos a inscrit le but de la victoire à la 90+4e minute.


Duel de légendes

Ce match a aussi été marqué par l’affrontement entre deux icônes du football mondial : Cristiano Ronaldo et Luka Modrić. À 41 et 40 ans respectivement, les deux capitaines ont probablement disputé leur dernier duel en Coupe du monde. Modrić, finaliste en 2018 et demi-finaliste en 2022, pourrait avoir joué son ultime match international, laissant une page d’histoire se tourner.

Analyse

Suspense total : Le Portugal a souffert mais a su renverser la situation grâce à son expérience et à la fraîcheur de ses remplaçants.

VAR décisive : L’annulation du but croate a changé le destin du match, provoquant la colère des supporters des Vatreni.

Qualification assurée : Les Lusitaniens décrochent leur billet pour les huitièmes de finale, où ils affronteront l’Espagne le lundi 6 juillet à Dallas.

Faits marquants

Élément Détail
Lieu BMO Field, Toronto
Spectateurs Environ 30 000
Arbitre Anthony Taylor (Angleterre)
Buteurs Perišić (53e), Ronaldo (68e), Ramos (90+4e)
VAR : Hors-jeu de Gvardiol dans le temps additionnel

Prochain adversaire Espagne (6 juillet, Dallas)

Le Portugal a tremblé mais s’est imposé dans la douleur. Ronaldo continue d’écrire sa légende, tandis que Ramos confirme son rôle de joker décisif. La Croatie, valeureuse mais malheureuse, quitte la compétition sur une note amère. Le choc ibérique Portugal–Espagne promet déjà d’être l’un des sommets de ces huitièmes de finale.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti (RIH)

jeudi 25 juin 2026

CDM 2026⚽: Le panache d'un perdant qui dénie

 

LE PANACHE D'UN PERDANT QUI DÉNIE

Dès le coup d'envoi, Isidor et Lenny Joseph se sont jetés comme des loups affamés sur les défenseurs marocains, leurs proies désignées. Derrière eux,   Providence, Bellegarde, D. Jean-Jacques, et Casimir n'étaient pas en reste. Le projet était donc de laisser aux vestiaires complexes d'infériorité et conservatisme  tactique. Ce à quoi ont pleinement adhéré Martin Expérience, le meilleur des Grenadiers sur l'ensemble des trois matchs, H. Delcroix l'imperturbable, Adé et Kevin Duverne préféré à Arcus au poste de latéral droit. 


Mais nous nous sommes rendu compte bien vite aussi que l'adversaire est un numéro 7 mondial méritant, celui-là même qui, le 13 juin, avait proprement dominé le Brésil dans le jeu, un Brésil tout heureux de s'en sortir avec un nul (1-1). Que vit-on, en effet? Un football de mouvement, de précision, d'intelligence. Un football d'académie et d'art populaire. Sans fioritures. La beauté étant dans la chose elle-même. La plus grande adversité à laquelle la Sélection Diaspora ait été exposée. Nous fûmes poussés jusqu'à nos dernières limites défensives. Ce n' est pas Placide qui contredira ces stats publiés par Bestsoccer: 8 arrêts difficiles sur un total de 22 tirs marocains, dont 11 cadrés contre 9 au total de notre côté, dont 2 cadrés; et sous les yeux de notre gardien, 26 dégagements et 25 tacles par notre bloc défensif; 479 passes marocaines, 198 haïtiennes; 9 corners pour eux, 1 pour nous.


Ce fut aux questions de la supériorité marocaine de ces datas que devaient répondre les nôtres. Ils le firent avec panache en ouvrant la marque par une pichenette de l'intérieur du pied droit, en translation par rapport au pied d'appui du protagoniste. Sur le coup, la chance nous sourit puisque le ballon de L. Joseph, malgré la grâce du geste, se dirigeait hors du cadre quand il se heurta sur le dos de Bounou le portier marocain, alors en perdition, et traversa la ligne de but. Officiellement: but du portier marocain contre son camp.


Un but d'ouverture de score, on le sait, est promesse de victoire. Dans le cas de celui de Lenny Joseph, un enjeu intermédiaire nous taraudait l'esprit, au moins un but, au moins deux, comme en 1974. Mieux qu'en 1974, au bout du compte, nous en avons fait au chapitre "but encaissé": six de moins, qu'en 1974 (14), donc 8 en cette édition de 2026. 


