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mardi 19 mai 2026

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or !?

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or


Des débuts modestes à Mirebalais 


Née en 2003 à Mirebalais, Melchie Daëlle Dumornay, surnommée "Corventina", a grandi dans un environnement où le football était plus qu’un jeu : une passion, une échappatoire, une promesse. Ses premiers dribbles dans les rues de la capitale haïtienne ont révélé un talent précoce. Très vite, elle s’est imposée dans les sélections de jeunes, notamment les U17 et U20, où elle a brillé dans les compétitions de la CONCACAF. Ses performances ont marqué les esprits, prouvant qu’Haïti pouvait produire des joueuses capables de rivaliser avec les meilleures.


L’ascension vers l’Europe

Après avoir confirmé son potentiel au Stade de Reims, Dumornay a franchi un cap décisif en rejoignant l’Olympique Lyonnais, club phare du football féminin mondial. À Lyon, elle a trouvé un environnement propice à l’explosion de son talent. Entourée de stars, elle s’est rapidement imposée comme une pièce maîtresse, capable de transformer un match par une inspiration.


Une saison 2025-2026 exceptionnelle

La saison 2025-2026 restera comme celle de la consécration. Élue MVP de la saison par l’UNFP, meilleure joueuse lors des Trophées de la LFFP, et intégrée dans le onze type de la saison, Dumornay a confirmé son statut de star mondiale. Sa vision du jeu, sa créativité offensive et son efficacité dans les moments décisifs ont fait d’elle l’une des joueuses les plus influentes de la saison.


L’impact social en Haïti

Au-delà des terrains européens, Corventina est devenue une icône nationale. Son parcours inspire des milliers de jeunes filles haïtiennes qui voient en elle la preuve que le football féminin peut être une voie de réussite. Dans un pays où les opportunités sportives sont limitées, elle incarne l’espoir et la détermination. Son nom est scandé dans les quartiers populaires, ses matchs sont suivis avec ferveur, et chaque distinction est vécue comme une victoire collective pour Haïti. Elle est aujourd’hui une ambassadrice culturelle et sociale, changeant la perception du football féminin dans son pays.


Des performances éclatantes en Ligue des Champions

Sur la scène européenne, la Ligue des Champions féminine est le théâtre des plus grandes étoiles. Dumornay y a brillé avec l’Olympique Lyonnais, inscrivant des buts décisifs et délivrant des passes lumineuses. Ses performances dans cette compétition renforcent son statut de joueuse mondiale. C’est dans ces matchs de haute intensité qu’elle a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures et marquer l’histoire.


Comparaisons avec les grandes figures du football féminin

Pour mesurer l’impact de Dumornay, il est pertinent de la comparer à d’autres stars mondiales :

- Aitana Bonmatí : Ballon d’or 2023, reconnue pour sa vision et son intelligence tactique. Dumornay partage cette capacité à contrôler le tempo et à créer des occasions.

- Alexia Putellas : double Ballon d’or, symbole de régularité et de domination technique. Dumornay, plus explosive, apporte une créativité imprévisible.

- Sam Kerr : attaquante australienne, machine à buts. Dumornay, en tant que milieu offensif, combine finition et distribution, offrant un profil plus polyvalent.

Ces comparaisons montrent que Dumornay n’a rien à envier aux meilleures. Elle possède un style unique, mélange de puissance, de finesse et de créativité.


Vers le Ballon d’or féminin !?

La question est désormais posée : Melchie Daëlle Dumornay peut-elle remporter le Ballon d’or féminin ?  

Les arguments en sa faveur sont solides :

- Performances individuelles remarquables.

- Impact collectif majeur.

- Style spectaculaire qui séduit les observateurs.

- Une histoire forte, celle d’une jeune femme issue d’Haïti qui conquiert le monde.


Si elle continue à accumuler les titres avec Lyon et à porter Haïti vers des exploits, son nom pourrait bien être gravé sur le prestigieux trophée. Ce serait une révolution pour le football haïtien et une consécration pour une carrière déjà exceptionnelle.



