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jeudi 2 juillet 2026

🇵🇹 Portugal au bout du suspense: Ronaldo et Ramos crucifient la Croatie !

 

Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en battant la Croatie 2-1 dans un match haletant disputé dans la nuit du jeudi 2 juillet au BMO Field de Toronto. Cristiano Ronaldo et Gonçalo Ramos ont été les héros d’une rencontre marquée par le suspense et la VAR.


Le film du match

Ouverture croate : Ivan Perišić a donné l’avantage aux Vatreni à la 53e minute, profitant d’une défense portugaise mal alignée.

Réaction lusitanienne : Cristiano Ronaldo, toujours décisif à 41 ans, a égalisé sur penalty à la 68e minute.

Dénouement dramatique : Alors que la Croatie pensait arracher la prolongation grâce à un but de Josko Gvardiol dans le temps additionnel, la VAR a annulé l’action pour hors-jeu. Dans la foulée, Gonçalo Ramos a inscrit le but de la victoire à la 90+4e minute.


Duel de légendes

Ce match a aussi été marqué par l’affrontement entre deux icônes du football mondial : Cristiano Ronaldo et Luka Modrić. À 41 et 40 ans respectivement, les deux capitaines ont probablement disputé leur dernier duel en Coupe du monde. Modrić, finaliste en 2018 et demi-finaliste en 2022, pourrait avoir joué son ultime match international, laissant une page d’histoire se tourner.

Analyse

Suspense total : Le Portugal a souffert mais a su renverser la situation grâce à son expérience et à la fraîcheur de ses remplaçants.

VAR décisive : L’annulation du but croate a changé le destin du match, provoquant la colère des supporters des Vatreni.

Qualification assurée : Les Lusitaniens décrochent leur billet pour les huitièmes de finale, où ils affronteront l’Espagne le lundi 6 juillet à Dallas.

Faits marquants

Élément Détail
Lieu BMO Field, Toronto
Spectateurs Environ 30 000
Arbitre Anthony Taylor (Angleterre)
Buteurs Perišić (53e), Ronaldo (68e), Ramos (90+4e)
VAR : Hors-jeu de Gvardiol dans le temps additionnel

Prochain adversaire Espagne (6 juillet, Dallas)

Le Portugal a tremblé mais s’est imposé dans la douleur. Ronaldo continue d’écrire sa légende, tandis que Ramos confirme son rôle de joker décisif. La Croatie, valeureuse mais malheureuse, quitte la compétition sur une note amère. Le choc ibérique Portugal–Espagne promet déjà d’être l’un des sommets de ces huitièmes de finale.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti (RIH)

jeudi 25 juin 2026

CDM 2026⚽: Le panache d'un perdant qui dénie

 

LE PANACHE D'UN PERDANT QUI DÉNIE

Dès le coup d'envoi, Isidor et Lenny Joseph se sont jetés comme des loups affamés sur les défenseurs marocains, leurs proies désignées. Derrière eux,   Providence, Bellegarde, D. Jean-Jacques, et Casimir n'étaient pas en reste. Le projet était donc de laisser aux vestiaires complexes d'infériorité et conservatisme  tactique. Ce à quoi ont pleinement adhéré Martin Expérience, le meilleur des Grenadiers sur l'ensemble des trois matchs, H. Delcroix l'imperturbable, Adé et Kevin Duverne préféré à Arcus au poste de latéral droit. 


