L’ÉTRANGER QUI VIT EN HAÏTI EST UN ESPION, ET L’HAÏTIEN QUI FUIT HAÏTI EST UN MODÈLE...
Dans la société haïtienne, l’Haïtien peut vivre à Miami, à Montréal, à Paris, à Londres, à Madrid, à São Paulo, à Mexico, à Santo Domingo, aux Bahamas, au Suriname, au Chili, aux îles Turks & Caicos, en Guyane Française, en Guadeloupe, à la Martinique, ou n’importe où ailleurs sur la planète, sans jamais être suspect.
Mais quand un étranger décide de vivre en Haïti, d’y manger, d’y parler le créole comme les Haïtiens, d’y rester et d’aimer le pays publiquement, il devient aussitôt un infiltré, un espion, un agent double, ou encore un « blan pa bon ». Cette logique n’obéit à aucune règle rationnelle tout en relevant du réflexe, du traumatisme et d’une méfiance devenue une culture et un symptôme national.
Frère Joël TRIMBLE est le miroir qui dérange, non pas parce qu’il accuse, mais parce qu’il montre les bonnes choses d'Haiti. Ce qu’il montre met mal à l’aise tous ceux qui ont cessé d’assumer Haïti tout en prétendant de la défendre.
FRÈRE JOËL : LA PROMOTION D’HAÏTI SANS BUDGET, SANS ONG, SANS DISCOURS
Frère Joël TRIMBLE ne dispose pas de millions, de projets subventionnés et de structures lourdes. Il lui suffit d’un plat de riz, d’un œuf, d’un sourire et d’une caméra. Et Haïti respire. Il montre le pays tel qu’il est avec une empathie très humaine, très vivante, chaleureuse et digne. Il donne envie de revenir, de rester et de réconcilier l’image d’Haïti avec la réalité de son peuple.
Beaucoup d’Haïtiens ne font pas pour Haïti le dixième de ce que cet homme accomplit, gratuitement, par sa conviction et son attachement réel à cette grande Nation.
JOËL ET YVONNE TRIMBLE : 40 ANS EN HAÏTI, TOUJOURS «PAS ASSEZ HAÏTIENS »
Frère Joël et son épouse Yvonne TRIMBLE ne sont pas des touristes humanitaires. Ils ne sont pas venus de voir Haïti, ou de tester un projet. Ils sont venus vivre en Haïti, sont restés et y sont enracinés. Depuis 1981, ils vivent dans un pays où beaucoup de nationaux organisent leur départ dès l’enfance pour fuir Haiti à tout prix. Ils fondent une église de 7 000 fidèles bien avant le départ de l'ancien régime de Jean-Claude DUVALIER en 1986.En 2005, ils investissent leurs propres moyens dans la télévision et lancent l’émission La Bonne Nouvèl, aujourd’hui forte de plus de 90 épisodes diffusés sur 80 chaînes en Haïti et aux États-Unis d'Amérique. En 2010, après le violent tremblement de terre de 35 secondes d'une magnitude 7.0 sur l’échelle de Richter, alors que l’État haïtien est absent et que la peur domine, ils organisent une croisade de 100 000 personnes devant les ruines du Palais national.
Malgré cela, nombreux haitiens dépourvus d'esprit d'ouverture continuent de dire, sans aucun argument solide « Misye pa bon. Se yon ajan ameriken» La faute de Frère Joël TRIMBLE est simple parce qu'il s’est adapté comme les Haïtiens. Il mange sans complexe ce que mange le peuple haïtien. Il vit comme vit le peuple et parle le créole avec une dextérité sans aucune condescendance. Il ne demande pas à Haïti de devenir l’Amérique. Et surtout, le fait qu'il jouit du pays cela suffit pour lui de devenir suspect, car jouir d'un pays semble réservé à ceux qui le dénigrent, et jamais à ceux qui le respectent.
Par contre, certains compatriotes en Haiti et dans la diaspora refusent que leurs enfants parlent le créole, et programment leur avenir sur plusieurs générations hors du pays et n’investissent rien en Haiti, mais ils trouvent encore l'audace et l’énergie morale pour juger un étranger qui, lui, a construit paisiblement un héritage local.
LES VRAIS DANGERS NE SONT JAMAIS INQUIÉTÉS
Chose certaine, les étrangers qui travaillent contre Haïti sont rarement questionnés ou soupçonnés. Ils distribuent des visas, des per diem et des contrats d’ONG, mais ils sont acceptés et honorés. En revanche, l’étranger qui respecte la culture haïtienne, s’intègre, bâtit et laisse une trace durable devient un suspect.
On se souvient pourtant d’un pasteur missionnaire à Limbé dans le Nord d’Haïti, qui, après plus de 30 ans, a laissé le musée Guayaba, l’un des rares à avoir conservé des objets culturels africains, indigènes et liés à l’esclavage. Combien de dirigeants « révolutionnaires » haitiens sont partis sans même laisser une latrine fonctionnelle ? Le scandale n’est pas que des étrangers aiment Haïti.
Par ricochet, le scandale, c’est que nous soupçonnons l’amour plus vite que la trahison parce qu'en Haïti, celui qui fuit est excusé, celui qui reste est ridiculisé et celui qui aime Haiti est un suspect. Et pourtant, Frère Joël est toujours là, calme, solide et en bonne santé. Un seul Frère Joël pour tout une Nation. Et c’est La Bonne Nouvelle.
Crédit: Amos CINCIR
Serviteur de l’Empire d’Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
1er Février 2026


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