À seulement 23 ans, Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay est déjà une légende nationale et une candidate crédible au Ballon d’or féminin. Son histoire est celle d’une enfant de Port-au-Prince devenue star mondiale, d’une joueuse qui porte les espoirs d’un peuple et qui pourrait bientôt inscrire son nom dans l’histoire du football.




Crédit : Andy Limontas

Le Gosier vibre aux couleurs d’Haïti pour les 223 ans du drapeau national

Guadeloupe | HERCULE Peterson | 

18 mai 2026

La communauté haïtienne de Guadeloupe a célébré avec émotion et ferveur le 223e anniversaire du drapeau haïtien au Gosier, lors d’une manifestation marquée par la fraternité, la culture et le vivre-ensemble caribéen.

Organisée avec le soutien actif de la municipalité du Gosier, cette journée patriotique a rassemblé élus, représentants institutionnels, diplomates, responsables associatifs et de nombreux membres de la diaspora haïtienne venus rendre hommage au bicolore bleu et rouge, symbole de liberté et de dignité du peuple haïtien.


Une ouverture spirituelle et symbolique

Les festivités ont débuté aux environs de 17h19 avec l’entrée du père Bonel SAINT-FLEUR, de la paroisse de Prise d’Eau, venu célébrer une messe en hommage au drapeau haïtien et à l’histoire du peuple d’Haïti.

Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de respect, fidèles et invités officiels ont participé à cette célébration religieuse, marquant le lancement officiel d’une journée placée sous le signe de la mémoire, de l’unité et de la transmission des valeurs culturelles haïtiennes.

Les chants, les prières et les moments de méditation ont rappelé l’attachement profond de la communauté à son histoire et à ses racines.


Une forte implication de la municipalité du Gosier

La ville du Gosier a mobilisé d’importants moyens humains et logistiques afin d’assurer le bon déroulement de cette commémoration devenue incontournable dans le paysage culturel local.

De nombreux élus municipaux avaient fait le déplacement sous le haut patronage de l’édile, monsieur Michel Hotin, dont l’intervention a particulièrement marqué les esprits.

Très applaudi par l’assistance, ce dernier a tenu à rappeler les liens historiques et humains qui unissent la Guadeloupe et la communauté haïtienne.

« J’ai grandi avec les Haïtiens. Je me souviens encore de mes plus proches amis lorsque j’allais à l’école », a-t-il confié avec émotion.

Monsieur Michel Hotin a également salué le courage, le travail et l’apport considérable de la communauté haïtienne au développement social et culturel de la Guadeloupe.


Une cérémonie à portée diplomatique et caribéenne

Plusieurs personnalités et représentants institutionnels ont honoré l’événement de leur présence, témoignant de l’importance de cette célébration au-delà du cadre communautaire.

Parmi les invités figuraient notamment le représentant de la préfecture, le maire de Sainte-Anne, des représentants diplomatiques de la République dominicaine et de la Dominique, ainsi que plusieurs responsables d’associations haïtiennes implantées en Guadeloupe.

Cette forte mobilisation institutionnelle et associative a donné à cette fête du drapeau une véritable dimension caribéenne, symbole de solidarité entre les peuples de la région.


Les fanfares font vibrer les rues du Gosier

La partie culturelle et populaire de l’événement a été portée par deux groupes de fanfare qui ont largement contribué à immortaliser cette journée festive.

À tour de rôle, les musiciens ont interprété plusieurs morceaux de leur répertoire, entraînant le public dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Les sonorités des cuivres et des percussions ont résonné dans les rues du Gosier, rappelant l’importance de la musique dans l’identité culturelle haïtienne.

Entre chants, danses et applaudissements, la fête a rapidement pris des allures de grand rassemblement populaire.


Le nouveau consul Francel SAINT-HILLIEN déjà très apprécié

Cette édition 2026 de la fête du drapeau marque également une étape importante pour le nouveau consul d’Haïti, monsieur Francel SAINT-HILLIEN.

