Après deux lourdes défaites face au Japon et à l’Australie, l’équipe féminine haïtienne termine la fenêtre FIFA d’octobre avec plus de questions que de certitudes. À quelques semaines d’un rendez-vous décisif contre le Mexique, les choix tactiques de Pia Sundhage et l’identité de jeu des Grenadières suscitent de vives interrogations.
Deux matchs, deux défaites, douze buts encaissés et seulement deux inscrits. Voilà le bilan d’Haïti lors de cette fenêtre FIFA d’octobre. Certes, le Japon et l’Australie figurent parmi les meilleures nations du football féminin mondial et leur supériorité ne fait guère de doute. Mais les revers concédés (5-1 puis 7-1) vont bien au-delà d’un simple écart de niveau.
Car au-delà des résultats, ce sont surtout les choix de la sélectionneuse Pia Sundhage qui interpellent. À quelques semaines d’un match crucial contre le Mexique, une question revient avec insistance : quelle est réellement l’identité de jeu des Grenadières ?
Le système en 3-4-2-1 privilégié par la technicienne suédoise ne semble pas permettre à l’équipe d’exploiter pleinement ses qualités. Pire encore, les mêmes difficultés défensives réapparaissent de match en match sans qu’aucun ajustement significatif ne soit observé. Lorsque les problèmes deviennent récurrents, il est pourtant du devoir d’un entraîneur de corriger le tir.
Le positionnement de certaines joueuses soulève également des interrogations. Voir Batcheba Louis évoluer comme piston droit, ou encore Laurie-Ann et Chelsea Domond occuper le couloir gauche contre le Japon et l’Australie, est loin de faire l’unanimité. Ces choix donnent parfois l’impression que plusieurs cadres évoluent loin de leurs zones de confort et de leurs points forts.
Autre point préoccupant : la gestion des changements en cours de rencontre. Les remplacements sont censés apporter des solutions, corriger des lacunes ou relancer une équipe en difficulté. Or, lors de ces deux rencontres, les modifications effectuées n’ont pas permis à Haïti de renverser la dynamique ni même de limiter les dégâts.
Le 28 novembre prochain, les Grenadières retrouveront le Mexique pour un rendez-vous qui pourrait déjà s’avérer déterminant. Pour espérer rivaliser, Haïti devra afficher davantage de solidité défensive, retrouver de la cohérence dans son animation tactique et surtout placer ses meilleures joueuses dans les rôles où elles sont le plus performantes.
Pia Sundhage mérite d’être évaluée sur ses choix et sur les résultats qui en découlent. Les défaites contre le Japon et l’Australie peuvent servir d’apprentissage. Mais si les mêmes erreurs se répètent face au Mexique, le réveil risque d’être brutal et les ambitions haïtiennes pourraient en payer le prix fort.
Crédit : Radio Internationale d'Haïti - RIH

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire