Origines et parcours
Née en 1993 à Aquin, dans le département du Sud, Haïti, Martine Phèbé, Thòya pour le Peuple haïtien et antillais, a grandi dans un environnement où traditions populaires et défis contemporains cohabitent. Très tôt, elle s’est intéressée aux questions de justice et de citoyenneté, ce qui l’a conduite à entreprendre des études en droit. Mais au-delà des codes juridiques, elle a compris que la véritable justice se joue aussi dans la mémoire collective et la transmission culturelle.En 2017, elle lance Thòy’Art, une initiative citoyenne et artistique qui deviendra son projet phare.
Le projet Thòy’Art : Une réponse à la crise identitaire
Thòy’Art est né d’un constat simple mais alarmant : Haïti traverse une crise identitaire profonde. Les jeunes générations, confrontées à la pauvreté, à l’instabilité politique et à l’exode massif, risquent de perdre le lien avec leurs racines. Martine Phèbé a voulu offrir une alternative, un espace où l’art devient un outil de mémoire et de résistance.
Le projet se déploie autour de plusieurs axes :
- Éducation culturelle : ateliers, conférences et activités destinées à sensibiliser les jeunes à l’histoire et aux traditions haïtiennes.
- Création artistique : performances, expositions et œuvres qui mettent en valeur la richesse culturelle du pays.
- Engagement écologique : actions de sensibilisation sur la préservation de l’environnement, lié à la survie culturelle et identitaire.
Une militante de la mémoire
Thòya se définit comme une sentinelle de la mémoire. Pour elle, l’histoire d’Haïti, riche en luttes et en victoires, doit être transmise aux jeunes générations pour éviter l’oubli et la résignation. Elle insiste sur le fait que la mémoire n’est pas seulement un devoir, mais une arme pacifique capable de transformer les consciences.La tournée promotionnelle en France (fin 2025)
Organisation invitante et objectifs
À la fin de l’année 2025, Martine Phèbé a franchi une nouvelle étape dans son parcours en effectuant une tournée promotionnelle en France. Cette tournée a été organisée par l’ "Institut Français d'Haïti", en partenariat avec des associations de la diaspora haïtienne telles que "Haïti Futur" et le "Collectif Mémoire et Résistance".
L’objectif était clair :
Ambiance des événements
À Paris, la première conférence s’est tenue dans une salle comble du Centre Pompidou. Le public, composé d’étudiants, de chercheurs, de membres de la diaspora et de curieux, a écouté Thòya parler de la mémoire comme « un feu sacré qu’il faut entretenir ». Les applaudissements nourris ont montré que son message trouvait un écho bien au-delà des frontières haïtiennes.
À Lyon, une performance intitulée Mémoire en flammes a mêlé poésie, musique et arts visuels. Les spectateurs ont été saisis par la force des images et des mots, qui évoquaient la lutte des ancêtres haïtiens pour la liberté. Certains ont témoigné avoir ressenti « une vibration identitaire universelle ».
À Marseille, la rencontre avec la diaspora a pris des allures de retrouvailles familiales. Les échanges ont porté sur la transmission culturelle aux enfants nés en France, et sur la nécessité de maintenir vivante la mémoire haïtienne malgré la distance.
Impact médiatique et partenariats
La tournée a bénéficié d’une large couverture médiatique. Des journaux culturels français ont salué « la pertinence et l’originalité » du projet Thòy’Art. Des partenariats ont été amorcés avec des institutions éducatives et artistiques françaises, ouvrant la voie à des collaborations futures.
Défis et obstacles
Thòy’Art et la jeunesse : une relation maternelle
Mètrès Thòya se présente souvent comme une mère spirituelle pour la jeunesse haïtienne. Elle accompagne les jeunes dans leur quête identitaire, leur offrant des repères et des outils pour comprendre leur histoire. Cette dimension éducative est au cœur de son projet.
Une vision de renaissance identitaire
Au-delà de l’art et de la mémoire, Thòy’Art incarne une vision de renaissance identitaire. Martine Phèbe croit que la transformation sociale passe par la réappropriation des valeurs culturelles et la transmission des savoirs ancestraux.
En guise de conclusion partielle...
À travers elles, c’est toute Haïti qui se dresse, fière et indomptable, rappelant au monde que la liberté n’est pas un don, mais une conquête. Leur combat est une rivière qui ne tarit pas : elle irrigue les terres de l’espérance, elle nourrit les racines de la dignité, elle fait refleurir la fierté d’antan.
Le Mouvman Solidayiti s’engage à soutenir ces voix, à amplifier leur écho, à marcher dans leurs pas. Car chaque geste de résistance, chaque cri de justice, chaque souffle de solidarité est une pierre ajoutée à l’édifice d’un avenir nouveau.
Haïti, première république noire indépendante de la planète, porte en elle l’héritage des héros de 1804. Cet héritage n’est pas poussière du passé : il est braise ardente, il est flamme qui brûle encore, il est appel à se tenir debout, à refuser l’oubli, à proclamer haut et fort que la dignité ne se négocie pas.
Ainsi, en dignes héritiers de ces héros, nous continuerons à brandir le drapeau de la liberté, à chanter l’hymne de la solidarité, à bâtir la maison de l’espérance. Et lorsque les vents contraires souffleront, lorsque les ténèbres tenteront de recouvrir la terre, nous rappellerons que Haïti est née de la lumière, qu’elle est fille de la victoire, et qu’elle ne cessera jamais de choisir la vie, la dignité et l’espérance.
Car Haïti n’est pas seulement une nation : elle est un symbole, une étoile qui brille pour tous les peuples en quête de justice. Et tant que cette étoile scintillera, le Mouvman Solidayiti sera là, fidèle, ardent, poétique, pour rappeler que l’histoire d’Haïti est une promesse : la promesse que la liberté, une fois conquise, ne s’éteint jamais. »
Tiens bon, Martine Phèbé, chère Thòya, les dignes filles et fils d'Haïti sont fiers de toi 🙏!
Tu n'es pas seule dans ce combat !🪘🪘🪘
Crédit : Andy Limontas






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