Très proche de la communauté depuis sa prise de fonction, le diplomate semble déjà bénéficier d’un fort capital sympathie auprès des Haïtiens de Guadeloupe.

Sa présence active sur le terrain, son écoute et son implication dans la valorisation de la culture haïtienne ont été largement saluées par les participants.

L’organisation réussie de cette célébration apparaît ainsi comme un premier pari réussi pour le représentant consulaire.



Un final sportif sous le signe de l’unité


Pour clôturer cette journée de célébration, les fanfares, accompagnées par la police municipale, ont défilé en direction du stade communal où un match de football très attendu devait opposer une équipe originaire des Gonaïves à une formation venue de Léogâne.

Ce rendez-vous sportif, très suivi par le public, est venu prolonger l’esprit de fraternité et de cohésion qui a marqué l’ensemble de cette journée.

À travers cette célébration du drapeau haïtien, la communauté haïtienne de Guadeloupe a une nouvelle fois démontré son attachement à ses traditions, à son histoire et à son rayonnement culturel dans la Caraïbe.



Crédit : Hercule Peterson 

Pointe-à-Pitre, Guadeloupe 



mercredi 13 mai 2026

Melchie Dumornay, une humilité pleine d'humanité

MELCHIE DUMORNAY

UNE HUMILITÉ PLEINE D'HUMANITÉ 

Par Me MAURICE CELESTIN-NOEL 

"LECHAPEAUTEUR"

Le terme humanité est riche de sens. À le prononcer on semble vouloir tout dire. Mais en toute humilité, nous sommes forcés à l'utiliser pour qualifier le court et simple discours prononcé par Melchie DUMORNAY à la réception du trophée la couvrant de gloire. Une gloire qu'elle a accueillie avec la tête froide et d'une simplicité renversante. Ses peu et modestes mots ont mis en évidence sa simplicité, son calme, son assurance, son estime de soi et sa force de caractère. Elle a en quelques phrases donné tout le sens de "LA FORCE EST CALME". Point n'est besoin de verser dans un "discours-fleuve" pour extérioriser le fond de son cœur.

Bravo Melchie:  la gloire est à ceux qui savent aller la chercher dans la constance du combat. Tu vaincras car tu sais comment affronter le péril qui fait triompher avec gloire.



Crédit : Me Maurice CÉLESTIN- NOEL aka

LECHAPEAUTEUR

rmaurice.celestin@gmail.com 



lundi 11 mai 2026

Melchie “Corventina” Dumornay, de Mirebalais au sommet du football français

Ce lundi 11 mai 2026, au Palais Brongniart à Paris, une jeune femme originaire de Mirebalais, Haïti, a fait vibrer le monde du football. Melchie Daëlle Dumornay, surnommée “Corventina”, a remporté le prestigieux trophée UNFP de meilleure joueuse de la saison en D1 Arkema. Ce sacre n’est pas seulement une consécration individuelle : il symbolise l’ascension fulgurante d’une enfant prodige haïtienne vers les sommets du football mondial.  


 Les racines haïtiennes

Mirebalais, berceau d’un talent

Melchie naît en 2003 dans une famille modeste. Mirebalais, petite ville du Plateau Central, est connue pour sa ferveur sportive mais manque de structures professionnelles. Les terrains poussiéreux deviennent son premier laboratoire.  


- Premiers pas : Dès l’âge de 6 ans, elle joue avec les garçons du quartier. Sa technique et sa vision du jeu impressionnent.  

- Formation : Elle intègre l’Académie Camp Nou, une école locale qui tente de structurer le football féminin.  


L’appel de la sélection nationale

À 15 ans, Dumornay est appelée en équipe nationale haïtienne. Elle brille lors des compétitions CONCACAF, marquant des buts décisifs.  

- Sélection haïtienne : Elle devient rapidement la star des U17 et U20.  