Mais nous nous sommes rendu compte bien vite aussi que l'adversaire est un numéro 7 mondial méritant, celui-là même qui, le 13 juin, avait proprement dominé le Brésil dans le jeu, un Brésil tout heureux de s'en sortir avec un nul (1-1). Que vit-on, en effet? Un football de mouvement, de précision, d'intelligence. Un football d'académie et d'art populaire. Sans fioritures. La beauté étant dans la chose elle-même. La plus grande adversité à laquelle la Sélection Diaspora ait été exposée. Nous fûmes poussés jusqu'à nos dernières limites défensives. Ce n' est pas Placide qui contredira ces stats publiés par Bestsoccer: 8 arrêts difficiles sur un total de 22 tirs marocains, dont 11 cadrés contre 9 au total de notre côté, dont 2 cadrés; et sous les yeux de notre gardien, 26 dégagements et 25 tacles par notre bloc défensif; 479 passes marocaines, 198 haïtiennes; 9 corners pour eux, 1 pour nous.


Ce fut aux questions de la supériorité marocaine de ces datas que devaient répondre les nôtres. Ils le firent avec panache en ouvrant la marque par une pichenette de l'intérieur du pied droit, en translation par rapport au pied d'appui du protagoniste. Sur le coup, la chance nous sourit puisque le ballon de L. Joseph, malgré la grâce du geste, se dirigeait hors du cadre quand il se heurta sur le dos de Bounou le portier marocain, alors en perdition, et traversa la ligne de but. Officiellement: but du portier marocain contre son camp.


Un but d'ouverture de score, on le sait, est promesse de victoire. Dans le cas de celui de Lenny Joseph, un enjeu intermédiaire nous taraudait l'esprit, au moins un but, au moins deux, comme en 1974. Mieux qu'en 1974, au bout du compte, nous en avons fait au chapitre "but encaissé": six de moins, qu'en 1974 (14), donc 8 en cette édition de 2026. 


Mieux encore, une production d'ensemble plus consistante et un but venu d'ailleurs, celui du 2-1 d'Isidor aussi excitant et spectaculaire que celui de Manno Sanon contre Zoff, moins la passe majestueuse de P. Vorbe. Et pourtant! Manno Kant donne la clef de la compréhension du beau: le plaisir éprouvé à la vue de l'objet. Quand il s'agit d'une œuvre d'art - le but d'Isidor en est un - nous faisons appel à notre imagination et à notre entendement, donc notre faculté de juger et de classer les objets, pour prolonger le plaisir. D'où, nous sommes capables, sans visionnage du film, de recomposer le centre de Providence, la rage de Lenny Joseph qui gêne le défenseur central Halal obligé de dégager à l'emporte-pièce; après une tête marocaine, récupération de la tête de Duverne à son tour, remise, tout près de lui, par son pied gauche, à Isidor, qui laisse le ballon se frotter sur l'intérieur de son pied droit, à 25 mètres du but marocain, fixe son pied gauche au sol, déploie ses longs bras comme les ailes d'un albatros, bande sa jambe droite, tous les muscles du corps convergeant vers le coup du pied, équilibre parfait et relâchement, bouuuuummm! Bounou se détend en antimissile mais le ballon frappé par l'Haïtien est un éclair : Haïti mène 2-1. Panache.

Nous perdrons in fine 2-4. 


Nous retenons la résistance des nôtres et  leur panache; nous dénions presque la défaite. À nous l'avenir.



Crédit : Patrice Dumont

25 juin 2026

lundi 22 juin 2026

⚽ Messi, légende vivante : l’Argentine en route vers la gloire

 

La place de Messi dans l’histoire

Lionel Messi n’est plus seulement un joueur exceptionnel, il est désormais une figure historique du football mondial. Avec ses 18 buts en Coupe du monde, il dépasse les records établis par des icônes comme Miroslav Klose ou Ronaldo. Ce doublé contre l’Autriche le propulse dans une dimension où peu d’athlètes ont accès : celle des immortels du sport.

Messi incarne :

  • La longévité : présent au plus haut niveau depuis près de deux décennies.

  • La régularité : toujours décisif dans les grands rendez-vous.

  • L’inspiration : un modèle pour des générations de footballeurs.

Forces de l’Argentine

  • Solidité défensive : une arrière-garde disciplinée qui n’a pas concédé d’occasions franches contre l’Autriche.