Mieux encore, une production d'ensemble plus consistante et un but venu d'ailleurs, celui du 2-1 d'Isidor aussi excitant et spectaculaire que celui de Manno Sanon contre Zoff, moins la passe majestueuse de P. Vorbe. Et pourtant! Manno Kant donne la clef de la compréhension du beau: le plaisir éprouvé à la vue de l'objet. Quand il s'agit d'une œuvre d'art - le but d'Isidor en est un - nous faisons appel à notre imagination et à notre entendement, donc notre faculté de juger et de classer les objets, pour prolonger le plaisir. D'où, nous sommes capables, sans visionnage du film, de recomposer le centre de Providence, la rage de Lenny Joseph qui gêne le défenseur central Halal obligé de dégager à l'emporte-pièce; après une tête marocaine, récupération de la tête de Duverne à son tour, remise, tout près de lui, par son pied gauche, à Isidor, qui laisse le ballon se frotter sur l'intérieur de son pied droit, à 25 mètres du but marocain, fixe son pied gauche au sol, déploie ses longs bras comme les ailes d'un albatros, bande sa jambe droite, tous les muscles du corps convergeant vers le coup du pied, équilibre parfait et relâchement, bouuuuummm! Bounou se détend en antimissile mais le ballon frappé par l'Haïtien est un éclair : Haïti mène 2-1. Panache.

Nous perdrons in fine 2-4. 


Nous retenons la résistance des nôtres et  leur panache; nous dénions presque la défaite. À nous l'avenir.



Crédit : Patrice Dumont

25 juin 2026

lundi 22 juin 2026

⚽ Messi, légende vivante : l’Argentine en route vers la gloire

 

La place de Messi dans l’histoire

Lionel Messi n’est plus seulement un joueur exceptionnel, il est désormais une figure historique du football mondial. Avec ses 18 buts en Coupe du monde, il dépasse les records établis par des icônes comme Miroslav Klose ou Ronaldo. Ce doublé contre l’Autriche le propulse dans une dimension où peu d’athlètes ont accès : celle des immortels du sport.

Messi incarne :

  • La longévité : présent au plus haut niveau depuis près de deux décennies.

  • La régularité : toujours décisif dans les grands rendez-vous.

  • L’inspiration : un modèle pour des générations de footballeurs.

Forces de l’Argentine

  • Solidité défensive : une arrière-garde disciplinée qui n’a pas concédé d’occasions franches contre l’Autriche.

  • Milieu créatif : Paredes et De Paul assurent la transition rapide entre récupération et attaque.

  • Efficacité offensive : Messi, Lautaro Martínez et Di María forment un trio redoutable.

Faiblesses à surveiller

  • Dépendance à Messi : l’équipe repose encore trop sur son génie individuel.

  • Manque de profondeur : les remplaçants n’offrent pas toujours le même niveau de performance.

  • Pression psychologique : les attentes sont énormes, ce qui peut peser dans les moments décisifs.

Vers les seizièmes

Avec cette victoire, l’Argentine aborde les phases à élimination directe en position de force. Mais pour aller au bout, elle devra prouver qu’elle peut gagner même lorsque Messi n’est pas au sommet. La question est désormais : l’Albiceleste saura-t-elle transformer son talent en un nouveau sacre mondial ?


Crédit : Radio Internationale d'Haïti

dimanche 21 juin 2026

Inauguration de la plus haute statue de Lionel Messi en Argentine

Inauguration de la plus haute statue de Lionel Messi en Argentine

Le mardi 16 juin 2026, la ville de Cutral Co, dans la province de Neuquén, a vibré au rythme d’un événement historique : l’inauguration de la plus haute statue au monde consacrée à Lionel Messi. Culminant à 26 mètres et pesant près de 70 tonnes, l’œuvre monumentale réalisée par l’artiste Aldo Beroisa s’impose comme un symbole de fierté nationale et une nouvelle attraction touristique majeure.


 Une cérémonie populaire et émouvante

L’inauguration s’est déroulée dans une atmosphère festive. Des milliers d’habitants et de visiteurs se sont rassemblés autour du monument, entonnant l’hymne national argentin. Les autorités locales ont pris la parole pour rappeler l’importance de Messi dans l’histoire du football et pour souligner le rôle de Cutral Co comme capitale provinciale des monuments.

Les applaudissements nourris et les chants des supporters ont transformé la cérémonie en véritable célébration populaire. Pour beaucoup, cette statue est plus qu’une œuvre d’art : elle est un hommage vivant à un joueur qui a porté haut les couleurs de l’Argentine.


 Impact touristique et culturel

La statue, installée le long de la route nationale 22, devrait rapidement devenir un point de passage incontournable pour les voyageurs en Patagonie. Les autorités locales misent sur une hausse significative du tourisme, avec des retombées économiques pour la région.

Cutral Co, déjà réputée pour ses monuments imposants, renforce ainsi son image de ville culturelle et patrimoniale. L’œuvre de Beroisa s’ajoute à une série de sculptures qui font de la cité un musée à ciel ouvert.


⚽ Un hommage à l’icône mondiale

Au-delà de l’impact touristique, cette statue illustre la reconnaissance d’un peuple envers Lionel Messi. Champion du monde en 2022, Messi est considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Son effigie géante incarne l’admiration et l’amour d’une nation pour son héros, au moment même où l’Argentine entame son parcours au Mondial 2026.

Crédit : Radio Internationale d'Haïti (RIH)

mardi 2 juin 2026

Mondial 2026 : 48 nations, 16 villes, trois pays, entre hébergements et rêves

 Mondial 2026 : 48 nations, 16 villes, trois pays — entre hébergements et rêves

 Une Coupe du Monde historique  



La Coupe du Monde 2026 marquera une première : 48 sélections nationales engagées, réparties dans 16 villes hôtes à travers trois pays — les États-Unis, le Mexique et le Canada. Ce format élargi promet une fête planétaire sans précédent, avec des millions de supporters attendus sur le continent nord-américain. Les villes hôtes, soigneusement sélectionnées par la FIFA, offriront aux équipes des infrastructures modernes, des stades gigantesques et des hôtels sécurisés pour garantir confort et performance.

 

 Les villes hôtes

Mexique : Mexico City (Estadio Azteca), Monterrey (Estadio BBVA), Guadalajara (Estadio Akron).

Canada : Toronto (BMO Field), Vancouver (BC Place).

États-Unis : Atlanta, Boston, Dallas, Houston, Kansas City, Los Angeles, Miami, New York/New Jersey, Philadelphie, San Francisco Bay Area, Seattle.

Chaque ville se prépare à accueillir une partie des 48 sélections, avec des centres d’entraînement réservés et des hôtels 3 à 5 étoiles mobilisés pour l’occasion.

 

🇭🇹 Haïti, une sélection attendue  


Pour Haïti, cette Coupe du Monde représente bien plus qu’une compétition sportive : c’est une renaissance symbolique. Les Grenadiers, portés par une diaspora dynamique, trouveront un soutien massif aux États-Unis, où vit une importante communauté haïtienne.

Miami : véritable capitale de la diaspora haïtienne, avec Little Haiti comme cœur battant. Les supporters y préparent déjà des festivités, des concerts et des rassemblements pour accompagner l’équipe.

New York/New Jersey : autre bastion de la communauté haïtienne, où les drapeaux bleu et rouge flotteront dans les rues de Brooklyn et du Bronx.

Boston : ville universitaire et culturelle, également marquée par une forte présence haïtienne, qui promet des tribunes vibrantes.

 

Supporters et culture haïtienne aux USA  


La diaspora haïtienne aux États-Unis ne se contentera pas de remplir les stades : elle transformera cette Coupe du Monde en une célébration culturelle.

Des fan zones aux couleurs haïtiennes seront organisées à Miami et New York.

Les radios communautaires et les médias haïtiens diffuseront en direct les matchs, créant un pont entre Port-au-Prince et les grandes métropoles américaines.

Les artistes haïtiens, musiciens et danseurs, participeront à des événements parallèles pour faire rayonner la culture du pays.

 

 Logistique et défis  


La sélection haïtienne devra composer avec :

Des déplacements fréquents entre villes hôtes, parfois éloignées de plusieurs milliers de kilomètres.

Des conditions climatiques variées : chaleur humide de Miami, fraîcheur océanique de Seattle, altitude de Mexico.

La nécessité de maintenir une cohésion et une préparation optimale malgré la diversité des environnements.

 

 Symbolique et espoir  


Pour Haïti, participer à ce Mondial est une victoire en soi. Dans un pays marqué par des crises politiques et sociales, le football reste un vecteur d’unité et de fierté nationale. Les Grenadiers porteront haut les couleurs du drapeau, et chaque match sera vécu comme une bataille pour l’honneur. La diaspora, en se mobilisant massivement, rappellera que Haïti est bien plus qu’une nation en difficulté : c’est un peuple résilient, passionné et prêt à vibrer au rythme du ballon rond.

 
La Coupe du Monde 2026 sera une mosaïque de cultures et de passions. Pour Haïti, elle sera l’occasion de montrer au monde sa force, ses talents et l’énergie de ses supporters. Dans les rues de Miami, New York et Boston, les chants haïtiens résonneront comme une promesse : Haïti est là, et son rêve mondialiste continue.



Crédit ✍️:  Andy Limontas, journaliste haïtien









🎺 DP Express : Cinquante ans de légende musicale haïtienne

Par Andy Limontas – 17 juillet 2026 Les racines et les antécédents Au début des années 1970, la scène musicale haïtienne est dominée par l...