- Témoignage de Fiorda Charles, entraîneur haïtien : “Melchie avait déjà une maturité tactique incroyable. Elle voyait le jeu avant les autres.”  


 L’arrivée en Europe

Reims, le tremplin

En 2021, Dumornay rejoint le Stade de Reims. C’est là qu’elle se fait connaître du grand public européen.  

- Meilleure espoir : En 2023, elle est élue meilleure espoir du championnat français.  

- Style de jeu : Sa vitesse, sa vision et sa capacité à créer des occasions la distinguent.  


Lyon, l’apogée

En 2023, l’Olympique Lyonnais, référence mondiale du football féminin, la recrute.  

- Performances : Cette saison, elle inscrit 4 buts et délivre 7 passes décisives.  

- Témoignage de Sonia Bompastor, coach de l’OL : “Sa maturité est impressionnante. Elle est déjà une leader.”  



 Le sacre UNFP

Le 11 mai 2026, Dumornay est sacrée meilleure joueuse de D1 Arkema.  

- Cérémonie : Elle devance Tabitha Chawinga, Sakina Karchaoui, Romée Leuchter et Clara Mateo.  


- Discours : “C’est un immense bonheur. Je dédie ce trophée à mes coéquipières, au staff, à ma famille et à Haïti chérie.”  


 Statistiques et anecdotes

Saison 2025-2026 en chiffres

- 22 matchs disputés en D1 Arkema  

- 4 buts inscrits  

- 7 passes décisives  

- 85 % de passes réussies  

- 62 % de dribbles réussis  

- 2,1 occasions créées par match  


Anecdotes clés

- Match contre le PSG : En novembre 2025, elle délivre deux passes décisives dans un choc au sommet.  

- Coupe de France : Elle inscrit un but en demi-finale, propulsant Lyon vers le titre.  

- Sélection haïtienne : En mars 2026, elle marque un doublé contre le Mexique en qualifications.  


Coéquipières

Tabitha Chawinga : “Elle a une intelligence de jeu rare. Elle fait briller les autres.”  

Entraîneurs

Sonia Bompastor : “Sa maturité est impressionnante. Elle est déjà une leader.”  

Journalistes

 “Corventina est plus qu’une joueuse, elle est un symbole de résilience et d’espoir pour Haïti.”  (NDLR)


Une victoire pour Haïti

Le succès de Dumornay est célébré en Haïti comme une victoire collective.  

- Fierté nationale - Son sacre inspire une nouvelle génération de footballeuses.  

- Symbole : Elle devient l’ambassadrice d’un pays en quête de reconnaissance sportive.  


 Perspectives

Ballon d’Or

Avec ses performances, Dumornay est désormais une candidate crédible au Ballon d’Or.  

Développement du football féminin

Son parcours pourrait accélérer les investissements en Haïti.  

Héritage

Elle ouvre la voie à d’autres talents haïtiens.  


Melchie “Corventina” Dumornay n’est pas seulement une joueuse exceptionnelle. Elle est le symbole d’un peuple, d’une jeunesse et d’un rêve devenu réalité. Son sacre à l’UNFP est une étape, mais son horizon est encore plus vaste : la conquête du Ballon d’Or et l’inscription définitive de son nom dans l’histoire du football mondial.  


Crédit :  Andy Limontas 


mercredi 6 mai 2026

Haïti en flammes, diplomatie en fuite, un voyage futile en Italie

Le PM Fils-Aimé au moment de 
son départ pour l'Europe, le 6 Mai
 
(Crédit-Photo: Primature HT)
Alors que Port-au-Prince s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a quitté le pays pour une mission officielle en Italie. Du 8 au 11 mai 2026, il rencontrera des autorités politiques et religieuses à Rome et au Saint-Siège. Mais dans un contexte où les Haïtiens vivent sous la terreur des gangs, privés de services essentiels et abandonnés par leurs institutions, ce déplacement soulève une question brûlante : est-ce vraiment le moment de voyager à l’étranger pour des cérémonies diplomatiques, alors que le pays s’effondre ?