  • Milieu créatif : Paredes et De Paul assurent la transition rapide entre récupération et attaque.

  • Efficacité offensive : Messi, Lautaro Martínez et Di María forment un trio redoutable.

Faiblesses à surveiller

  • Dépendance à Messi : l’équipe repose encore trop sur son génie individuel.

  • Manque de profondeur : les remplaçants n’offrent pas toujours le même niveau de performance.

  • Pression psychologique : les attentes sont énormes, ce qui peut peser dans les moments décisifs.

Vers les seizièmes

Avec cette victoire, l’Argentine aborde les phases à élimination directe en position de force. Mais pour aller au bout, elle devra prouver qu’elle peut gagner même lorsque Messi n’est pas au sommet. La question est désormais : l’Albiceleste saura-t-elle transformer son talent en un nouveau sacre mondial ?


Crédit : Radio Internationale d'Haïti

dimanche 21 juin 2026

Inauguration de la plus haute statue de Lionel Messi en Argentine

Inauguration de la plus haute statue de Lionel Messi en Argentine

Le mardi 16 juin 2026, la ville de Cutral Co, dans la province de Neuquén, a vibré au rythme d’un événement historique : l’inauguration de la plus haute statue au monde consacrée à Lionel Messi. Culminant à 26 mètres et pesant près de 70 tonnes, l’œuvre monumentale réalisée par l’artiste Aldo Beroisa s’impose comme un symbole de fierté nationale et une nouvelle attraction touristique majeure.


 Une cérémonie populaire et émouvante

L’inauguration s’est déroulée dans une atmosphère festive. Des milliers d’habitants et de visiteurs se sont rassemblés autour du monument, entonnant l’hymne national argentin. Les autorités locales ont pris la parole pour rappeler l’importance de Messi dans l’histoire du football et pour souligner le rôle de Cutral Co comme capitale provinciale des monuments.

Les applaudissements nourris et les chants des supporters ont transformé la cérémonie en véritable célébration populaire. Pour beaucoup, cette statue est plus qu’une œuvre d’art : elle est un hommage vivant à un joueur qui a porté haut les couleurs de l’Argentine.


 Impact touristique et culturel

La statue, installée le long de la route nationale 22, devrait rapidement devenir un point de passage incontournable pour les voyageurs en Patagonie. Les autorités locales misent sur une hausse significative du tourisme, avec des retombées économiques pour la région.

Cutral Co, déjà réputée pour ses monuments imposants, renforce ainsi son image de ville culturelle et patrimoniale. L’œuvre de Beroisa s’ajoute à une série de sculptures qui font de la cité un musée à ciel ouvert.


⚽ Un hommage à l’icône mondiale

Au-delà de l’impact touristique, cette statue illustre la reconnaissance d’un peuple envers Lionel Messi. Champion du monde en 2022, Messi est considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire. Son effigie géante incarne l’admiration et l’amour d’une nation pour son héros, au moment même où l’Argentine entame son parcours au Mondial 2026.

Crédit : Radio Internationale d'Haïti (RIH)

mardi 2 juin 2026

Mondial 2026 : 48 nations, 16 villes, trois pays, entre hébergements et rêves

 Mondial 2026 : 48 nations, 16 villes, trois pays — entre hébergements et rêves

 Une Coupe du Monde historique  



La Coupe du Monde 2026 marquera une première : 48 sélections nationales engagées, réparties dans 16 villes hôtes à travers trois pays — les États-Unis, le Mexique et le Canada. Ce format élargi promet une fête planétaire sans précédent, avec des millions de supporters attendus sur le continent nord-américain. Les villes hôtes, soigneusement sélectionnées par la FIFA, offriront aux équipes des infrastructures modernes, des stades gigantesques et des hôtels sécurisés pour garantir confort et performance.

 

 Les villes hôtes

Mexique : Mexico City (Estadio Azteca), Monterrey (Estadio BBVA), Guadalajara (Estadio Akron).