Haïti : un pays en ruines

Depuis plusieurs années, Haïti est devenu le théâtre d’une crise multidimensionnelle :  

- Sécurité : les gangs armés contrôlent plus de 80 % de la capitale, imposant leur loi par la violence. Les enlèvements, les massacres et les viols collectifs sont monnaie courante.  

- Politique : l’État est paralysé, les institutions sont fragilisées, et la confiance du peuple envers ses dirigeants est réduite à néant.  

- Humanitaire : plus de la moitié de la population dépend de l’aide alimentaire, tandis que des milliers de familles vivent dans des camps de fortune après avoir fui les violences.  

- Économie : le chômage et l’inflation galopante plongent les foyers dans une misère insoutenable.  

Dans ce contexte, la priorité devrait être de rester sur le terrain, d’affronter la crise et de proposer des solutions concrètes. Or, le Premier ministre choisit de s’envoler vers l’Europe.


Un voyage qui sonne creux

Officiellement, la mission vise à renforcer les relations bilatérales avec l’Italie et le Saint-Siège, autour de thèmes tels que le développement durable, la coopération humanitaire et la paix. Mais pour une population qui vit dans la peur quotidienne, ces discours apparaissent comme des slogans vides.  

La réalité est brutale : aucune rencontre diplomatique à Rome ne pourra, à court terme, désarmer les gangs, rouvrir les écoles fermées ou garantir l’accès à l’eau potable. Ce voyage ressemble davantage à une fuite qu’à une solution.


Une diplomatie déconnectée du peuple

La diplomatie est certes nécessaire, mais elle ne peut être crédible si elle ignore les urgences nationales. En quittant Haïti dans un moment aussi critique, le Premier ministre donne l’impression d’abandonner son peuple.  

- Symboliquement, ce départ envoie un message désastreux : les dirigeants préfèrent les salons feutrés de Rome aux ruelles ensanglantées de Port-au-Prince.  

- Politiquement, il affaiblit encore la légitimité d’un gouvernement déjà contesté.  

- Pratiquement, il ne produit aucun résultat immédiat pour les Haïtiens qui attendent des mesures de sécurité et de survie.  


Le contraste insupportable

Pendant que la délégation haïtienne participera à des cérémonies de recueillement et à des échanges culturels en Italie, des milliers de familles haïtiennes dormiront à même le sol, sous la menace des balles. Ce contraste illustre l’écart abyssal entre les élites politiques et la population.  

Les Haïtiens n’ont pas besoin de symboles ou de discours sur la paix. Ils ont besoin de sécurité, de nourriture, d’écoles ouvertes et d’hôpitaux fonctionnels. Or, rien dans ce voyage ne répond à ces besoins vitaux.


Une diplomatie de façade

Ce déplacement s’inscrit dans une longue tradition de voyages officiels qui produisent peu de résultats concrets. Les promesses de coopération et de solidarité internationale se répètent, mais sur le terrain, la situation ne cesse de se dégrader.  

La diplomatie haïtienne semble fonctionner comme une vitrine : montrer que le pays existe encore sur la scène internationale, alors qu’à l’intérieur, l’État est en lambeaux. Cette façade ne trompe plus personne.


Les attentes trahies

La population haïtienne attend des dirigeants qu’ils soient présents, qu’ils affrontent la crise et qu’ils proposent des solutions. Or, ce voyage en Italie trahit ces attentes. Il apparaît comme un geste de prestige, déconnecté des réalités.  


Les Haïtiens ne demandent pas des rencontres protocolaires, mais des actions concrètes :  

- Une stratégie claire pour reprendre le contrôle des zones occupées par les gangs.  

- Des mesures pour relancer l’économie et réduire la misère.  

- Une présence constante des dirigeants auprès du peuple.  


Un voyage de trop

La mission officielle du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en Italie illustre le décalage dramatique entre les élites politiques et la population haïtienne. Dans un pays ravagé par la violence et la misère, ce déplacement apparaît comme un voyage de trop, inutile et superflu.  

Au lieu de chercher des solutions dans les salons diplomatiques européens, le gouvernement devrait concentrer ses efforts sur le terrain, là où la survie du peuple est en jeu. Car la véritable diplomatie, celle qui compte, commence par répondre aux besoins urgents de sa propre nation...



Crédit : Andy Limontas avec Radio Internationale d'Haïti 

mercredi 29 avril 2026

Haïti/Jordanie: Dialogue humanitaire entre Joël Lorquet et la princesse Sarah Zeid

 

Le mardi 28 avril 2026, dans un hôtel discret de Pétion-Ville, une rencontre singulière s’est tenue entre l’écrivain haïtien Dr Joël Lorquet et Son Altesse Royale la princesse Sarah Zeid de Jordanie. Organisée dans le cadre de la visite officielle de la princesse en Haïti à l’invitation des Nations Unies, cette audience privée a marqué un moment fort de dialogue autour des défis humanitaires qui secouent le pays.

Les échanges ont porté sur des sujets cruciaux : la santé maternelle et néonatale, la résilience des femmes haïtiennes, et la nécessité d’une mobilisation collective pour sortir Haïti de la crise actuelle.  


Une voix engagée pour les plus vulnérables

Reconnue sur la scène internationale pour son engagement en faveur de la santé des mères et des nouveau-nés, la princesse Sarah Zeid a rappelé l’urgence de protéger les populations les plus fragiles.  

« Les femmes et les enfants doivent être au centre des politiques publiques », a-t-elle insisté, soulignant que l’accès aux soins, à la nutrition et à l’éducation constitue la pierre angulaire du développement durable.  


Dr Joël Lorquet, relais des préoccupations haïtiennes

Écrivain prolifique et figure culturelle respectée, le Dr Joël Lorquet a exprimé sa gratitude envers la princesse pour sa visite dans un contexte difficile marqué par l’insécurité et la fragilité des infrastructures sanitaires.  

« Votre présence est un signe d’espoir pour le peuple haïtien », a-t-il déclaré, admiratif de la simplicité et de l’humilité de son interlocutrice.  

Il a également salué l’idée de collaborer à un projet de recherche scientifique sur la maternité et la santé infantile en Haïti, une initiative proposée par la princesse.  


Les « Madan Sara », héroïnes invisibles

Un hommage particulier a été rendu aux « Madan Sara », ces commerçantes haïtiennes qui assurent la survie économique de milliers de familles.  

La princesse a salué leur courage et leur rôle déterminant dans le tissu social du pays : « Elles incarnent la résilience haïtienne », a-t-elle affirmé.  


Haïti, entre beauté et souffrance

Sarah Zeid a exprimé son admiration pour la richesse culturelle et la beauté naturelle d’Haïti, tout en déplorant les blessures profondes du pays : violence, déplacements forcés et conditions de vie précaires.  

« Haïti est un pays vibrant, mais il souffre », a-t-elle confié, appelant à une mobilisation collective pour inverser la tendance.  


Une royauté loin des clichés

Surpris d’apprendre que la princesse réside à New York, Joël Lorquet l’a interrogée. Avec humour, elle a expliqué que sa vie est loin des clichés royaux : elle vit aux États-Unis en raison du travail de son mari et de la scolarité de leurs enfants, tout en précisant qu’elle ne détient aucun rôle officiel au sein du gouvernement jordanien.  


L’appel à la solidarité internationale

La princesse a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts du peuple haïtien et de ses institutions. Elle a lancé un appel vibrant à la solidarité internationale, insistant sur la nécessité d’une action concertée.  

« Le changement dépend avant tout des Haïtiens eux-mêmes et de leurs dirigeants », a-t-elle martelé.  


Une visite porteuse d’espoir

Cette audience privée s’inscrit dans une série d’activités menées par la princesse en Haïti pour sensibiliser la communauté internationale aux enjeux humanitaires. Elle s’est dite porteuse d’espoir pour l’avenir du pays, insistant sur l’importance de protéger la vie, la santé et le bien-être des femmes et des jeunes filles.  