Canada : Toronto (BMO Field), Vancouver (BC Place).

États-Unis : Atlanta, Boston, Dallas, Houston, Kansas City, Los Angeles, Miami, New York/New Jersey, Philadelphie, San Francisco Bay Area, Seattle.

Chaque ville se prépare à accueillir une partie des 48 sélections, avec des centres d’entraînement réservés et des hôtels 3 à 5 étoiles mobilisés pour l’occasion.

 

🇭🇹 Haïti, une sélection attendue  


Pour Haïti, cette Coupe du Monde représente bien plus qu’une compétition sportive : c’est une renaissance symbolique. Les Grenadiers, portés par une diaspora dynamique, trouveront un soutien massif aux États-Unis, où vit une importante communauté haïtienne.

Miami : véritable capitale de la diaspora haïtienne, avec Little Haiti comme cœur battant. Les supporters y préparent déjà des festivités, des concerts et des rassemblements pour accompagner l’équipe.

New York/New Jersey : autre bastion de la communauté haïtienne, où les drapeaux bleu et rouge flotteront dans les rues de Brooklyn et du Bronx.

Boston : ville universitaire et culturelle, également marquée par une forte présence haïtienne, qui promet des tribunes vibrantes.

 

Supporters et culture haïtienne aux USA  


La diaspora haïtienne aux États-Unis ne se contentera pas de remplir les stades : elle transformera cette Coupe du Monde en une célébration culturelle.

Des fan zones aux couleurs haïtiennes seront organisées à Miami et New York.

Les radios communautaires et les médias haïtiens diffuseront en direct les matchs, créant un pont entre Port-au-Prince et les grandes métropoles américaines.

Les artistes haïtiens, musiciens et danseurs, participeront à des événements parallèles pour faire rayonner la culture du pays.

 

 Logistique et défis  


La sélection haïtienne devra composer avec :

Des déplacements fréquents entre villes hôtes, parfois éloignées de plusieurs milliers de kilomètres.

Des conditions climatiques variées : chaleur humide de Miami, fraîcheur océanique de Seattle, altitude de Mexico.

La nécessité de maintenir une cohésion et une préparation optimale malgré la diversité des environnements.

 

 Symbolique et espoir  


Pour Haïti, participer à ce Mondial est une victoire en soi. Dans un pays marqué par des crises politiques et sociales, le football reste un vecteur d’unité et de fierté nationale. Les Grenadiers porteront haut les couleurs du drapeau, et chaque match sera vécu comme une bataille pour l’honneur. La diaspora, en se mobilisant massivement, rappellera que Haïti est bien plus qu’une nation en difficulté : c’est un peuple résilient, passionné et prêt à vibrer au rythme du ballon rond.

 
La Coupe du Monde 2026 sera une mosaïque de cultures et de passions. Pour Haïti, elle sera l’occasion de montrer au monde sa force, ses talents et l’énergie de ses supporters. Dans les rues de Miami, New York et Boston, les chants haïtiens résonneront comme une promesse : Haïti est là, et son rêve mondialiste continue.



Crédit ✍️:  Andy Limontas, journaliste haïtien









samedi 30 mai 2026

LDC/Football ⚽ : Le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale

LDC/Football ⚽ : Le PSG s'offre une deuxième Ligue des champions d'affilée en battant Arsenal en finale

Le PSG a réussi l'exploit de remporter une deuxième Ligue des champions d'affilée, une première pour un club français, en dominant Arsenal en finale à l'issue de la séance de tirs au but (1-1 a.p., 4 t.a.b à 3) samedi à Budapest.

Paris réédite ainsi la performance du Real Madrid, dernière formation à s'être adjugée deux Ligues des champions d'affilée, les Madrilènes dirigés par Zinédine Zidane ayant même fait mieux avec trois C1 entre 2016 et 2018.