Un symbole fort pour Haïti

La rencontre entre le Dr Joël Lorquet et Sarah Zeid dépasse le cadre protocolaire. Elle incarne un symbole fort : celui d’un dialogue entre culture et royauté, entre littérature et diplomatie humanitaire.  


Un rendez-vous avec l’avenir

Rappelons, comme nous l'avions mentionné plus haut, la princesse Sarah Zeid a proposé au Dr Joël Lorquet de collaborer à la rédaction d’un ouvrage scientifique consacré aux enjeux de la maternité et de la santé infantile en Haïti.

Le 28 avril 2026 restera comme une date marquante pour ceux qui croient en la renaissance d’Haïti. Ensemble, les deux personnalités ont esquissé une vision : celle d’un pays où les femmes, les enfants et les communautés vulnérables deviennent les piliers d’un avenir meilleur.  



Crédit : Andy Limontas avec Radio Internationale d’Haïti


vendredi 27 mars 2026

Football ⚽️: Les Bleus domptent la Seleção, un succès fondateur à Foxborough

Le jeudi 26 mars 2026, au Gillette Stadium de Foxborough (Massachusetts, États-Unis), la France a signé une victoire de prestige face au Brésil (2-1) dans un match amical qui avait tout d’une répétition générale avant la Coupe du monde. Devant plus de 60 000 spectateurs, les hommes de Didier Deschamps ont montré caractère, talent et solidarité, malgré une expulsion qui aurait pu tout compromettre. Retour détaillé sur une soirée qui restera comme un jalon important dans la préparation des Bleus.


Un cadre symbolique

Le choix du Gillette Stadium n’était pas anodin. Situé près de Boston, ce temple du sport américain accueille habituellement les New England Patriots (NFL) et le New England Revolution (MLS). En programmant ce choc entre deux géants du football mondial aux États-Unis, la Fédération française a voulu tester ses joueurs dans les conditions du futur Mondial 2026, organisé en Amérique du Nord. L’ambiance était électrique, avec une forte communauté brésilienne et française présente dans les tribunes, donnant au match des allures de fête populaire.


Le film du match

Première mi-temps maîtrisée

La France entame la rencontre avec assurance. Dès la 32e minute, Kylian Mbappé, capitaine et leader offensif, ouvre le score d’un geste de classe : lancé en profondeur par Ousmane Dembélé, il ajuste Ederson d’un subtil piqué. Ce but confirme son retour en pleine forme après une blessure au genou et le rapproche du record de buts en sélection détenu par Olivier Giroud.

Le tournant : l’expulsion d’Upamecano
Au retour des vestiaires, le match bascule. À la 55e minute, Dayot Upamecano est expulsé pour une faute sur Raphinha. Réduits à dix, les Bleus doivent réorganiser leur défense et faire preuve d’une solidarité exemplaire. Le Brésil, emmené par Vinícius Jr et Rodrygo, intensifie sa pression.


Ekitike, la révélation

Mais c’est la France qui frappe encore. À la 65e minute, Hugo Ekitike, entré en jeu quelques minutes plus tôt, profite d’un ballon mal dégagé pour inscrire le deuxième but d’une frappe puissante. Ce but, son premier en équipe nationale, illustre la profondeur de banc dont dispose Deschamps.


La réaction brésilienne

Le Brésil ne renonce pas. À la 78e minute, Bremer réduit l’écart de la tête sur corner. La Seleção pousse jusqu’au bout, mais Mike Maignan, impérial dans ses cages, multiplie les arrêts décisifs. La France tient bon et s’impose 2-1.


 Les détails marquants

- Nouveau maillot : Les Bleus ont étrenné leur tunique extérieure vert-de-gris, une couleur audacieuse qui a suscité de nombreux commentaires. 
- Mbappé, capitaine inspiré : Au-delà de son but, il a constamment harangué ses coéquipiers, incarnant le rôle de leader. 
- Solidarité défensive : Après l’expulsion, la France a montré une discipline remarquable, avec un duo Konaté–Saliba solide et un milieu compact. 
- Maignan décisif : Le gardien du Milan AC a rassuré par ses interventions, confirmant qu’il est bien le numéro un incontesté. 


 Analyse tactique

France
- Points forts : efficacité offensive, mental d’acier, capacité à s’adapter en infériorité numérique. 
- Points faibles : fragilité défensive sur coups de pied arrêtés, gestion parfois approximative des transitions. 
- Enseignement : Deschamps dispose d’un groupe riche et varié, capable de résister aux tempêtes. 

Brésil
- Points forts : vivacité des ailiers, créativité offensive, pressing haut. 
- Points faibles : manque de réalisme devant le but, fébrilité défensive sur les phases rapides. 
- Enseignement : La Seleção doit encore trouver plus de cohésion pour espérer décrocher un sixième titre mondial. 


Les réactions des joueurs

Kylian Mbappé, capitaine inspiré
Auteur du premier but, Mbappé a livré ses impressions après le match : 
« On voulait montrer que nous étions prêts pour le Mondial. Marquer contre le Brésil, c’est toujours spécial. Mais ce que je retiens, c’est la force collective après l’expulsion. On a prouvé qu’on pouvait souffrir ensemble et gagner. »


Hugo Ekitike, la révélation

Le jeune attaquant, buteur décisif, n’a pas caché son émotion : 
« C’est un rêve d’enfant. Entrer contre le Brésil et marquer, c’est indescriptible. Je remercie le coach pour sa confiance. Ce but, je le dédie à ma famille et à tous ceux qui m’ont soutenu. »


Mike Maignan, le dernier rempart

Le gardien, auteur de plusieurs arrêts décisifs, a souligné l’importance du mental : 
« On savait que le Brésil allait pousser. Mais on est restés concentrés, solidaires. Ce genre de match forge une équipe. »


 Les tribunes en fusion

- Côté français : Les supporters ont chanté « La Marseillaise » à pleins poumons, transformant une partie du stade en bastion bleu-blanc-rouge. 
- Côté brésilien : Les tambours et les chants samba ont résonné sans relâche, donnant au match une atmosphère festive malgré la défaite. 
- Côté neutre : Les Américains présents ont savouré le spectacle, découvrant la passion unique du football international. 


 Perspectives

Cette victoire est plus qu’un simple succès amical. Elle envoie un message fort : la France est prête à affronter les meilleures nations dans des conditions difficiles. Elle confirme aussi l’émergence de nouveaux talents comme Ekitike, capables de faire la différence dans les grands rendez-vous. Pour Deschamps, c’est une validation de ses choix tactiques et de la profondeur de son effectif.

Du côté brésilien, cette défaite rappelle que le chemin vers la Coupe du monde sera semé d’embûches. L’équipe de Dorival Júnior possède des individualités brillantes, mais doit encore transformer son potentiel en efficacité collective.


Le 26 mars 2026 restera comme une date clé dans la préparation des Bleus. En battant le Brésil 2-1 à Foxborough, malgré une expulsion, la France a prouvé qu’elle possédait le mental, le talent et la cohésion nécessaires pour viser haut lors du Mondial. Ce match, au-delà du score, a offert une démonstration de force et une promesse : celle d’une équipe prête à écrire une nouvelle page de son histoire.


Résumé en chiffres :
- Lieu : Gillette Stadium, Foxborough (USA) 
- Score : Brésil 1 – 2 France 
- Buteurs : Mbappé (32’), Ekitike (65’), Bremer (78’) 
- Expulsion : Upamecano (55’) 



Crédit: Andy Limontas

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or !?

Melchie Daëlle "Corventina" Dumornay : l’étoile haïtienne qui rêve du Ballon d’or Des débuts modestes à Mirebalais   Née en 2003 à...