Arsenal a ouvert le score par Kai Havertz dès la 6e minute de jeu mais Ousmane Dembélé a égalisé pour Paris sur penalty à la 65e minute. Tout s'est ensuite décanté au cours des tirs au but, le défenseur brésilien d'Arsenal Gabriel ratant sa tentative pour offrir une deuxième étoile aux Parisiens.

Après un parcours impressionnant et des qualifications de prestige contre des géants comme Liverpool ou le Bayern Munich, les Parisiens ont ainsi brisé le verrou des Gunners, qui n'avaient encaissé que six buts cette saison en C1 avant la finale.

Après s'être adjugés la Supercoupe d'Europe, la Coupe Intercontinentale, le Trophée des champions et un 14e titre de champion de France, les joueurs de Luis Enrique ont donc ajouté un nouveau trophée à leur palmarès cette saison.

Luis Enrique s'offre de son côté une troisième Ligue des champions en tant qu'entraîneur après celles de 2015 (à la tête du FC Barcelone) et de 2025 avec le PSG, rejoignant dans les annales Pep Guardiola, Bob Paisley et Zinédine Zidane, également victorieux à trois reprises. Le record est détenu par l'Italien Carlo Ancelotti avec cinq succès.


Crédit : Radio Internationale d'Haïti avec AFP

vendredi 29 mai 2026

Washington impose son sceau sur Port-au-Prince, un soutien qui interroge

 Washington impose son sceau sur Port-au-Prince : un soutien qui interroge

Port-au-Prince, 29 mai 2026.  

La visite du Vice-secrétaire d’État américain Christopher Landau au Palais National, aux côtés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a été présentée comme un moment historique. Washington aurait scellé un « pacte indéfectible » avec le chef du gouvernement haïtien, affichant un soutien total et exclusif. Mais derrière cette mise en scène diplomatique, les interrogations abondent : s’agit-il d’un véritable engagement pour la souveraineté d’Haïti ou d’une tutelle politique assumée par les États-Unis ?


Une alliance affichée, une dépendance renforcée

Le discours officiel insiste sur la « clarté » américaine : restaurer l’autorité de l’État, démanteler les réseaux criminels et stabiliser les institutions. Pourtant, cette rhétorique masque une réalité plus complexe. L’alignement absolu de Washington derrière un seul homme concentre le pouvoir et fragilise l’idée d’un processus démocratique pluraliste. La promesse d’« élections libres et souveraines » paraît paradoxale, tant l’appui américain semble conditionner la légitimité du gouvernement.


Victoires sécuritaires ou communication politique ?

Le Premier ministre a vanté des « victoires concrètes » : reconquête de zones stratégiques, sanctuarisation du Palais National, montée en puissance des forces de sécurité. Mais ces annonces relèvent davantage d’une communication politique que d’une transformation tangible du quotidien des Haïtiens. La capitale reste marquée par l’insécurité, et la population peine à percevoir les effets réels de cette prétendue reprise en main.


Une mise en scène diplomatique

La visite de Landau, accompagné du Chargé d’Affaires Henry T. Wooster, s’est déroulée dans des lieux hautement symboliques comme le Champ de Mars. Plus qu’une inspection, il s’agit d’une démonstration de force : montrer que Washington « constate » la reprise en main. Mais cette scénographie interroge : est-ce une validation internationale ou une intrusion dans la souveraineté nationale ?


Le risque d’un pacte asymétrique

Qualifier cette rencontre de « pacte indéboulonnable » entre Port-au-Prince et Washington revient à admettre une dépendance structurelle. Derrière les mots de coopération et de stabilité, se dessine une relation asymétrique où Haïti apparaît davantage comme un terrain d’expérimentation sécuritaire que comme un partenaire égal. Le programme bilatéral P4000, présenté comme décisif, illustre cette logique : une militarisation appuyée par l’étranger, au détriment d’une reconstruction politique endogène.

En définitive, cette visite diplomatique, loin d’être un simple geste de solidarité, révèle la fragilité de l’État haïtien et la mainmise croissante de Washington sur son avenir. L’alliance proclamée ressemble moins à un partenariat qu’à une tutelle, posant une question centrale : Haïti peut-elle réellement rebâtir une démocratie stable sous la direction exclusive d’un Premier ministre adoubé par une puissance étrangère ?

La situation sécuritaire en Haïti reste catastrophique malgré les annonces de victoire du gouvernement : plus de 1 600 morts en trois mois, des violences sexuelles massives et une dépendance accrue vis-à-vis de Washington. Les enjeux de souveraineté sont au cœur du débat, car l’appui américain vise autant à stabiliser qu’à contrôler la transition politique.


 Impact sécuritaire : une crise persistante

Plus de 1 642 morts et 745 blessés entre janvier et mars 2026, selon l’ONU 

Les gangs contrôlent encore près de 80 % de Port-au-Prince, utilisant enlèvements, extorsions et violences sexuelles comme instruments de domination 

Les opérations de la Police nationale et de la Force de répression des gangs ont limité l’expansion territoriale, mais 69 % des victimes recensées proviennent des opérations de sécurité elles-mêmes, parfois appuyées par des sociétés militaires privées utilisant des drones 

Les violences s’étendent au-delà de la capitale, notamment dans l’Artibonite, où des attaques coordonnées ont fait 83 morts en mars 2026 


🇭🇹 Enjeux de souveraineté : une transition sous tutelle

Haïti n’a ni président ni parlement élus depuis 2021, et le pouvoir est exercé par des figures transitionnelles 

Le Conseil présidentiel de transition a expiré en février 2026, laissant le Premier ministre Fils-Aimé comme figure centrale, mais contestée

Les débats internes sur la gouvernance révèlent une fracture : certains partis réclament un collège présidentiel ou une alternative au Premier ministre, tandis que Washington insiste sur son maintien.

La souveraineté est fragilisée par la dépendance aux forces internationales et aux financements étrangers, qui conditionnent la stabilité politique.


🇺🇲 Stratégie américaine : stabiliser ou contrôler ?

Les États-Unis définissent leur objectif principal en Haïti comme éviter l’effondrement de l’État et prévenir une vague migratoire vers leurs côtes 

Plus de 698 millions de dollars d’aide sécuritaire et humanitaire ont été engagés en 2024–2025, avec une priorité donnée à la lutte contre les gangs 

Washington soutient le Pacte pour refonder la stabilité nationale, présenté comme une avancée démocratique, mais qui concentre le pouvoir autour du Premier ministre 

La diplomatie américaine insiste sur une direction « puissante et cohérente » incarnée par Fils-Aimé, tout en réduisant le mandat du BINUH pour recentrer l’ONU sur la sécurité et les élections 


 Risques et contradictions

Militarisation excessive : la dépendance aux forces étrangères et aux drones accroît les risques de bavures et d’exécutions sommaires.

Souveraineté compromise : l’alignement exclusif sur Washington marginalise les autres acteurs politiques haïtiens.

Élections incertaines : sans amélioration significative de la sécurité, la tenue d’élections libres en 2027 reste hautement improbable.

Population en otage : les Haïtiens subissent à la fois la violence des gangs et les abus des forces censées les protéger.


En somme, l’appui américain à Alix Didier Fils-Aimé apparaît moins comme une garantie de stabilité que comme une mise sous tutelle politique et sécuritaire. La question centrale demeure : Haïti peut-il reconstruire une démocratie souveraine quand sa survie dépend d’une stratégie étrangère centrée sur la sécurité et la migration ?




Crédit :  Andy Limontas

🇵🇹 Portugal au bout du suspense: Ronaldo et Ramos crucifient la Croatie !

  Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 en battant la Croatie 2-1 dans un match haletant disputé...